Richard Tamone Lundi, 15 Septembre 2014 18:11
Le jeudi 04 septembre dernier, le ministre des Droits de l’homme et des Libertés publiques, Kalifa Gassama Diaby, a animé une conférence de presse. A cet effet, le chef du département des Droits de l’homme et des Libertés publiques est revenu sur ce qu’il a fait et ce qu’il compte faire au niveau de son ministère. Plusieurs sujets ont été débattus lors cette rencontre, dont l’épidémie Ebola, la réconciliation nationale, les violences, l’impunité…
Profitant de la circonstance, le ministre a rappelé que c’est en octobre 2012 que son ministère a été créé dans le souci, dit-il, pour le chef de l’Etat de pallier à l’une des défaillances du pays, qui n’a pas connu de culture démocratique. « Pour y arriver, j’ai l’obligation morale de mettre le doigt dans la plaie, non pas critiquer pour critiquer mais critiquer pour que ça change. C’est pourquoi pour conjurer le mal de l’injustice, de l’inégalité et de la violence, il me parait utile de dénoncer les tares du pays. La Guinée ira de l’avant lorsque le droit de tous sera respecté », a d’emblée laissé entendre le ministre des Droits de l’homme. Gassama Diaby, parlant du fonctionnement de son ministère, a fait savoir aux hommes de média que son département n’a pas reçu de budget d’investissement.
Selon lui, certains de ses cadres continuent de travailler après presque seize mois sans salaire. Mais, a-t-il ajouté en dépit de cet état de fait, personne n’est découragé. Gassama a sur les acquis de son département cité quelques actes posés.
« Nous avons réussi à former des journalistes, des élèves et des étudiants sur la notion des droits de l’homme, la mise en place d’un comité interministériel sur les droits humains, la médiation et la résolution de Genève sur la torture, à faire le monitoring dans des lieux de détention, la sensibilisation à l’intention des jeunes des partis politiques sur la non-violence, la tournée de prise de contact à Abidjan, Dakar et Ouagadougou, ainsi que la réunion de l’Union africaine à Addis-Abeba sur la justice », a-t-il dit.
Sur la même lancée, le ministre des Droits de l’homme a souligné qu’avec le délégué interministériel marocain, aujourd’hui il y a une écoute favorable concernant la situation des étudiants guinéens et de nos ressortissants résidents au Maroc.
« Très bientôt, mon ministère lancera une campagne nationale de sensibilisation, de débat et de discussion pour l’abolition de la peine de mort en Guinée », a-t-il annoncé, tout en promettant de se battre pour que la Guinée soit un pays respectueux des droits de l’homme.
L’autre sujet abordé, par le ministre Diaby est celui de sa prise de position, parfois, sur certains sujets qui animent la vie sociopolitique du pays. « Très souvent, quand le ministre ou le ministère des Droits de l’homme porte un regard critique sur la situation des droits humains en Guinée, il y a une polémique. On me critique de n’être pas solidaire du gouvernement.
A chaque fois que nous avons dénoncé, c’est pour nous comparer, non pas au passé mais plutôt à l’idéal… ». Il met un terme à son intervention, en appelant à tous les Guinéens à participer à la sensibilisation pour qu’enfin soit boutée hors du territoire guinéen l’épidémie à virus Ebola, qui continue son chemin désastreux.
Richard Tamone
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
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