Heinan Goba Jeudi, 11 Septembre 2014 18:54
Les autorités guinéennes n’ont pas encore jugé nécessaire de fermer les frontières du pays alors que l’épidémie d’Ebola circonscrite au troisième mois de son apparition revient à grands pas en provenance de la Sierra Léone et du Liberia. D’après le député de l’UGDD (Union guinéenne pour la démocratie et le développement) à l’Assemblée nationale, cela pourrait coûter au président Alpha Condé, des poursuites judiciaires.
En effet, a rappelé l’honorable Holomo Koni Kourouma, le mercredi 10 septembre, devant la presse, « l’article 15 de la Constitution guinéenne fait obligation au président de la République de protéger sa population contre tout ce qui peut compromettre son existence ». Rien qu’en refusant de fermer les frontières de la Guinée, le député se dit convaincu qu’Alpha Condé failli à son devoir. Il reste à savoir s’il y a des députés en Guinée pour intenter cette action.
Comme pour dire que cela n’est pas au programme, devant la presse au début de cette semaine, le président Condé a même ironisé sur la décision de son homologue Sénégalais de fermer les frontières de son pays. En disant que ce dernier oublie que lorsque les frontières sont fermées, les gens passent par les chantiers de brousse. Pour le député, cela est évident mais il y a au moins une diminution du nombre de personnes qui rentrent.
A ce sujet, l’honorable Koni Kourouma estime que l’Etat sénégalais contrairement à l’Etat guinéen est responsable. Ce qui d’ailleurs justifie d’après lui, la volonté de Macky Sall de traduire en justice l’étudiant guinéen qui a franchi les frontières de son pays en violant l’interdiction. Parce que, expliquera-t-il, « dans un Etat responsable, les lois sont faites pour être respectées ».
En plus de la fermeture des frontières, le député de l’UGDD a sollicité aussi le respect des dispositions légales de l’état d’urgence sanitaire et le renforcement du suivi des contacts.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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