Dimanche, 18 Septembre 2011 11:02
Cette allocution a été prononcée par l’ancien maire de la ville de New-York à l’occasion de la conférence de presse de soutien à la coalition pour la Justice et la Démocratie en Guinée
Mesdames et Messieurs de la presse, je suis ici aujourd'hui, avec l'espoir que vous nous permettrez de passer le mot sur les atrocités en Guinée, à un public aussi large que possible du bon peuple de cette ville (Ndt : de New York), et de partager, avec vous, notre plaidoyer pour une intervention au bénéfice du peuple de cette nation, pour mettre fin aux violations de ses droits civiques, de son développement économique, individuel et collectif. Mes chers amis, Mme Kadiatou Diallo et Norman Siegel, ont demandé mon aide pour mobiliser le soutien d'autres Américains ; je ne pouvais ne pas répondre.
Les quêtes des populations guinéennes pour mettre fin à la succession de systèmes répressifs et de dirigeants corrompus, depuis l’accession de leur pays à l'indépendance, il ya 50 ans, ont de tout temps été trahies. Les espoirs de ce peuple furent anéantis le Septembre 28, 2009 - le jour anniversaire de leur journée de l'indépendance nationale - quand 50.000 personnes se rassemblèrent dans la capitale Conakry pour protester contre le report continu des élections libres.
Les massacres et les crimes innommables qui furent perpétrés par l'armée guinéenne ont interpellé l’opinion mondiale et ont attiré l’attention sur le triste sort et les abus que subissent les populations de cette nation de 10 millions d’habitants. Nous espérons vivement contribuer à améliorer la prise de conscience du peuple américain sur cette situation, en dénonçant les atrocités du 28 Septembre et en insistant sur la sauvegarde du droit des guinéens d'élire leurs propres dirigeants. Nous demandons votre aide pour exhorter les populations de New York afin qu’elles se fassent l’écho de ce message liberté et de justice que défendent les représentants des États-Unis sur la scène internationale.
L’ambassadrice Susan Rice, en présidant le Conseil de sécurité des Nations unies, a exhorté les autorités de la Guinée à mettre fin à la violence, et pour (je cite): «... traduire les coupables en justice, libérer tous les prisonniers politiques, les leaders de l'opposition et toutes personnes qui souffrirait de déni de justice afin de permettre un retour rapide à la primauté du droit, de la démocratie et de l'ordre constitutionnel ... "
La Secrétaire d'État, Hillary Clinton a été consternée et indignée par les meurtres et les viols qu’elle a qualifiés de «vile violation des droits des populations de ce pays ... qui s'étaient rassemblés pour protester pacifiquement contre le pouvoir militaire." Elle est allée plus loin et a insisté pour que ceux qui ont autorisé telles actions - au compte du gouvernement – rendent le pouvoir et restitue au peuple le privilège de choisir ses dirigeants."
Le Secrétaire Général des Nations Unies a exhorté les autorités à respecter les droits fondamentaux des citoyens de la Guinée.
Le président (Ndt: Obama), dans son discours inaugural a interpellé le monde: "A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption et la tromperie et le musellement de la dissidence, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'histoire, mais que nous tendrons la main si vous êtes prêt à desserrer votre poing. "
Merci d'être venus, et merci pour le message que vous avez fait aux populations de New York. Que Dieu nous bénisse et garde notre foi.
Jeudi, 15 septembre 2011, State Office Building, à New York
Adam Clayton Powell Jr