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Les élections locales programmées pour la fin de l’année
Heinan Goba Mercredi, 27 Août 2014 20:18
Après avoir échoué à convaincre l’opposition « qu’elle est sur le bon chemin », la CENI (Commission électorale nationale indépendante) a invité les hommes de média ce mardi 26 août à une rencontre d’échanges. Espérant qu’à travers ces derniers, elle peut se faire comprendre par les partis politiques, particulièrement ceux de l’opposition qui sont très sceptiques.
Les thèmes étaient presque les mêmes : les dispositions des élections locales, la procédure de recrutement de l’opérateur technique international et l’expert chargé de l’implémentation des dispositions techniques des élections locales et les procédures d’installation des nouveaux démembrements.
Au cours de cette rencontre, la CENI a tenu à faire savoir, sans doute en réponse à l’opposition, que tout ce qu’elle fait est conforme à ce que la loi lui reconnaît. « La CENI est seule responsable de l’organisation des élections aux termes de la constitution », a martelé Pathé Dieng, directeur du département de la planification et du fichier électoral.
Pour Monsieur Dieng, « il ne peut y avoir de discorde entre la CENI et les partis politiques autour de l’organisation des élections. Il faudrait que tout le monde respecte sa surface de réparation ». Même si d’après lui, « il se passe que la CENI est en déphasage avec les désidératas des partis politiques ».
Le directeur du département de la planification et du fichier électoral a toutefois indiqué que le moment arrivera pour informer les partis politiques. D’ici là , la CENI va s’atteler à la correction du fichier. La « ligne de mire pour les locales étant la fin de l’année 2014 ». Parce qu’il n’est « pas question de coupler des élections en 2015 ».
Mais si Monsieur Dieng s’est montré pondéré, Ibrahima Kalil Kéita, un des vice-présidents de la Commission a été très catégorique : « Les partis politiques ne peuvent pas être associés à la démarche. Et nulle part, il n’est écrit que la CENI doit croiser les bras parce qu’un certain nombre de partis n’est pas d’avis avec elle. »
En conférence de presse, le porte-parole de l’opposition républicaine et président de l’UFC a répondu en ces termes : « Nous demandons seulement à la CENI un plus d’ouverture. Nous voulons simplement être informés de ce qu’elle fait. Nous sommes en politique. Et tout ce qui est fait à notre insu, on estime que c’est contre nous. »
Toutefois, d’après le directeur du département juridique et contentieux, Me Amadou Salif Kébé, « aucun opérateur n’a été choisi d’abord ». « Il y a eu chevauchement. On a seulement mis sur papier ce dont on a besoin de la part de l’opérateur. Nous ne pouvons pas aller à l’encontre de la loi », a-t-il fait savoir. En précisant que cette opération concerne la présidentielle de 2015.
Pour l’instant, après avoir rompu avec le couple Waymark-Sabari, d’après Me Amadou Salif Kébé, la CENI a contracté avec une société malienne. Cette société qui n’est que simple prestataire se chargera de l’implémentation du fichier au site central. Elle ne fera qu’élaborer une nouvelle cartographie électorale. En intégrant 627 nouveaux bureaux de vote, a-t-il précisé.
Sur la procédure d’installation des démembrements, Amadou Kaba, directeur du département démembrements a dit qu’après examen, il est ressorti qu’il faut renouveler les instances. Pour la simple raison qu’il faut des compétences à la base en prélude aux élections locales. Partant du fait que les élections locales sont différentes des autres élections du point de vue enjeu.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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