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Aboubacar Camara : « Makanéra a promis qu’il n’ira plus en justice »
Heinan Goba Mercredi, 27 Août 2014 15:29
La commission de veille de l’URTELGUI (Union des radios et télévisions libres de Guinée) s’est félicitée de « l’esprit d’ouverture du ministre de la Communication, Alhoussény Makanéra Kaké ». Une ouverture d’esprit qui a permis, d’après le président de cette commission, Aboubacar Camara, directeur général de la FAC Fm, ce lundi 25 août 2014, devant la presse, « le règlement à l’amiable du différend qui opposait le ministre à Djibril Camara, un journaliste de la télévision Espace. Ce, pendant qu’Alhoussény Makanéra Kaké était sur le point de trimbaler le journaliste en justice pour diffamation et injures ».
« Quand nous avons rencontré le ministre Kaké, après avoir pris langue avec Djibril et passé au crible tous les éléments incriminés, nous lui avons clairement dit qu’il avait raison. Sur toute la ligne, nous avons observé qu’il y a eu au cours du débat, une insulte à l’éthique et à la déontologie », a dit le président de la commission de veille de l’URTELGUI. Avant d’ajouter que « même le simple fait de dire que le président de la République a dit au ministre de fermer la gueule pourrait lui attirer la colère du chef de l’Etat ». Convaincu du fait que Djibril n’avait aucune preuve de ce qu’il a dit.
Aboubacar Camara qui a tenu à préciser que sa commission n’a pas été saisie par aucune des deux parties et que c’est dans le simple cadre de sa mission de veille qui consiste à surveiller les journalistes, les protéger, et les sécuriser, a rappelé aussi les vérités qu’ils n’ont pas cachées à Alhoussény Makanéra Kaké. « Nous lui avons dit que Djibril a commis une faute professionnelle mais que lui, en sa qualité de ministre, ne devrait pas dire ce qu’il a dit au cours de sa conférence de presse. Nous lui avons ainsi rappelé qu’il a commis une faute technique », a-t-il confié à la presse.
Le président de la commission de veille de l’URTELGUI qui avait à ses côté son homonyme Aboubacar Camara du groupe de presse GANGAN et Cheick Sadibou Ndoye, membres de la commission, a fait savoir qu’ils ont reconnu devant le ministre que la presse guinéenne est aujourd’hui ce qu’était hier, l’armée guinéenne. C'est-à -dire « un fourre-tout ». Mais quoique celui-ci ait promis de ne plus porter plainte, Aboubacar Camara dit qu’ils n’ont pas oublié de dire au ministre que le fait d’avoir parrainé un journaliste, comme il l’a fait avec Djibril et il le dit, était de nature à encourager la presse alimentaire. Et qu’il est important qu’il soit vigilant avec les journalistes. Partant du fait que « la répression est l’antithèse de la démocratie ».
Répondant aux journalistes inquiets de l’avenir de la liberté de la presse en Guinée, Monsieur Camara a dit : « On est libre en démocratie de s’exprimer. Mais pour ne pas avoir des soucis, il faudrait le faire dans le strict respect de la loi ». Et d’ajouter que « l’argument de la précarité pour justifier certaines dérives des journalistes ne tient pas ». En conseillant aux journalistes de chercher à avoir crédibilité qui est le premier des dix commandements en journalisme.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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Commentaires
Alpha ne se contente plus de mettre les mots dans ta bouche, il te maquille en jaune pour te presenter á la face du monde.
Nom de Dieu, c'est quoi ce pays ? L'URTELGUI aurait donc préféré "les courbettes democratiques" pour sauver leur collegue de la "justice anti-democratique"...Plus tard ils seront "surpris" que M.Makanera se comporte comme un mini-dictateur...Le combat pour la democratie s'est aussi d'accepter de se soumettre à la loi, notamment pour les institutions et organisations...Ç'aurait au moins l'utilité de rappeler au nouveau roi mediatique, qu'il n'est ni la loi ni souverain omnipotent








