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Zogota : deux ans après le massacre, aucune responsabilité située !
Heinan Goba Mardi, 05 Août 2014 21:26
Deux ans après le massacre de six personnes par des éléments des forces de défense et de sécurité dans le village de Zogota, l’ONG les Mêmes droits pour tous (MDT) dénonce la lenteur qui caractérise l’instruction de la plainte qu’elle a déposée devant le tribunal de première instance de N’Zérékoré. Et parle de politique de deux poids, deux mesures de la part du régime d’Alpha Condé, prompt à juger les dossiers qui l’intéressent.
Au cours d’une rencontre avec la presse, rencontre marquant la commémoration de ce massacre dans la préfecture de N’Zérékoré, le président de MDT, Maître Foromo Frédérick Loua, est revenu sur les difficultés qu’ils rencontrent depuis qu’ils ont décidé de contourner l’inertie du parquet. Notamment le refus des mis en cause de répondre aux convocations du juge en charge du dossier avant l’avis de leur hiérarchie, et celui du parquet d’exécuter les mandats.
Au regard de la gravité des faits et au vu du manque de volonté des autorités guinéennes de faire la lumière, Maître Foromo Frédérick a fait part de leur décision d’attraire la Guinée devant les instances judiciaires internationales. Dans la mesure où le pouvoir public guinéen persiste dans sa « volonté d’étouffer à tout prix cette situation affreuse ». Dénonçant au passage le fait que la destruction des biens pour laquelle il y a eu le massacre connaît un jugement.
S’exprimant à cette conférence, Maître Pépé Antoine Lamah, avocat à la cour et membre de MDT, a expliqué en quoi le massacre Zogota « est scandaleux, horrible et macabre ». D’après lui, « Zogota a été transformé en un champ de guerre » pendant la nuit du massacre. Et de reprendre les propos de son président : « C’est une situation affreuse que l’Etat guinéen veut à tout prix étouffer ». Avant de dénoncer la politique du pouvoir en place en matière de justice.
Invité à cette rencontre, Maître Thierno Souleymane Baldé, de l’IRDED (Institut de recherche en démocratie et Etat de droit) a fait savoir que l’impunité dont jouissent les auteurs de crime en Guinée est à l’origine du massacre de Zogota. Comme illustration, il a dit que « si Zogota avait été jugé, N’Zérékoré et Koulé n’auraient pas eu lieu ». Allusion au massacre intercommunautaire de l’année dernière. Il a demandé aux autorités de prendre leur disposition.
D’après l’avocat, « ce qui se passe en République centrafricaine et dans d’autres pays en guerre n’est rien d’autre que la conséquence de l’accumulation des frustrations ». « Ce qui se passe dans ces pays doit servir de leçon », a conclu celui qui aurait saisi le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies par rapport à d’autres crimes commis en Guinée.
Nouhan Traoré du Mouvement africain pour la défense des droits de l’homme et de la bonne gouvernance (AFRIDHO) a lui aussi demandé à l’Etat guinéen de prendre ses responsabilités en accomplissant son devoir de protection et de promotion des droits humains. Pour lui également, il y a un lien de parenté entre les différentes tragédies en Guinée. Et ce lien d’après lui, « c’est l’impunité qui a atteint son âge d’or en Guinée ».
«L’impunité est devenue un système de gouvernance en Guinée », a affirmé Nouhan Traoré. Avant d’avertir les autorités en place que « le dossier de Zogota fait partie des préoccupations de la communauté internationale ».
Alors qu’ils se battent pour des valeurs universelles, Maître Labila Michel Sonomou, présent à cette conférence de presse, s’est dit « inquiet qu’ils soient confondus à des hommes politiques lorsqu’ils dénoncent l’impunité en Guinée ». « Quoi qu’il en soit, nous n’allons pas baisser les bras », a-t-il promis. Et en effet, pour lui, « c’est un paradoxe qu’au temps d’Alpha Condé qui s’est battu pour des valeurs comme la démocratie, le respect des droits de l’homme, on assiste à de graves violations des droits humains ».
A rappeler que le massacre de Zogota dans la nuit du 03 au 04 août 2012 est intervenu suite à la répression d’une manifestation de villageois qui s’étaient attaqués aux installations de la brésilienne Vale. Dénonçant le clientélisme de cette société minière dans le recrutement de ses travailleurs.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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Commentaires
Et de surcroit celui qui a fomenté des coups bas pour prendre le pouvoir par la force sous Conté,piégé ses semblables opposants sous Dadis,organisé un mascarade electorale par le canal de son Konaté qui dit "il y avait des gens qui voulaient vaille que vaille que le sang coule afin de pouvoir profiter de la situation" avant de s'installer frauduleusement à Sekoutouréya.
Le silence du pouvoir de Conakry face aux crimes en dit long sur ce qu'est vraiment son chef en l'occurence AC.Meme le secret que cache la commission rogatoire depus le Burkina ne sera pas le dernier.
@Balde Gando exact suis ok avec le raisonnement
Quand un gouvernement est soucieux de rendre la justice, il ne laisse pas traîner des années durant des dossiers pendant devant les juridictions et cela quelque soit les raisons.
Les activistes de droits de l'homme doivent s'inspirer des démarches de l'avocate des deux cadres de BSGR, donc saisir les tribunaux supranationaux.
Ne comptez pas sur ce gouvernement ethno criminel pour faire avancer les enquêtes criminels en Guinée
Raison pour laquelle ces organisations de défense des droits de l’Homme devraient porter toutes ces affaires, face au déni de justice chez nous, devant la Cour de la CEDEAO ou la Cour africaine. Il n y a rien que ce régime craint plus qu’une condamnation d’une cour supranationale. Car apparemment son image à l’extérieur lui est plus importante que l’état de ses citoyens. Alors il faut déplacer les sujets là -bas ! Le pays du « premier président démocratiquement élu », opposant historique, épinglé par la justice internationale pour violations graves des droits de l’Homme et pour déni de justice serait Le Grand Accident pour AC !
Vous vous souviendrez peut-être des 2 employés de BSGR, MM. Bangoura et Touré, emprisonnés en violation de la procédure. On refusait même à M. Bangoura, gravement malade, des soins sanitaires appropriés. Tous les arguments juridiques et prières sont restés vains. Leurs avocats (dont une française venue spécialement pour ce cas), face à ce déni de justice, ont déposé officiellement la première plainte contre l’état guinéen auprès de la Cour de la CEDEAO pour détention arbitraire, pour violation du droit en recours effectif, pour violation du principe d'indépendance de la justice, pour violation du principe de l'égalité des armes et du principe du contradictoire et enfin pour traitement inhumain et dégradant. Et figurez-vous, M. Bangoura a d’abord été immédiatement admis à l’hôpital. Puis, dans les brefs délais, tous les 2 ont bénéficié d’une liberté « provisoire »!
C’est le chemin à suivre ! Il faut forcer l’Etat à respecter le droit ! Et si cela passe par une juridiction internationale, il ne faudrait pas hésiter un seul instant. Cela pousserait ce gouvernement à s’attaquer à l’impunité. Ainsi les prochains gouvernements suivront. Comme souhaité par Youssouf !
Ne comptez pas sur ce gouvernement ethno criminel pour faire avancer les enquêtes criminels en Guinée
Raison pour laquelle ces organisations de défense des droits de l’Homme devraient porter toutes ces affaires, face au déni de justice chez nous, devant la Cour de la CEDEAO ou la Cour africaine. Il n y a rien que ce régime craint plus qu’une condamnation d’une cour supranationale. Car apparemment son image à l’extérieur lui est plus importante que l’état de ses citoyens. Alors il faut déplacer les sujets là -bas ! Le pays du « premier président démocratiquement élu » épinglé par la justice internationale serait une horreur !
Vous vous souviendrez peut-être des 2 employés de BSGR, MM. Bangoura et Touré, emprisonnés en violation de la procédure. On refusait même à M. Bangoura, gravement malade, des soins sanitaires appropriés. Tous les arguments juridiques et prières sont restés vains. Leurs avocats (dont une française venue spécialement pour ce cas), face à ce déni de justice, ont déposé officiellement la première plainte contre l’état guinéen auprès de la Cour de la CEDEAO pour détention arbitraire, pour violation du droit en recours effectif, pour violation du principe d'indépendance de la justice, pour violation du principe de l'égalité des armes et du principe du contradictoire et enfin pour traitement inhumain et dégradant. Et figurez-vous, M. Bangoura a d’abord été admis à l’hôpital. Puis tous les 2 ont bénéficié d’une liberté « provisoire » ! C’est le chemin à suivre ! Il faut forcer l’état à respecter le droit ! Et si cela passe par une juridiction internationale, il ne faudrait pas hésiter un seul instant. Cela pousserait ce gouvernement à s’attaquer à l’impunité. Ainsi les prochains gouvernements suivront. Comme souhaité par Youssouf !
Quand l`etat s`attaque a sa population.... .
Zoghota restera pour toujours dans nos memoires.
Apres Camp Boiro...c`est zoghota.
Zoghota``licence to kill``delivered by the governement of Guinee(Conakry)``
RIP RIP.
On sait ce qu'il pense des peuls, les mots sont insuffisants pour les designer.
Alors quand du peul ou du "forestier" meurt, ce n'est que de la satisfaction pour lui et promotion pour les bourreaux. Quoi qu'on dise la foret n'a pas voté pour alfa lors des dernières législatives. Les scores ont toujours été partagé en foret.
Pour cela les crimes de sang continueront en Foret et dans les quartiers peuls à Conakry. Et aucune enquête ne sera ouverte ou n'aboutira. C'est sa façon de punir ses opposants ! Il faut en tuer le maximum avent les échéances électorales !
Rien et strictement Rien.
En 2010 sur france24 Alpha disait que les forestiers sont des mangeurs de singe et buveurs de sang. La suite logique c'est "Zogota".
Justice en guinée ? mon oeil !








