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Pouvoir-opposition : des révélations autour du fameux accord du 3 juillet

Richard Tamone  Lundi, 04 Août 2014 17:49

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DORE_Jean_Marie_13_01Les accords du 3 juillet ne finissent pas de faire parler d’eux. C’est le moins qu’on puisse écrire. Jean Marie Doré, leader de l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG), a laissé entendre qu’en réalité il n’y avait pas eu d’accord sur Waymark, lors de la médiation menée par le représentant des Nations Unis M. Saïd Djinnit, entre la mouvance et l’opposition. Soulignant que le gouvernement n’avait en ce moment pas d’argument pour soutenir l’opérateur sud-africain, mais que certains éléments de l’opposition se sont laissé berner.

« Si vous avez suivi l’actualité, il y a quelques mois, vous avez vu que j’avais fait une déclaration concernant ce fameux document. Il n’y a pas eu en réalité d’accord sur Waymark », a déclaré le président de l’UPG, au cours d’un entretien accordé à notre journal. Il rappelle qu’ils étaient dans la salle des Actes du Palais du peuple, pour imposer au gouvernement que Waymark ne participe plus au développement du processus électoral qui devait conduire aux élections législatives. « Le gouvernement n’avait plus d’arguments pour refuser la solution que nous préconisions. C’est à ce moment que certains éléments de l’opposition ont prétendu avoir des assurances qu’en 2015, Waymark ne serait plus dans le paysage politique guinéen, qu’on prendrait ensemble un nouvel opérateur technique », a indiqué le député de l’UPG. Lequel a déploré cette situation, qui lui paraissait absurde, selon lui, celui qui avait promis n’ayant pas mandat de promettre. De l’avis de l’honorable Doré, c’était un fonctionnaire qui avait besoin du résultat pour la mission pour laquelle on l’avait envoyé et qui faisait des promesses de gauche à droite pour obtenir enfin que les partis politiques se joignent aux partis de la mouvance pour aller aux élections. « C’est tout, j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour expliquer ça. Les journaux sont remplis de ce que j’ai dit ce jour-là. Ils n’ont pas voulu et la question a été renvoyée à une annexe. Qui n’était pas à mon avis une acceptation formelle. C’est sur ça que joue le gouvernement aujourd’hui, à bon droit », a-t-il affirmé.

« Monsieur Saïd Djinnit n’a produit aucun papier attestant que la promesse qu’il a faite à un leader politique était assortie aussi de l’engagement du gouvernement. Et cette promesse-là ne figure pas dans le corps de l’accord. C’est renvoyé parmi les questions à examiner plus tard dans une annexe », a soutenu Jean-Marie Doré.

Puis de poursuivre en affirmant en substance que pour aller à la guerre, il faut recenser ses armes et ses alliances et être prêt. Ne pas se mentir à soi-même : « aujourd’hui, l’opposition est responsable de sa propre déconvenue», a-t-il lâché.

A la question d’avoir son avis sur la manifestation qu’avait programmée l’opposition, l’honorable Jean-Marie Doré a déclaré que c’est parfaitement leur droit et que, s’il y a casse, c’est à elle et le gouvernement de voir pourquoi il y a eu la casse.


Richard Tamone
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


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