Imprimer

Affaire 28 septembre 2009 : la démarche de Konaté suscite la controverse

Richard Tamone  Lundi, 04 Août 2014 17:19

Facebook

 

KONATE_Sekouba_10_01Le dépôt d’une liste de présumés auteurs des événements du 28 septembre 2009 à la Cour pénale internationale par le général Sékouba Konaté, suscite la controverse. Et certaines voix s’élèvent pour critiquer la démarche.

Le fait que le général Sékouba Konaté ait choisi de porter une liste de présumés auteurs et commanditaires des massacres du 28 septembre auprès de la Cour pénale internationale (CPI), donne lieu à des commentaires dans la cité. Les ONG de défense des droits humains comme la RADDHO Guinée, ne sont pas en reste parmi les réactions enregistrées à ce sujet. Cette dernière a plutôt émis des réserves sur les motivations qui sous-tendent cette démarche de Konaté. Sur cet empressement à charger ses anciens collaborateurs. Lui, qui, en tant que ministre de la Défense au moment des faits, n’avait rien fait pour empêcher ces massacres qui ont fait 157 morts, selon un rapport des Nations Unies.

Jean-Marie Doré, qui a commenté cette démarche de Konaté, s’est gardé d’émettre toutefois son avis. Il s’est contenté de dire à propos de Dadis Camara que «  le fait de l’interroger ne veut pas dire qu’il est coupable ». L’ancien Premier ministre de la transition reconnaît cependant que la justice a le devoir de chercher à savoir si les implications diverses dans le public reposent sur des données de faits. C’est cela le but de l’interrogatoire, dit-il. Dans la même lancée, évoquant le cas de la fameuse liste des présumés auteurs et commanditaires des évènements du 28 septembre que se targue l’ancien président de la transition d’avoir déposée à la CPI, Doré a tout simplement déclaré que ce dernier était son chef direct, et que de ce fait, il n’est pas en mesure de porter un jugement de valeur sur lui. « Je n’ai pas le droit de porter un jugement de valeur sur lui. S’il a estimé bon de déposer la liste, c’est son droit. J’étais son Premier ministre, chef de gouvernement, je n’ai pas le droit de porter un jugement de valeur sur un acte que le président par intérim a pris en connaissance de cause. Il appartient aux autorités devant lesquelles il a déposé cette liste de dire le droit, si cette liste est recevable ou non. Si elle apporte quelque chose à la compréhension des évènements du 28 septembre ou non. Mais ce n’est pas à moi de porter un jugement de valeur sur les actes du général Sékouba Konaté, je ne le ferai pas », a sèchement répondu l’ancien Premier de la transition Jean-Marie Doré, au micro de notre reporter.


Richard Tamone
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu


AAA_logo_guineeactu_article

 

Facebook