Heinan Goba Mercredi, 30 Juillet 2014 16:54
Suite à un drame survenu en décembre dernier à la plage de Lambanyi dans la banlieue de Conakry, l’ancien gouverneur de la ville, le commandant Sékou Resco Camara, avait décidé la fermeture de toutes les plages. Allant jusqu’à étendre son autorité sur les autres régions. L’ancien gouverneur motivait sa décision par le manque de sécurité sur les plages.
Il n’en fallait pas plus pour que le gouverneur, déjà désavoué par ceux qui l’accusaient d’être dictateur et violent, s’attire des foudres. Les opérateurs culturels touchés par l’interdiction n’avaient pas hésité à parler d’abus de pouvoir. Pour eux, au lieu d’interdire les plages, Resco aurait dû assurer leur sécurité. Oubliant que c’était pour éviter des pertes en vies humaines inutilement.
Comme pour plaire à la population, son successeur n’a pas trouvé mieux que de suivre ses détracteurs. Même si, sous la pression des opérateurs culturels, ce dernier avait renoncé à l’application de sa décision. Et arriva ce mardi noir avec plus de 30 morts, sur une autre plage de la même commune de Ratoma. Des morts suite à une bousculade.
Sept mois seulement après le drame de Lambanyi qui n’a fait que six morts, peut-on donner raison à Resco Camara ? Les enquêtes demandées au procureur de Dixinn, si elles aboutissent, nous édifieront.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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