Compaoré chez Alpha : le sort de Dadis au menu des échanges

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COMPAORE_Blaise_2_01Le chef de l’Etat burkinabé Blaise Compaoré doit effectuer une visite ce jeudi 17 juillet 2014 à Conakry. Cette visite de travail et d’amitié de 48 heures sera certainement mise à profit avec son homologue Alpha Condé pour évoquer le sort du capitaine Dadis Camara, ex-chef de la junte militaire, que la justice guinéenne doit entendre dans le cadre des massacres du 28 septembre.

La venue de Compaoré à Conakry se situe dans le cadre du « renforcement des liens d’amitié et de fraternité existant entre la Guinée et le Burkina Faso Â». C’est du moins la version officielle fournie par la présidence de la République. Mais certaines indiscrétions révèlent que le voyage de Blaise Compaoré doit porter sur quelques dossiers dont celui de Moussa Dadis Camara, ex-chef de la junte, qui coule des jours heureux au Faso, pour des raisons de convalescence. C’est après avoir essuyé des blessures émanant des tirs de son ancien aide de camp « Toumba Â» Diakité, suite à une altercation survenue le 3 décembre 2009, que Dadis, une fois soigné au Maroc, a été orienté sur Ouagadougou. Depuis cette époque, son retour au bercail demeure un mystère. L’heure a-t-elle enfin sonné pour le retour d’exil du capitaine ? La venue de Compaoré à Conakry pourra certainement nous éclairer. Car la pression se fait de plus en plus grandissante sur le traitement réservé au dossier relatif aux massacres du 28 septembre. Des ONG de défense des droits humains dont la FIDH, Human Rights Watch et Amnesty International réclament toutes, la diligence de l’affaire. Sans oublier la pression exercée par la Cour pénale internationale (CPI) sur les autorités guinéennes. La Guinée a promis de faire la lumière sur ces massacres. Pour cela, il faudra auditionner les chefs militaires au moment des faits, dont en premier Dadis Camara. En plus du cas Dadis, Alpha et Blaise devront aussi effleurer des questions relatives à la sécurité dans la sous-région, notamment pour ce qui est de « la menace terroriste qui sévit dans la zone, ainsi que la circulation des armes légères Â», et d’autres points liés aux échanges entre les deux pays, en termes de développement. A cela il faut ajouter la situation politique de leurs deux pays, où la tension entre pouvoir et opposition devient de plus en plus vive. Il faut rappeler que le président Blaise Compaoré a joué le rôle de médiateur dans la crise guinéenne, durant la transition en 2010. Il avait à l’époque réussi à arrondir les angles, pour parvenir à l’organisation de l’élection présidentielle durant la même année.


Aliou Sow
L’indépendant, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+1 #10 Gandhi 20-07-2014 22:13

Citation en provenance du commentaire précédent de amadusdialamba:
je souhaite qu’avec sa ligne de pêche et dans sa lenteur, la CPI arrive un jour à attraper un des gros poissons responsables du massacre de Douékoué en Conte d’Ivoire et qu’elle parvienne aussi un autre jour à appréhender au moins un poisson responsable de la tragédie du 28 septembre 2009 avant que les preuves ne disparaissent définitivement.

Entièrement d'accord avec AOT.
Pour la CI, c'est le gouvernement qui a mandaté la CPI. Il suffit que des pro Gbagbo reprennent le pouvoir et des innocents d'aujourd'hui deviendront des coupables demain.
En Guinée, la CPI passera l'année prochaine en mode action, puisque la Guinée n'avance pas.
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+1 #9 amadusdialamba 20-07-2014 19:55

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
La aussi mon frère je ne suis pas d'accord avec toi pour les raisons suivantes:
- la CPI ne juge pas des Etats mais des criminels : juger Gbagbo n'est pas juger la CI, ni juger Taylor pour le Liberia. Si elle condamne Dadis et ses potes je ne me sentirais pas condamné, au contraire.
Un criminel doit être condamné par une justice équitable et si nos dictatures locales refusent de le faire alors que des étrangers le fassent pour nous.
- Il ne faut pas se mettre du coté du club des dictateurs africains (UA) qui ne pensent qu'a eux-mêmes en crachant sur la CPI. Si eux la déteste, toutes leurs victimes devraient l'adorer.
- Il n'est pas du rôle de la CPI de juger tous les criminels d'un pays comme en CI. Elle doit en choisir 1 ou 2 les plus représentatifs pour donner un signal très forts a tous les chefs suivants sur la fin de leur immunité a vie. Ensuite une fois les 1e monstres tombés c'est aux justices nationales de continuer le boulot et ce sera progressivement le cas au fur et a mesure que nous aurons de moins en moins de dictateurs au sommet de nos pays.
- Le cas des anciens rebelles n'est pas totalement exclus par la CPI - au contraire. Mais comme on dit : on pêche les poissons a la ligne un a la fois. La justice internationale n'est jamais aussi pressé que nous les pauvres humains....

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
La aussi mon frère je ne suis pas d'accord avec toi pour les raisons suivantes:
- la CPI ne juge pas des Etats mais des criminels : juger Gbagbo n'est pas juger la CI, ni juger Taylor pour le Liberia. Si elle condamne Dadis et ses potes je ne me sentirais pas condamné, au contraire.
Un criminel doit être condamné par une justice équitable et si nos dictatures locales refusent de le faire alors que des étrangers le fassent pour nous.
- Il ne faut pas se mettre du coté du club des dictateurs africains (UA) qui ne pensent qu'a eux-mêmes en crachant sur la CPI. Si eux la déteste, toutes leurs victimes devraient l'adorer.
- Il n'est pas du rôle de la CPI de juger tous les criminels d'un pays comme en CI. Elle doit en choisir 1 ou 2 les plus représentatifs pour donner un signal très forts a tous les chefs suivants sur la fin de leur immunité a vie. Ensuite une fois les 1e monstres tombés c'est aux justices nationales de continuer le boulot et ce sera progressivement le cas au fur et a mesure que nous aurons de moins en moins de dictateurs au sommet de nos pays.
- Le cas des anciens rebelles n'est pas totalement exclus par la CPI - au contraire. Mais comme on dit : on pêche les poissons a la ligne un a la fois. La justice internationale n'est jamais aussi pressé que nous les pauvres humains....

D’accord mon frère, je consens. Seulement je souhaite qu’avec sa ligne de pêche et dans sa lenteur, la CPI arrive un jour à attraper un des gros poissons responsables du massacre de Douékoué en Conte d’Ivoire et qu’elle parvienne aussi un autre jour à appréhender au moins un poisson responsable de la tragédie du 28 septembre 2009 avant que les preuves ne disparaissent définitivement.
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-2 #8 A.O.T. Diallo 20-07-2014 18:18

Citation en provenance du commentaire précédent de amadusdialamba:
Moi je ne me fis pas trop à cette fameuse CPI (Cour ‘’Pénaalés’’ Internationales). Car pour moi, elle est entièrement partisane. En côte d’ivoire par exemple, trois ans après les violences poste électorales, à part les partisans de Gbagbo, aucun élément d’Alassane Ouattara n’a été inquiété ni par la justice ivoirienne encore moins par cette Cour de ‘’Pénaalés’’. Pourtant le monde entier a été témoin des atrocités de Douékoué mais les auteurs courent toujours parce qu’ils sont du camp privilégié. En Guinée, bientôt 6 ans depuis que la bande des soldats du CNDD ont tué et violé, mais jusqu’à présent aucun auteur n’a été inquiété. Au contraire, certains d’entre eux sont récompensés par des hauts postes de responsabilité qu’ils occupent toujours. Cela tout simplement pour ne pas fragiliger le pouvoir en place.

La aussi mon frère je ne suis pas d'accord avec toi pour les raisons suivantes:
- la CPI ne juge pas des Etats mais des criminels : juger Gbagbo n'est pas juger la CI, ni juger Taylor pour le Liberia. Si elle condamne Dadis et ses potes je ne me sentirais pas condamné, au contraire.
Un criminel doit être condamné par une justice équitable et si nos dictatures locales refusent de le faire alors que des étrangers le fassent pour nous.
- Il ne faut pas se mettre du coté du club des dictateurs africains (UA) qui ne pensent qu'a eux-mêmes en crachant sur la CPI. Si eux la déteste, toutes leurs victimes devraient l'adorer.
- Il n'est pas du rôle de la CPI de juger tous les criminels d'un pays comme en CI. Elle doit en choisir 1 ou 2 les plus représentatifs pour donner un signal très forts a tous les chefs suivants sur la fin de leur immunité a vie. Ensuite une fois les 1e monstres tombés c'est aux justices nationales de continuer le boulot et ce sera progressivement le cas au fur et a mesure que nous aurons de moins en moins de dictateurs au sommet de nos pays.
- Le cas des anciens rebelles n'est pas totalement exclus par la CPI - au contraire. Mais comme on dit : on pêche les poissons a la ligne un a la fois. La justice internationale n'est jamais aussi pressé que nous les pauvres humains....
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+3 #7 Youssouf Bangoura 20-07-2014 16:39

amadousdialamba, la CPI a pour rôle de juger uniquement les chefs d'Etat qui n'obéissent pas les " maîtres du monde " . Fatou, La petite gambienne, est une marionnette, d'ailleurs, elle a été mise à ce poste pour qu'on ne dise pas que c'est la justice des blancs . Juste pour faire comprendre aux naïfs que c'est une africaine qui juge les " criminels " africains . Ni Ouattara, ni Soro et aucun de leurs partisans ne sera ni arrêté et ni jugé par cette marionnette gambienne .
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+2 #6 Sény 20-07-2014 12:07

"Vive l'amitié Guinéo Burkina Fasso" Professeur Alpha Condé. no comment!!!
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-1 #5 amadusdialamba 19-07-2014 23:41

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Jusqu’à preuve du contraire le but principal de cette visite était le cas de la patate chaude Dadis camara: la CPI met depuis mars une pression énorme pour juger les crimes du 28 sept surtout qu'elle a 2 témoins a charge prêts a tout déballer en échange de circonstances atténuantes : Konate et Toumba.
C'est exactement la même technique utilisé pour condamner les miliciens criminels congolais, libériens, soudanais et kényans jugés précédemment.
Et puis cette pauvre CPI doit bien travailler quand même : il ne lui reste plus que Gbagbo, El Bechir et Kenyatta étant intouchables pour quelques années encore...

Moi je ne me fis pas trop à cette fameuse CPI (Cour ‘’Pénaalés’’ Internationales). Car pour moi, elle est entièrement partisane. En côte d’ivoire par exemple, trois ans après les violences poste électorales, à part les partisans de Gbagbo, aucun élément d’Alassane Ouattara n’a été inquiété ni par la justice ivoirienne encore moins par cette Cour de ‘’Pénaalés’’. Pourtant le monde entier a été témoin des atrocités de Douékoué mais les auteurs courent toujours parce qu’ils sont du camp privilégié. En Guinée, bientôt 6 ans depuis que la bande des soldats du CNDD ont tué et violé, mais jusqu’à présent aucun auteur n’a été inquiété. Au contraire, certains d’entre eux sont récompensés par des hauts postes de responsabilité qu’ils occupent toujours. Cela tout simplement pour ne pas fragiliger le pouvoir en place.
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0 #4 A.O.T. Diallo 19-07-2014 18:05

Jusqu’à preuve du contraire le but principal de cette visite était le cas de la patate chaude Dadis camara: la CPI met depuis mars une pression énorme pour juger les crimes du 28 sept surtout qu'elle a 2 témoins a charge prêts a tout déballer en échange de circonstances atténuantes : Konate et Toumba.
C'est exactement la même technique utilisé pour condamner les miliciens criminels congolais, libériens, soudanais et kényans jugés précédemment.
Et puis cette pauvre CPI doit bien travailler quand même : il ne lui reste plus que Gbagbo, El Bechir et Kenyatta étant intouchables pour quelques années encore...
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+2 #3 amadusdialamba 18-07-2014 20:18

Au lieu de ranger ses effets et quitter paisiblement le fauteuil qu’il a occupé suite à un bain de sang sans précédent, en éliminant l’un des jeunes présidents africains le plus brillant, il préfère se faire déguerpir manu militari. C’est pourquoi, Blaise cherche des alliés pour l’aider à forcer encore la situation dans son pays. Malheureusement pour lui, sa première visite tombe sur cet allié moins fréquentable qui est aussi très décrié actuellement dans son propre pays. Ce trouble-fait de l’Afrique de l’Ouest n’a qu’à savoir que son temps est fini. Ce nostalgique oublie que le monde entier a encore en mémoire les circonstances tragiques de sa prise du pouvoir, émaillées d’une abominable tragédie humaine, avec à la clé l’impitoyable élimination physique de son propre ami, feu Tomas Sankara. Les guinéens aussi n’oublieront jamais le rôle dévastateur que ce Monsieur a joué en 2010 dans le cadre l’imposition de son compatriote à la Guinée. Mais un légendaire chanteur ivoirien avait dit une fois, dans une de ses recettes, (Alpha Blondin) que celui qui règne par les armes périra par elles. Blaise a semé du sang, il récoltera des os.
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+2 #2 A.O.T. Diallo 18-07-2014 18:06

mr Sow vous avez oublié 2 points a l'ordre du jour de leur rencontre :
- Comment bruler tous les journalistes qui fouillent en détail dans vos magouilles.
- Comment modifier la constitution pour devenir président a vie.
Une vraie rencontre du donner et du recevoir...
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+4 #1 Mahmoud 18-07-2014 11:07

Vive ceux que Hollande n'a pas daigné voir lors de sa tournée africaine. Des parias ???
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