Conakry : un journaliste agressé à nouveau par des gendarmes

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Maison_presse_Conakry_01D’après un communiqué de la Maison de la presse de Guinée, le directeur de publication du journal le Fouineur et du site guineesudinfo.com a été agressé par des gendarmes ce mercredi 16 juillet 2014 aux environs de 09 heures à Coléah Lanséboundji, à quelques mètres de la Maison de la presse.

Joseph Siba Guilavogui s'est intéressé au déguerpissement auquel procédaient des éléments de la gendarmerie nationale et a été aussitôt pris à partie et brutalisé par ces derniers. Ses vêtements ont été déchirés et il s'est retrouvé torse nu. Il dit avoir perdu son téléphone portable.

Aux dernières nouvelles, le Haut commandant de la gendarmerie, directeur de la Justice militaire, informé de cette agression sur la personne du journaliste, a envoyé ses hommes le chercher. Pour des explications ou pour des excuses ? Difficile pour le moment de le savoir.

Toutefois pour la petite histoire, il faut retenir que le différend entre la presse et la gendarmerie guinéenne suite à l’agression de Kounkou Mara, alors journaliste au groupe Lynx-Lance, par des gendarmes a trouvé un règlement suite aux excuses de la gendarmerie et le payement de cinq millions de francs guinéens.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
+3 #2 A.O.T. Diallo 17-07-2014 19:31

Citation en provenance du commentaire précédent de amadusdialamba:
Pour mettre définitivement fins à l’excès de zèle de ces agents des forces de l’ordre, il faut sanctionner les auteurs de ces barbaries en personne. Ils doivent savoir qu’en cas d’excès, ils seront exposés à des lourdes sanctions et d’amendes records et que personne n’est au-dessus de la loi. Les chefs de la gendarmerie nationale ainsi que les responsables des hauts commandements des autres corps doivent refuser de protéger ces brebis galeuses. Je trouve salutaire le règlement à l’amiable de l’Affaire Kounkou Mara par la gendarmerie, mais cela ne suffit pas pour dissuader les malpolis. Dite à ces profanes qu’il n’y a pas d’opérations engageant l’Etat (donc concernant les citoyens) où le reportage des braves journalistes est interdit. Ces reportages peuvent servir de témoignages irréfutables en cas de besoin. Peut-être pour de raisons stratégiques ou de sensibilité des sujets, ces reportages peuvent être interdits de diffusions ou classé confidentiels, mais pas altérés ou détruits.

Mon frère, la solution ne se trouve pas dans tes propositions ci-dessus : j'ai eu affaire une fois a une bande d'entre eux et quand je leur ai dit ce que tu dis cela ils ont bien rigolé et m'ont répondu : on s'en fout, en tout cas on t'aura bien cassé la gueule et déchiré tes habits et après cela nous n'aurons rien.
Il n'y a que 2 solutions réelles a ces virus eboliques : mettre tous les gones a la porte (soit 90%) et que leurs chefs montrent l'exemple de la probité et de l’étique.
Et pour cela rien n'est envisagé a l'horizon pour le moment....
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+3 #1 amadusdialamba 17-07-2014 00:23

Pour mettre définitivement fins à l’excès de zèle de ces agents des forces de l’ordre, il faut sanctionner les auteurs de ces barbaries en personne. Ils doivent savoir qu’en cas d’excès, ils seront exposés à des lourdes sanctions et d’amendes records et que personne n’est au-dessus de la loi. Les chefs de la gendarmerie nationale ainsi que les responsables des hauts commandements des autres corps doivent refuser de protéger ces brebis galeuses. Je trouve salutaire le règlement à l’amiable de l’Affaire Kounkou Mara par la gendarmerie, mais cela ne suffit pas pour dissuader les malpolis. Dite à ces profanes qu’il n’y a pas d’opérations engageant l’Etat (donc concernant les citoyens) où le reportage des braves journalistes est interdit. Ces reportages peuvent servir de témoignages irréfutables en cas de besoin. Peut-être pour de raisons stratégiques ou de sensibilité des sujets, ces reportages peuvent être interdits de diffusions ou classé confidentiels, mais pas altérés ou détruits.
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