Heinan Goba Mardi, 15 Juillet 2014 15:49
Alors que la presse s’attendait à être informée sur la correction des anomalies sur le fichier électoral, le samedi 12 juillet, la Commission électorale nationale indépendante (CENI), contre toute attente, lui a fait part des problèmes qui l’assailliraient. En effet, d’après l’organe en charge des élections politiques et référendaires en Guinée, des contraintes de plusieurs natures s’opposent à elle dans la conduite de ses opérations ; donc à l’organisation des prochaines élections.
D’abord, aux dires de son directeur des planifications, Pathé Dieng, la CENI n’a pas obtenu le financement complet de ses activités. Sur les 31 millions de dollars de budget, elle n’en a obtenu que 18. Il reste donc 13 millions à mobiliser pour mener toutes les opérations électorales à terme. En plus de cela, la CENI invoque des obstacles qui seraient d’ordre politique, humain, voire sociologique.
Précisant que la CENI n’est pas maître d’ouvrage mais maître d’œuvre des élections, Pathé Dieng a demandé aux politiques de s’entendre pour rendre possible l’organisation des élections. Ce qui peut favoriser la mobilisation des 13 milliards de francs guinéens restants. Mais ce qui est paradoxale est que la CENI menait des activités pendant que les politiques n’étaient pas d’accords.
De qui se moque alors la CENI ? Pourquoi est-ce maintenant qu’elle fait part de ses difficultés et demande aux politiques de parler d’une même voix ? Même si elle se refuse de le dire, il apparaît que la CENI s’est à nouveau compliqué la tâche. Et pour ne pas jouer sur sa crédibilité, elle veut rendre les politiques responsables. Surtout que ces derniers ne s’entendent pas en dépit de l’acceptation des uns et des autres à dialoguer.
Les politiques ont donc intérêt à être prudent.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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