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Suite aux cas de fraudes lors des examens scolaires, la CODH exige le départ du ministre Ibrahima Kourouma

Heinan Goba  Mercredi, 09 Juillet 2014 16:33

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KOUROUMA_Ibrahima_01Les cas de fraude constatés lors des différents examens, particulièrement pendant les épreuves du baccalauréat unique, font toujours couler beaucoup de larmes et de salive. Pendant que certains demandent l’annulation pure et simple de ces épreuves, d’autres exigent carrément la démission du ministre de l’Enseignement pré-universitaire, Ibrahima Kourouma. C’est le cas de la Coordination des organisations de défense des droits de l’homme (CODH).

Pour la CODH, la fraude massive qui a entaché le déroulement des examens de fin d’année 2014 est la preuve de la mauvaise gestion du système éducatif guinéen par Ibrahima Kourouma. Il doit donc partir pour que les tares comme la corruption, qui sont à la base de la fuite des sujets, s’arrêtent, estime Ousmane Balaya Diallo, du Forum civil, membre de la CODH.

Dans une tribune publiée cette semaine, l’hebdomadaire Le Démocrate souligne pour sa part que « le ministre cherche des boucs émissaires pour justifier ces fuites d’épreuves ». Pourtant, poursuit le journal, « ces fuites ont ôté toute légitimité à ces examens en montrant les limites du ministre Kourouma. Ce, malgré le tintamarre qui entoure chacune de ses sorties relatives à la rigueur qu’il dit avoir cultivée dans le monde scolaire. »

Pour toutes ces raisons, en plus du départ de l’actuel ministre de l’Enseignement pré-universitaire, la CODH demande l’ouverture d’une enquête afin de situer individuellement les responsabilités et que les coupables écopent des sanctions qu’ils méritent. Pour la CODH, le slogan « tolérance zéro » ne doit pas s’appliquer seulement aux candidats. Il doit l’être aussi pour tous ceux qui s’opposent à la qualification du système éducatif guinéen


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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