La Guinée à nouveau plaque tournante du trafic de drogue en Afrique de l’ouest ?

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Observatoire_guineen_des_drogues_01La journée internationale de la lutte contre la drogue et la toxicomanie a été célébrée ce jeudi 26 juin à travers le monde entier. L’occasion a été mise à profit par l’Observatoire guinéen des drogues et de la toxicomanie pour débattre avec la presse de l’insuffisance des actions des pouvoirs publics dans la lutte contre la drogue en Guinée. Une insuffisance d’actions qui a valu à notre pays avant l’avènement du CNDD, le qualificatif de plaque tournante du trafic de drogue en Afrique de l’ouest.

Selon un rapport de l’ONU sur la drogue et le crime organisé cité par Aboubacar Sidiki Diakité, juriste au service de l’Observatoire guinéen des drogues et de la toxicomanie, « 200 millions de personnes consomment de la drogue à travers le monde. 25 millions de personnes souffrent d’une dépression mentale suite à la consommation de drogue. Plus de la moitié de ces malades meurt. Et les plus exposés sont les jeunes Â».

La Guinée étant un pays convoité par les trafiquants de drogue à cause de sa large façade maritime et ses nombreuses frontières terrestres, ne devrait pas lésiner sur les moyens de lutte contre ce fléau qui menace sa société, d’après Aboubacar Sidiki Diakité. Qui rappelle que l’avènement de Moussa Dadis Camara suite à la mort de Lansana Conté a mis les trafiquants en déroute. Mais que depuis un certain temps, c'est-à-dire l’avènement des autorités actuelles, les narcotrafiquants ont repris leur activité.

La cause de cette reprise que le juriste qualifie de spectaculaire est selon lui, le manque moyen adéquat mais la corruption au sommeil de l’Etat, le laxisme de la justice. D’après Diakité, en plus du chanvre indien et du crack, le trafic illicite et la consommation des drogues dures comme la cocaïne est une pratique en Guinée. Et ce ne sont pas les services de sécurité qui manquent de moyen de lutter ni les juges qui ne peuvent pas résister devant les billets de banque qui diront le contraire.

Face à cette situation qui engendre la prostitution, le banditisme, la criminalité dans un pays, Aboubacar Sidiki Diakité estime que les acteurs sociaux guinéens doivent prendre leur responsabilité. « Ne perdons pas de vue que les pouvoirs publics seuls ne peuvent pas mener cette lutte Â», a-t-il fait savoir. Même s’il considère leur rencontre avec les hommes de média comme une manière d’interpeller l’Etat sur cette importante question. Ce, afin qu’il mène suffisamment d’actions.

Aboubacar Sidiki Diakité qui était en compagnie de son président Félix Dounia Millimouno a enfin, exhorté les journalistes à rechercher et diffuser énormément d’information sur les conséquences de la consommation de la drogue. Les hommes de médias ont promis de faire ce travail qui est du reste le leur. Mais ils ont à leur tour demandé à l’ONG de ne pas se contenter des déclarations à la presse. D’aller sur le terrain, vers les toxicomanes pour les sensibiliser.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
0 #5 KOUYATE 01-07-2014 13:55

Citation en provenance du commentaire précédent de LMMMMMM:
La drogue se vend et se consomme en Guinée à ciel ouvert. personne ne se cache. Dans mon quartier, du matin au soir, des dizaines de jeunes (élèves, étudiants, chômeurs, etc..) vendent, achètent le chanvre toute la journée. La plupart de ces jeunes logent chez des hauts fonctionnaires qui vivent dans ledit quartier. Personne n'ose lever le petit doigt. L'unique chef de famille qui a osé s'en prendre à eux à vu sa voiture saccagée la nuit.
Il serait souhaitable de ne pas afficher mon nom.

Certains pays l'ont légalisé. D'autres reflechissent sur la question. Le tabac fumé par grand-papa est tout aussi dangereux que la cola croquée par grandma...
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+1 #4 Joseph Koly 01-07-2014 10:20

Citation en provenance du commentaire précédent de LMMMMMM:
La drogue se vend et se consomme en Guinée à ciel ouvert. personne ne se cache. Dans mon quartier, du matin au soir, des dizaines de jeunes (élèves, étudiants, chômeurs, etc..) vendent, achètent le chanvre toute la journée. La plupart de ces jeunes logent chez des hauts fonctionnaires qui vivent dans ledit quartier. Personne n'ose lever le petit doigt. L'unique chef de famille qui a osé s'en prendre à eux à vu sa voiture saccagée la nuit.
Il serait souhaitable de ne pas afficher mon nom.

Si le pouvoir cautionne, le journaliste se retrouve dans la gueule du loupe.
A qui le risque?
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+1 #3 Shams deen 30-06-2014 15:11

C'est le minimum qu'on pouvait s'attendre a avoir en raison justement de l’absence de l'ETAT ,l'epidemie qui avait atteint le pays en 2008 résultait de l’absence de l'Etat alors je ne sais pas si en voyant les choses au pays maintenant la si on peut dire qu'il y a l'Etat.
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+3 #2 LMMMMMM 30-06-2014 00:56

La drogue se vend et se consomme en Guinée à ciel ouvert. personne ne se cache. Dans mon quartier, du matin au soir, des dizaines de jeunes (élèves, étudiants, chômeurs, etc..) vendent, achètent le chanvre toute la journée. La plupart de ces jeunes logent chez des hauts fonctionnaires qui vivent dans ledit quartier. Personne n'ose lever le petit doigt. L'unique chef de famille qui a osé s'en prendre à eux à vu sa voiture saccagée la nuit.
Il serait souhaitable de ne pas afficher mon nom.
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+2 #1 amadusdialamba 29-06-2014 19:46

Je ne sais pas à quel moment nous nous prendrons au sérieux dans ce pays. Cette affaire de stupéfiants qui n’est pas nouveau devrait être sévèrement combattue. Il ne devrait pas avoir d’excuses publiques pour esquiver ce problème. Il faut nous éviter le chao que vivent aujourd’hui certains pays victimes de ce fléau. Ce phénomène devrait être considéré comme ennemi public numéro un. Il est plus dangereux qu’une rébellion armée. C’est un phénomène dévastateur à long terme, surtout pour les pays pauvres et majoritairement analphabètes. Les corolaires de ce fléau sont innombrables. Au moment où les pays dits développés sont en train d’interdire la cigarette même au sein de leurs espaces publiques, nous ne devrions pas aussi baisser les bras sur la lutte contre ce dangereux fléau. Mais bon ! Si les combattants sont des ennemis voilés, la guerre ne sera jamais gagnée. Dommage pour la future génération !
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