Politique générale : après le CNT, Saïd Fofana au Parlement

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FOFANA_Mohamed_Said_3_01« Il est porté à la connaissance des honorables députés qu’à leur demande, le président de la République a autorisé la présentation par le premier ministre, au peuple de Guinée, à travers ses représentants à l’Assemblée nationale, la politique générale du Gouvernement, suivie de débats sans vote, mardi 17 juin à partir de 10h00 à l’hémicycle du Palais du peuple. Â»  Ã‡a y est, il était attendu et il est enfin là. Le grand oral du premier ministre Saïd Fofana est ainsi programmé, à travers ce bout du communiqué signé du secrétaire général du Parlement Mohamed Bérété.

Du beau monde est convié à la rencontre où le gouvernement déroule sa politique générale, la seconde, rappelons-le, après celle déjà faite sous le magister de Rabiatou Sérah Diallo. On ne sait pas trop les grands axes. Seule évidence, la fourniture régulière d’eau et du courant aux Guinéens, l’autosuffisance alimentaire, les infrastructures, les mines, la santé, le tourisme, l’emploi, la diplomatie, la lutte contre la corruption, la décentralisation, etc., figureront dans l’intervention du premier ministre. De quoi ressortir les principaux axes stratégiques du gouvernement : la gouvernance,  la lutte contre la pauvreté, le développement des infrastructures, … Des priorités et d’autres auxquelles doit faire face le gouvernement, en fin de quinquennat qui, on en convient, aura été des plus pénibles mais tout aussi exaltant pour le président Alpha Condé et son équipe.

En étant donc aujourd’hui devant les députés – sans les opposants qui ont boudé le Parlement en guise de protestation contre le non-respect des accords du 3 juillet – le premier ministre aura l’occasion nous en sommes sûrs de faire cas aux réalisations déjà effectuées depuis le premier grand oral devant les conseillers du défunt CNT. En effet, de longs mois après, bien des choses se sont passées : des rêves, aux réalités, à l’imposture. A ce jour, au RPG, on se réjouit entre autres du projet de Kaléta, le PPTE, la mise en place de l’Assemblée nationale, la ratification du cadre d’investissement du projet Simando-sud, la récupération des domaines et patrimoines de l’Etat. Le chemin est pour autant bien long, semé d’embûches. Il reste donc encore des espoirs non comblés, des initiatives non appliquées, des politiques qui attendent d’être mises en Å“uvre et des annonces non exécutées.

Parmi cette kyrielle, on note avec force la fourniture d’eau et d’électricité. Un secteur qui hante plus d’un dans ce « château d’eau Â» d’Afrique de l’ouest. Le gouvernement avait misé sur la fin 2015 pour régler par exemple cette situation, mais elle s’est révélée plus sérieuse que l’on ne croyait. Sinon que, notait le PM devant les conseillers du CNT : « L’objectif visé par le gouvernement est de porter le taux d’accès à l’eau potable à 90% de la population à l’horizon 2015 avec en moyenne 150 litres d’eau par habitant et par jour en milieu urbain et 50 litres en milieu rural. Le gouvernement poursuivra la réalisation de puits et forages dans les zones rurales. Le gouvernement engagera aussi les réformes institutionnelles dans ces deux secteurs en axant ses efforts sur l’amélioration de la desserte et du rendement commercial, limitant ainsi le recours à la subvention. Â»

Avec le retour du PM devant les députés, on aura une réelle visibilité de la politique générale du gouvernement. Les débats risquent d’être moins houleux, animés, en l’absence des opposants. Des opposants qu’implore Kory Kondiano afin qu’ils reviennent « Ã  la raison Â».


Thierno Fodé Sow
pour GuineeActu


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Commentaires  

 
+3 #4 Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1 19-06-2014 18:17

Youssouf Bangoura,
Mis a part le fait que nos deputes sont egoistes, je pense que ceux de l,opposition ont raison en ce sens qu,ils n,exigent que le respect des engagements. Mais puisque c,est encore eux qui sont les premiers a violer nos loi notamment celle concernant leurs traitements, je dirais qu,ils aillent au diable ! Sinon le peuple fait face a des problemes existentiels tels que la fourniture d,eau, d,electricite, de soin de sante primaire, l,impunite et le bandistisme font legion cela ne leur preoccupe guere.
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+2 #3 Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1 19-06-2014 18:04

Gandhi,
Moi je pense que ce n,est pas parce que le PM n,avait rien a dire qu,il n,a rien dit mais plutot parce que soit il attendait le feu vert de son patron ou alors il n,a fait que suivre l,exemple de celui-ci la qui n,a aucun respect pour nos lois ou les deux a la fois. On peut donc dire que s,il se conformait a la loi, il se serait fait tirer les oreilles par son patron ou alors le peuple aurait interpele ce dernier a respecter lui-aussi la loi en rendant demission de la presidence de son parti le RPG, en declarant ses biens et ainsi de suite.
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-3 #2 Youssouf Bangoura 17-06-2014 13:20

Oui, les députés de l'opposition doivent revenir à la raison, ils doivent savoir qu'ils ont plus perdre qu'à gagner en sabotant l'AN . Les rues ne peuvent absolument résoudre leurs problèmes, surtout avec Ebola, les autorités auront mille raisons d'interdire les manif et les forces des désordres seront intraitables, je suis étonné que leurs différents conseillers ne voient pas les choses sous cet angle, pourtant, facile à prévoir .
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+1 #1 Gandhi 17-06-2014 08:05

L'article 57 de la Constitution oblige le PM à présenter sa politique générale devant l'AN après sa nomination. AC n'a en aucune manière à l'y autoriser. Depuis le gouvernement Saïd Fofana 2 de Janvier 2014, il ne l'avait pas fait, sans doute parce qu'il n'a rien à dire.
C'est pathétique de constater que le PM se faisait tirer l'oreille pour le faire, alors qu'il y est tenu, et qu'il s'empresse de le faire, maintenant qu'il n'a plus de contradicteurs.
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