Mohamed Diallo Vendredi, 30 Mai 2014 15:12
Cela fait presqu’un mois que le président de l’Organisation guinéenne des droits de l’homme (OGDH), Thierno Maadjou Sow est alité à l’hôpital Ignace Deen. Son cas nécessite une évacuation, mais faute de moyens, le sort du défenseur des droits humains est désormais entre les mains du bon Dieu.
Malal Diallo, un des proches de Dr Sow a indiqué mardi sur les antennes d’une radio de la place que le président de l’OGDH avait un grand besoin d’être évacué.
« Il réagit bien aux médicaments, mais une évacuation sanitaire est nécessaire, afin qu’il puisse faire un bilan de santé. Nous remercions tous ceux qui compatissent à son état, mais nous demandons à ce qu’une évacuation soit possible grâce à l’implication de tout le monde», a plaidé Malal.
Cette situation que vit M. Madjou semble invraisemblable, car selon bon nombre d’observateurs, c’est un homme qui s’est toujours battu pour la bonne cause, et qui mérite d’être soutenu en ces moments de difficultés, où sa vie est en danger.
L’on se rappelle que le chef de l’Etat, le Pr Alpha Condé lui avait rendu visite il y a quelques semaines, pour s’enquérir de son état. Certains observateurs avaient pensé que le président allait faire un geste en faveur de l’évacuation de Thierno Maadjou. Mais pour le moment ce n’est pas le cas.
Dans un communiqué publié par l’OGDH, celle-ci exprime « sa reconnaissance pour la marque de compassion suite à l’annonce de la maladie du Dr Sow, président de l’OGDH. Malgré les multiples occupations des uns et des autres, vous n’avez pas manqué de penser au malade ». Tout en lançant un SOS pour son président. « A ce jour, nous avons besoin de votre assistance pour l’évacuation du Dr Sow dans un centre spécialisé. Les spécialistes estiment que le malade a besoin d’être évacué vers un centre spécialisé en Europe. Ce qui exige d’importantes ressources financières. Nous vous lançons donc un appel et vous remercions d’avance pour toute contribution que vous pouvez faire », peut-on lire dans ce communiqué.
Cette situation relance le débat sur la précarité dans laquelle évoluent les ONG de défense des droits humains et autres entreprises de presse, dont les travailleurs ont du mal à joindre les deux bouts. Et une fois malade, il leur faut recourir aux bonnes volontés, pour pouvoir survivre.
En tout cas, le sort de Maadjou préoccupe l’opinion, qui ne cache pas son indignation de voir le vieil homme souffrir sur son lit de malade.
Mohamed Diallo
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
![]()