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Lettre réponse du PM : Saïd Fofana respect la consigne !
Thierno Fodé Sow Jeudi, 22 Mai 2014 18:53
L’opposition républicaine et extraparlementaire savait parfaitement le contenu que devait produire Saïd Fofana quant à la réponse apportée à une lettre adressé depuis près de 20 jours. Le Premier ministre ne s’est pas du tout creusé les méninges. Seulement, polie mais ferme demande : « Monsieur le porte-parole de l'opposition, je vous rappelle que notre peuple, en s'exprimant le 28 septembre 2013 dans la plénitude de sa souveraineté, s'est doté d'une nouvelle Assemblée nationale, d'un cadre légal de dialogue et de débats démocratiques destinés aux partis politiques. C'est une avancée significative, je vous encourage à y recourir ». C’est l’exigence du parti au pouvoir, de la mouvance, mais aussi et surtout des diplomates occidentaux (France, USA et UE). Connaissant les rapports du PM avec Alpha Condé, point de rêve donc de sortir du cadre.
Pour rappel, selon SEM l’ambassadeur des USA, « la Guinée a besoin d’une opposition loyale qui le conteste constamment, offrant constamment une alternative. Ce débat doit être ici (l’Assemblée nationale, NDLR) et non dans les rues. » Cette déclaration de Lascaris intervient après celle son homologue de la France Bertrand Cochery, qui disait dans une interview qu’il a accordée à des confrères : « Non, il n’y pas de retard, dans la mesure où l’accord ne comportait pas de dispositions spécifiques. Mais de toutes les façons, le plus important c’est que les choses soient faites dans l’ordre, correctement et, encore une fois, c’est de la compétence de l’Etat guinéen. Si les partenaires internationaux sont sollicités par le gouvernement pour aider, ils peuvent bien entendu étudier ces demandes du gouvernement », dira en substance Bertrand Cochery, avant d’ajouter que l’organisation des élections, c’est d’abord une affaire de compétence gouvernementale.
Et d’ajouter : « S’il y a des réformes qui doivent être engagées, et si elles doivent donner lieu à des discussions, dans ce cas, c’est au parlement de les examiner. Mais encore, ne mettons pas les partenaires internationaux à une place qui n’est pas la leur. Ils n’ont pas à se substituer aux principaux acteurs que sont un gouvernement et les partis politiques. Sinon, on est dans une confusion des genres qui n’est profitable à personne. » Saïd Fofana pouvait-il sortir de ce carcan ? Assurément non.
C’est donc conscient de cette chienlit que Faya Millimouno note : « Il ne s’agit pas d’adresser une lettre au gouvernement, nous sommes des partis politiques, nous ne sommes pas des subordonnés du gouvernement. Ce sont des subordonnés du gouvernement qui lui écrivent et attendent la réponse. » Faya Millimouno, membre de l’opposition extra-parlementaire, s’insurge ainsi contre la lettre que l’opposition républicaine a adressée au Premier ministre Saïd Fofana, lettre restée sans réponse, jusque-là . Or, « Nous sommes en train de conquérir le même fauteuil où est assis Alpha Condé. Ce qui est de notre droit, nous devons l’exercer. Si nous voyons les choses qu’il doit faire ne sont pas faites, nous devons exercer nos droits constitutionnels. C’est inefficace d’écrire à cette administration » estime le leader du BL, de retour d’une longue tournée occidentale. Les recours n’étant pas encore épuisés, l’opposition pourrait-elle compter sur les autres partenaires ?
Thierno Fodé Sow
pour GuineeActu
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Commentaires
Dite-moi alors quand s’arrêtera ce cycle infernal de dépendance. Quand est-ce que nous parviendrons à nous affranchir de cet art de recevoir peu et rendre le quadruple du reçu. Plus grave aucune mesure efficace n’est en perspective pour au moins limiter les dégâts. Les choses vont de mal en pis chaque jour qui arrive. Aujourd’hui demandez à tous ceux qui ont connu les régimes qui se sont succédé chez nous, ils vous diront qu’ils sont enviables par ordre de décroissance. Qu’est-ce que nous avons fait au bon Dieu ? Quand est-ce que nous arriverons à nous autofinancer, lorsqu’on sait qu’aucune recette locale ne parvient à sa vraie destination. Toutes nos importantes mines sont sous contrôle étranger. Nos chefs à tous les niveaux ne sont jamais inquiétés dans leurs gestions, même en cas des faits graves avérés. Chacun s’approprie du domaine à lui confié en le gérant comme un bien hérité. En quel siècle nos enfants commenceront eux aussi à sentir le bonheur2050, 2080, 20100 ? Je ne sais pas. Mais à l’allure actuelle pas pour demain ? Eh Dieu aide la Guinée, aide mon Afrique.
Ne sois pas aussi pessimiste mon frère, il y au moins 10 pays africains qui ont atteint le niveau que tu viens de décrire plus haut et si la croissance continue nous serons plus que le dernier canard boiteux de la CEDEAO dans 10 ans.
Il y a déjà plus de 10 ans l'agence internationale dans laquelle je bossais devait donner 120 millions USD a l’Éthiopie pour son programme conjoint de 5 ans. Mais dans l'analyse de la situation elle avait été très "sévère" avec le régime en place. Celui-ci a immédiatement dit qu'il ne voulait plus du financement. Mes patrons ont paniqué, rapidement modifié les paragraphes et diligenté en coulisse un des "haut de haut" pour demander pardon - sinon le fric nous restait dans les bras avec toutes ses conséquences sur notre mobilisation de fonds futurs...
Quand nous aurons des chefs qui cesseront de nous comparer a nous-mêmes pour nous comparer sans démagogie a nos voisins alors nous aussi on évoluera et nous financerons demain nos propres élections et nos infrastructures de base.
En tant que mendiant nous ne pouvons que fermer la bouche a chaque mépris et tendre la main...
Je ne sais pas quand est-ce que certains noirs surtout africains, se départiront de ce complexe d’infériorité. Sinon il est clair comme l’eau dans un bol blanc qu’il est formellement interdit à tout diplomate accrédité auprès d’un pays donné de se mêler des affaires intérieures dudit pays. Sans quoi dite-moi si par exemple un Ambassadeur guinéen accrédité auprès de la France, peut se donner le kilo de parler, surtout des sujets politiques, de la France sans se faire rappeler vigoureusement à l’ordre. Evidemment avec la leçon donnée à notre Dadis bavard suite à son affront contre les représentants des anciens maitres du continent, chacun se croit être visé en cas de récidive (un prisonnier sans procès et interdit même de parler). No yurmi nèè !
Mon frère toutes leurs interventions dans nos affaires internes ne sont que le signe de la faiblesse de notre Etat : tu crois que ces mêmes ambassadeurs parlent comme ils le font chez nous a Dakar ou a Abidjan ?
"Tole, c'est pas tole"
Amadusdialamba, c'est interdit pour des pays indépendants, c'est certain mais pas pour des pays dont l'indépendance n'est que formelle, chose que vous semblez oublié . Dites moi, qui financent les élections en Afrique ? Vous voulez que ceux qui prennent l'argent de leurs contribuables pour financer tout chez nous, nous laissent faire n'importe quoi ? Ben non, tant qu'on est incapable de nous soigner, de nous nourrir ou de nous financer de nous-mêmes, ces ambassadeurs interviendront toujours dans nos affaires .
Dite-moi alors quand s’arrêtera ce cycle infernal de dépendance. Quand est-ce que nous parviendrons à nous affranchir de cet art de recevoir peu et rendre le quadruple du reçu. Plus grave aucune mesure efficace n’est en perspective pour au moins limiter les dégâts. Les choses vont de mal en pis chaque jour qui arrive. Aujourd’hui demandez à tous ceux qui ont connu les régimes qui se sont succédé chez nous, ils vous diront qu’ils sont enviables par ordre de décroissance. Qu’est-ce que nous avons fait au bon Dieu ? Quand est-ce que nous arriverons à nous autofinancer, lorsqu’on sait qu’aucune recette locale ne parvient à sa vraie destination. Toutes nos importantes mines sont sous contrôle étranger. Nos chefs à tous les niveaux ne sont jamais inquiétés dans leurs gestions, même en cas des faits graves avérés. Chacun s’approprie du domaine à lui confié en le gérant comme un bien hérité. En quel siècle nos enfants commenceront eux aussi à sentir le bonheur2050, 2080, 20100 ? Je ne sais pas. Mais à l’allure actuelle pas pour demain ? Eh Dieu aide la Guinée, aide mon Afrique.
AC est guidé par des hommes de la carrure de Tony Blair et Bernard Kouchner, qui connaissent très bien le rôle alloué à un ambassadeur étranger. C’est ce qui fait d’ailleurs qu’AC ne ménage aucun effort à mettre ces diplomates à leur place, à chaque fois que l’occasion se présente. Contrairement à nos opposants qui se mettent à terre pour ces diplomates.
Mon cher le PPAC se met encore plus a terre devant eux que ses opposants.
La seule différence c'est qu'il le fait caché dans son palais, pas comme nos opposants qui ne ratent pas une occasion pour aller "les saluer" a leurs bureaux pour courir après s'en vanter devant la presse locale...








