Heinan Goba Lundi, 19 Mai 2014 14:17
A partir de ce lundi 19 mai 2014, tous les Guinéens désireux d’obtenir le nouveau passeport biométrique à puce électronique peuvent entamer la démarche. L’annonce a été faite le vendredi dernier à Conakry par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Madifing Diané, au cours d’une rencontre avec la presse. Il avait à ses côtés les représentants de tous les départements concernés dont le ministère de l’Economie et des Finances.
A en croire les explications du directeur national de la police, Mohamed Garé, la démarche pour son obtention ne laisse aucune place au rançonnage. Les conditions de son acquisition sont aussi très souples par rapport à ce qui se passe ailleurs. Quoi qu’il faudra attendre des jours. Ce qui risque de rendre son acquisition difficile, aux yeux de nombreux observateurs, quoi qu’il en soit, c’est son prix. 500.000 francs guinéens, sans compter les frais des pièces à fournir.
Le prix du nouveau passeport qui est un peu plus que le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) qui, lui, est de 440.000 francs guinéens, est perçu par certains Guinéens comme une façon pour l’Etat de s’enrichir illicitement sur le dos du citoyen qui tire le diable par la queue. Sans donner un exemple concret, le directeur national de la police a par contre soutenu que le nouveau passeport guinéen est du genre le moins cher à travers le monde.
Mais comment dans un pays où la moitié de la population est pauvre, le gouvernement a-t-il pu penser à l’élaboration d’un document sécurisé au point que son prix ne soit plus à la portée de nombreux citoyens ? En réponse à cette question, le ministre Diané a dit que « beaucoup d’étrangers ont eu sous la main, le passeport guinéen parce qu’il n’était pas sécurisé ». Pour lui, avec ce nouveau passeport à 17 points de sécurité, le Guinéen sera en sécurité et respecté partout dans le monde.
A souligner que d’après le ministre de la Sécurité, le nouveau passeport guinéen est plus sécurisé que celui de la Malaisie qui est pourtant le pays d’origine de la société qui va le confectionner.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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