Observations sur le texte d'Alpha Sidoux Barry : « Libéralisme : une utopie dangereuse »

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DORE_Ansoumane_3_01J'ai apprécié l'initiative d'Alpha Sidoux Barrry, dans son dernier article sur GuineeActu, d'aborder de temps en temps des thèmes économiques dans ces discussions inter-guinéennes, sur des sites Internet (Le libéralisme : une utopie dangereuse. C'est dans cet esprit que j'avais donné sur divers sites guinéens, il y a quelques années, une série de sept chapitres d'initiation aux concepts de l'univers économique et social. J'avais au préalable fortement insisté sur le fait que ces entretiens ne s'adressaient essentiellement qu'aux Guinéens lambda et à d'autres lecteurs : militants politiques, syndicalistes ou citoyens tout court qui n'ont pas suivi d'enseignement d'économie. Dans mon esprit, c'était pour les aider dans la compréhension de concepts entendus lors de discussions politiques ou autres: PIB, taux de croissance, d'inflation, balance commerciale etc.

Je dis ici que j'apprécie l'initiative d'Alpha Sidoux et je crois que nous aurions été un certain nombre à le faire sur l'économie nationale guinéenne s'il n'y avait pas un hic. C'est que cette économie est encore largement illisible, invisible. C'est une économie encore dans les limbes, c'est dire que ses médecins ne peuvent même pas la mettre en couveuse. Et qui, plus est, depuis 2010, en perpétuelles conventions à annuler et à renégocier et cela vaut des déplacements incessants du président de la République à Washington, Genève, Londres ou Paris. Mais cela n'empêche cependant pas les gouvernants de cette économie d'avancer par exemple qu'un volume d'investissement de 50 milliards de dollars sera mis en œuvre pour les dix prochaines années. Quid de la capacité d'absorption d'une telle masse de capital par cette économie! J'ai dit économie illisible car comment un économiste peut-il l'analyser ou porter un diagnostic en l'absence de données quantitatives fiables ?

Quand j'ai lu le texte d'Alpha Sidoux, j'ai constaté que certains commentaires lui reprochent de faire un cour théorique d'histoire économique. Je pense que même si ce cour est correctement fait, il laisse sur leur faim ceux et celles qui s'attendaient à y trouver des tentatives de recettes de politique économique en Guinée. Ce qui, comme il vient d'être dit, paraît impossible à moins d'appartenir aux cénacles des institutions financières internationales qui distribuent à tout va des certificats de bonne gestion économique et financière pour endormir des dirigeants africains.

Mais le texte d'Alpha Sidoux n'en demeure pas moins intéressant à plus d'un titre, notamment les passages sur le retour en fanfare du libéralisme économique d'airain (1) dans les fourgons des institutions financières internationales (Fonds monétaire international et Banque mondiale, notamment) et leurs cortèges de dépressions économiques et sociales.

Je pense qu'Alpha Sidoux, qui connaît bien le sujet qu'il traite, aurait dû circonscrire sa présentation au libéralisme contemporain au lieu de remonter aux pères fondateurs de l'économie politique et à leurs héritiers directs ou indirects qui ont bâti un système d'économie parfois très éloigné de la vie concrète des hommes. A preuve, personne ne peut affirmer avoir rencontré le robot construit pour asseoir le libéralisme économique et qui a eu pour nom l'homo économicus, destiné à bien des démonstrations de la rationalité des agents économiques (2). Les discordances du libéralisme économique poussé à l'extrême avec la réalité ont conduit certains critiques à écrire que partie de la recherche de l'utilité, l'économie en tant que science sociale a abouti à l'inutilité (3).

Le rappel rapide des fondateurs du libéralisme au XVIIIe siècle, face à l'absolutisme royal, un peu partout en Europe, était bon mais pas l'insistance sur ce qu'on appelle les économistes classiques comme Adam Smith (1723-1790), Thomas Malthus (1766-1834),  David Ricardo (1772-1832), Jean-Baptiste Say (1767-1832), John Stuart Mill (1806-1873), etc. Pour la plupart, il s'est agi d'importants théoriciens plus que des ingénieurs économistes ou si vous voulez des mécaniciens de l'économie, bien qu'on puisse trouver pour certains ici ou là des recettes de politique économique.

Conformément à la double tradition libérale, ces économistes n'étaient pas d'accord sur la façon de limiter l'action économique de l'Etat. Pour certains, l'Etat n'a pas à intervenir dans la vie économique car il perturberait les mécanismes du marché et détruirait l'allocation optimale des ressources qu'il assure. D'autres, au contraire, pensent qu'il n'est pas possible d'émettre une telle interdiction générale car l'Etat est obligé d'intervenir dans des situations particulière où le marché est défaillant ou impuissant comme pour les biens collectifs et les effets externes. Dans ces cas, il faut limiter l'action du marché et favoriser l'émergence de contre-pouvoirs efficaces comme les groupes de pression, les syndicats, les associations de consommateurs, etc.

Il faut souligner ici l'apport de l'économiste et financier britannique John Maynard Keynes (1883-1946) qui a bousculé les théories économiques classiques et secoué les routines gouvernementales. Cet apport analyse avec pertinence la grande crise de l'entre -deux guerres (1919-1939). Dans des ouvrages que connaissent tous les économistes (4), Keynes s'est attaché à montrer comment le capitalisme des années 1920-1930, avait engendré le chômage permanent et comment l'Etat peut, et doit, y remédier en favorisant les investissements publics et privés, ainsi que la propension à la consommation par une politique de redistribution des revenus. La théorie keynésienne a étendu une influence considérable sur les politiques gouvernementales de l'après-Seconde Guerre mondiale (1939-1945), en mettant l'accent sur des variables essentielles: investissements, consommation, taux d’intérêt, épargne. Au fond les variables keynésiennes constituent de puissants modérateurs au libéralisme de l'économie politique classique.

Dans le texte d'Alpha Sidoux, le titre, « Le libéralisme : une utopie dangereuse Â», laisse une impression de l'immédiat après-Conférence de Bandung en 1955 pour un ex-colonisé (5). Ce titre résonne aussi un peu comme le titre du livre témoignage de ce Cambodgien rescapé du génocide du régime politique des Khmers rouges de Pol Pot (1979-1989) : « L’utopie meurtrière » (6). Il fallait pour le lecteur moyen d'un site internet, préciser les termes, libéralisme politique et libéralisme économique dont chacun peut avoir une idée mais dont le rappel, si sommaire soit-il, n'est pas inutile.

* Le libéralisme politique a pour fondement l'égalité civile des individus qui deviennent alors des citoyens. La liberté d’opinion, de réunion, d'information, la liberté de se regrouper en associations ou en partis politiques, etc., représentent les libertés publiques sur lesquelles repose le libéralisme politique. L'ossature du libéralisme politique demeure toutefois le libre choix par le peuple de ses gouvernants. Il est donc inséparable d'élections libres et transparentes (démocratie). Les lois réglant la vie sociale sont donc le résultat de la volonté des citoyens.

* Le libéralisme économique offre une vision très différente. A partir du moment où un certain nombre de libertés sont assurées et respectées comme la liberté de la propriété privée, la libre entreprise , la libre concurrence, la liberté du travail, il suffit que chacun poursuive son activité pour que se réalise l'harmonie sociale. Le libéralisme économique fonde alors cette conviction d'un ordre naturel et spontané dans les bienfaits d'un mécanisme de régulation unique, le marché. Le marché est un processus d'ajustement entre les actions économiques des individus. L'échange est avantageux pour tous les participants et l'intérêt général n'est que la somme des intérêts particuliers des uns et des autres. C'est « la main invisible » d'Adam Smith. Le marché apparaît dans cette conception comme le seul moyen de concilier l'autonomie individuelle et un minimum d'ordre et de contraintes sociales.

* Dans la réalité, libéralisme économique et libéralisme politique ne coïncident pas toujours. De nombreuses dictatures politiques, à travers le monde, ont mis en œuvre les principes de l'économie libérale. A l’inverse de nombreux pays politiquement libéraux en sont venus, depuis belle lurette, à ne pas pratiquer entièrement les principes de l'économie libérale tels que définis par ceux qu'on appelle les Pères fondateurs de l'économie politique: les économistes classiques et leurs successeurs.

* Au lieu d'insister sur quelques- uns des penseurs économiques que constituent la plupart des 74 lauréats des prix Nobel attribués de 1969 à 2013 et dont on peut compter ceux dont les travaux ont vraiment « impacté Â» sur l'économie réelle (7), je vais rappeler brièvement et concrètement, en souvenirs des lointains cours , le professeur Maurice Flamant, sur le libéralisme. Le cours d'évolution du libéralisme économique a été fustigé par de nombreux critiques. S'agissant de la période contemporaine, ses difficultés économiques ont commencé au troisième tiers du XXe siècle par les faits suivants que je ne ferai que citer sans les développer :

  • Le désordre monétaire international que d'aucuns ont qualifié de «changes flottants» et dont les fluctuations (et notamment celles du taux de change du dollar) ont marqué comme autant de désadaptations qui devenaient impérieuses. Ainsi de 1980 à 1985, le cours du dollar en francs français avait augmenté de 150% et avait à l'inverse diminué de 40% de 1985 à 1987. On peut citer d'autres variations de ces types dans d’autres monnaies. Le dollar était ainsi devenu l'une des variables essentielles de la conjoncture économique internationale : changes des autres monnaies, échanges commerciaux ou mouvements de capitaux.
  • Les fortes poussées inflationnistes liées pour partie par les deux «chocs» pétroliers de 1973 et de 1978 qui ont révélé les fragilités des économies du système libéral.
  • Le lancinant problème du chômage permanent de la population en âge de travailler dans les zones du libéralisme (8).
  • Les endettements colossaux des Etats et, au-delà des pays eux-mêmes. Sur ce point, les déficits budgétaires et ceux des balances extérieures ont conjugué leurs effets.
  • C'est au cours de cette décennie 80 que les Institutions financières internationales (FMI et BM, notamment) ont fait une entrée fracassante dans les économies en développement d'Afrique et d'ailleurs, sous la bannière d'un libéralisme agressif. Alpha Sidoux a suffisamment bien présenté cet aspect de la question pour qu'il soit utile d'y revenir.
  • Autre aspect de cette évolution du libéralisme contemporain, c'est la remise en question de positions de domination économique incontestée de pays développés du Nord. Au cours du dernier quart du XXe siècle, on a beaucoup parlé des quatre dragons asiatiques ou des quatre tigres asiatiques à très forte croissance industrielle. C'étaient la Corée du Sud, Hong Kong, Singapour, et Taiwan. Ces pays ont été considérés comme nouveaux pays industriels asiatiques (NPIA) à partir des années 1990, et ont aujourd'hui le même niveau de vie que les pays occidentaux. D'aucuns insinuent avec une pointe de perfidie que c'est au regard de leur insolence économique et industrielle que l'immense Chine de Mao s'est débarrassée, sans crier gare, de la casquette et du col mao pour le costume-cravate et pour adopter l'incroyable adjonction par un Parti communiste en place, du terme marché à économie socialiste, pour obtenir le système d'« économie socialiste de marché ». Dans ce système, libéralisme économique et contrôle étatique se côtoient en une formule spécifique. La Chine est donc bel et bien entrée dans le libéralisme économique nonobstant le nom de son système économique. Quand Alpha Sidoux écrit : « Plus aucun économistes sérieux ne se réclame du libéralisme. Les comités savent depuis plus de trente ans que le marché n'est pas efficace Â». Mais encore... Le monde entier vit aujourd'hui sous le régime de libéralisme économique, mais rares sont ceux qui vont le clamer haut et fort. On dirait que pour la plupart de ceux qui dissertent sur la politique et l'économie, le mot est honni. C'est peut-être dans les esprits les scories persistantes de l'affrontement Est-Ouest des années 1950-1960, qui, à une époque donnée, semblait faire vibrer les foules pour le socialisme.
  • Les professionnels de la politique pratiquent le libéralisme en disant qu'ils sont de droite ou du centre; les entrepreneurs de tous les pays, principaux producteurs de la richesse des nations, ne se posent même pas de question à ce sujet, pensant tout de même que ce régime est le meilleur; les enseignants, dans presque leur ensemble, l'enseignement, sans états d'âme, comme il est tracé dans les lignes de « La richesse des nations » d'Adam Smith, etc. Mais ce n'est plus ce libéralisme avec ses règles d'airain qui est vécu par le monde contemporain. Même dans les cas des pays les plus rétrogrades, il existe un minimum de protection sociale des citoyens financée par le budget de l’Etat. Alors où est en soi la dangerosité du libéralisme contemporain? Aujourd'hui, presque partout, en Europe, on constate peu de différences entre libéraux et non libéraux. En Afrique, il en est de même. Aux Etats-Unis, c'est vrai qu'en politique sociale, on note une différence entre Républicains et Démocrates, etc. Mais la pratique du libéralisme est devenue planétaire.
  • Qu'il s'agisse de l'ancienne Union soviétique et de son ancienne sphère d'influence dont onze Etats sont aujourd'hui membres de l'Union européenne, qu'il s'agisse des continents africains, latino-américain, asiatique, le libéralisme économique n'a plus vraiment, pour l'heure, de frère ennemi en face. Ce libéralisme avec toutes ses variables peut prendre ici ou là des tonalités variées mais ne pourrait que dans des circonstances particulièrement exceptionnelles tenter de revêtir les oripeaux de ses lointains ancêtres dont les étudiants continuent d'ânonner les particularités sur les bancs des établissements scolaires. Je reprendrai encore un mot du professeur M. Flamant: « La liberté est aussi libre: c'est pourquoi son jaillissement est imprévisible. Elle renaît toujours alors qu'elle semblait dédaignée, oubliée. Telle est la source de la force du libéralisme à notre époque » (9).
  • Si le libéralisme est une « utopie dangereuse», quelle thérapeutique face aux maux qu'il est supposé causer ? Autrement dit, quelles alternatives possibles au libéralisme économique ? C'est à cette question qu'Alpha Sidoux Barry a promis aux lecteurs de répondre prochainement.

 
Ansoumane Doré
Dijon, France


Post-scriptum

Des commentaires intéressants ont été faits sur le texte d'Alpha Sidoux. Je n'ai pas pu résister à l'envie de revenir brièvement sur celui de Madina qui a insisté sur le modèle de la finance islamique en évoquant l'appréciation du Vatican sur cette finance non conventionnelle.

Je ne sais pas si Madina le sait ou pas; mais il faut rappeler qu'au Moyen-âge en Occident, (que les historiens situent entre 476 et 1453 ou 1492) , l'église catholique exerçait une très forte tutelle sur la société. Cette tutelle était d'ordre religieux et social. Il existait des préceptes moraux et d'ordre juridique conduisant à l'élaboration d'une doctrine chrétienne de la propriété (cf. St Thomas d'Aquin). La mentalité religieuse et les mÅ“urs économiques conduisaient alors à la notion d'«économie de dépenses». Le riche ne devant être qu'un «intendant des dons de Dieu», n'était pas seulement tenu au précepte général d'aumône, mais à un devoir plus spécial de « dépense Â», de «magnificence» conforme aux obligations de son «ordre» et à sa foi elle-même… Car épargner, thésauriser, c'est se défier de la Providence, pour se fier à soi seul.

En ce qui concerne l'influence de l'Eglise sur les mécanismes économiques, il fallait faire pénétrer la justice dans le domaine des échanges, du crédit et de la monnaie. Telles étaient ses principales préoccupations. L'équité dans les échanges mettait l'accent sur le juste prix, condamnait l'exploitation des débiteurs et le principe du prêt d'argent à intérêt ou usure. La prohibition de l'usure va se poursuivre encore bien plus tard. Le Concile de Latran de 1516 reprend des formules anciennes pour renforcer cette prohibition, comme « pecunia non parit pecuniam » (l'argent ne fait pas de petits).

Ces quelques remarques où des questions importantes n'ont pas été abordées, avaient pour objet de dire à Madina et à ceux qui ont abordé cette question, qu'on peut aisément comprendre la position du Vatican sur la finance islamique d'aujourd'hui. Mais ce qui reste à comprendre c'est la gestion des finances du Vatican. Les membres du Comité Moneyval (un comité dépendant du Conseil de l'Europe qui repère les blanchiments de capitaux …) estiment que le Vatican remplit à peine 9 des 16 recommandations clés et lui attribuent 7 mentions négatives. Le Vatican a lancé depuis 2010 une série de réformes à la suite d'importants scandales ayant impliqué sa banque, selon Wikipédia.


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1. «La loi d'airain, seule capable de mettre la multitude à genoux. Mais que cette loi soit dure! Qu'elle serre bien!» Bernanos « Pacta servanda sunt ».

2. Les gaspillages économiques de l'époque actuelle, touchant tous les produits, montrent, entre autres, les limites de cette rationalité.

3. Il faut dire que certains critiques féroces du libéralisme ont été de hauts serviteurs ou des conseillers de gouvernements qui n'étaient pas des parangons du socialisme. C'est une fois à la retraite que leur verve critique s'est révélée.

4. J.M. Keynes : on peut citer : Traité sur la monnaie, (1930) ; Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, (1936).

5. Il s'agit de la Conférence afro-asiatique qui s'est tenue à Bandung (Indonésie) en avril 1955 et qui avait rassemblé pour la première fois vingt-neuf pays du tiers-monde. Cette conférence dressa une condamnation sévère du système colonial. Dans un contexte de guerre froide, Est-Ouest, cette conférence avait sonné le signal des guerres ou des négociations d'indépendance.

6. Voir Pin Yathay – L'Utopie meurtrière, Un rescapé du génocide cambodgien témoigne; Editions Robert Laffont, Paris 2001.

7. De 1969 à 2013, au lieu de 74 prix Nobel décernés, on aurait dû compter 45 s'il n'y avait pas eu pour certaines années 2 voire 3 lauréats. Les purs théoriciens dont certains travaux à base économétrique très poussée et donc inapplicables à une politique économique, peuvent-ils être classés des libéraux? Pour une critique de «l'abus d'économétrie», voir Michel Aglietta, La violence de la monnaie, PUF, Paris, 1979; et à une époque donnée, le Pr Beaud dans ses chroniques du journal Le Monde. Pour ce que j'ai pu constater à mon niveau, j'avais appartenu, dans mon université, à deux instituts universitaires de recherche de 1971 à 2001 et voici ce que j'ai ressenti :

  • A l'Institut d'économie régionale (IER), il s'agissait, pour l'essentiel, de recherches empiriques, sur principalement deux régions et pour l'Administration publique régionale ou nationale et aussi pour le secteur privé (contre rémunération). Cela portait, entre autres, sur espace et économie, hommes et économie, secteurs économiques, aménagement et localisations industrielles, effets économiques et sociaux des voies de transports terrestres et fluviaux sur l'environnement, relations villes-campagnes, attraction des aires urbaines et économie urbaine, établissements de comptes économiques, théorie spatiale et régionale etc. Cet institut, sans être une équipe associée du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) en recevait une aide financière pour la publication de sa revue. Bref, les études de cet institut servaient à l'action des divers organismes, telles grandes surfaces commerciales dont l'espace de chalandise avait été analysée avant l'implantation, etc.
  • A L'Institut de Mathématiques Economiques (IME, équipe de recherche associée au CNRS, ERA n° 07 0509, voir Annuaire CNRS – Sciences de l'Homme - 1981), il s'agissait pour l'essentiel de modèles économétriques, sur par exemple: les phénomènes d'interdépendances spatiales, de construction d'un modèle et conceptualisation...,de modélisation de l'évolution de la production et de la transformation de l'énergie en France, du Modèle FINER de financement de l'énergie, etc. Ces modèles impressionnaient les non-initiés mais en terme d'utilité économique, je me pose encore la question bien des années après.

Il doit en être de même de bien de travaux théoriques même de prix Nobel. Mais de ceux-ci, je dois en citer deux dont les travaux ont marqué les pays en développement. Il s'agit d'abord du Britannique Pr Arthur Lewis - 1915-1991 - originaire de Sainte Lucie, Antilles. Nobel en 1979 avec le Pr Theodore W. Schultz. Il fut Conseiller économique du Président K. Nkrumah au Ghana de 1957 à 1963 et vice-président du Fonds des Nations-Unies pour le développement. Il participa aussi à la création de la Banque de développement des Caraïbes entre 1970 et 1974. Le second que je cite après A. Lewis, est l'indien Amartya Kumar Sen, né en 1933, prix Nobel en 1998. Son approche de l'économie est à visage humain; il considère que le PNB n'est plus le seul critère pour mesurer le niveau de vie par pays. Pour cela, il a mis au point l'«indice synthétique du développement humain» qui prend en compte le taux de mortalité infantile, l'espérance de vie, l'accès à l'enseignement, le taux d'alphabétisation ou encore le nombre de médecins par habitant.

8. Au cours de ces années de chômage massif de la zone du libéralisme, ce fléau social était aussi une réalité des Démocraties populaires de l'Est. Lors d'un voyage, en avril 1979, pour un colloque à l'académie Economique de Poznan en Pologne, nos collègues Polonais qui se confiaient plus volontiers à nous venus d'Occident que cela n'était le cas des autres pays du bloc soviétique, nous avaient expliqué l'ampleur du chômage caché qui affectait ces pays. Certains d'eux, enseignants, effectuaient clandestinement, outre leur métier officiel, des activités nocturnes de taxis, de cambistes en recoins de gare pour le compte de « nomenclaturistes» communistes, avides de devises étrangères.

9. Maurice Flamant, Histoire économique et sociale contemporaine, Editions Montchrestien, Paris, 1976.


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Commentaires  

 
+4 #25 A Aziz BAH 21-05-2014 16:36

Mes commentaires précédents non pas été publiés. J’espère que ce n’était pas une censure. De toute façon, il ne faut pas confondre le rôle alloué aux institutions financières internationales à celui du libéralisme. Il n’est un secret pour personne que ces institutions opèrent dans une logique de favoritisme qui est contraire à celle prônée par le libéralisme. Ces institutions ne peuvent se réclamer être le fruit d’un monde libéral puisqu’elles favorisent la Monopoli des multinationales dans un monde supposé être libéral. Le CEO de Rio Tinto déclarait le weekend à partir de Washington, le deal de 21 milliards de dollar américain avec la Guinée dans l’affaire Simandou. Pourquoi attendre Washington pour donner une telle nouvelle ? Lire l’article en anglais sur le lien suivant : http://www.smh.com.au/business/mining-and-resources/rio-tinto-closes-in-on-21b-simandou-deal-20140519-38im5.html
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+2 #24 M S Diallo/Londres 20-05-2014 08:58

Citation en provenance du commentaire précédent de Mamadou S Diallo:
Il n’y pas de couverture médicale gratuite en Europe. C'est une illusion! Il y'a des millions d'individus qui se réveillent chaque matin eu Europe, partent travailler et payer beaucoup de taxes pour qu'un tel système existe. Si seulement nous faisions comme eux, chez nous en Afrique et quand nous sommes chez-eux en occident!
J'ai vécu longtemps en Allemagne, visite beaucoup de pays a forte immigration Africaine, cette mentalité de vouloir trop profiter du système sans jamais contribuer est une attitude prévalente. Un piège qui nous pousse en marge la société.
Quand au dur travail, en tant que étudiant en Afrique du nord, j'ai littéralement vécu l’expérience des défricheurs de champs en Italie (pratiquement l'esclavage moderne) plus dur que l'Afrique; j'ai eu l’opportunité de voir les creseurs de puits (avec pelle et pioches dans le désert); En tant que étudiant, j'ai fait l’expérience du travail a la chaîne dans usines en Allemagne, il n'y a rien de gratuit, dans la vie soit vous travailler pour produire votre confort ou bien vous profiter du travail des autres.

D'accord Mr Diallo.. If you say so:)
Je comprends parfaitement votre comprehension du gratuit.. Elle est tres stricte et son application nie simplement l'existence du gratuit... En d'autres termes tout a deja paye par quelqu'un d'autre: Free calls, free internet, free meals and shelters provided by charities ( because the state led by some idologically insane minds have failed its most basic duty toward its vulnarable citizens) to disadvantaged groups in the most US cities etc.. have already been paid for by someone else. That's a fact but attempting to dismiss the fact the recipients of those products or services do not pay any cost toward them is extremely toubling.
Pour revenir a notre sujet, je rejoins entierement Ghandi. Un etat de droit, des institutions impersonelles qui fonctionnent, une economie liberale (Ne pas confondre a un laisser faire sauvage), des organes de regulations capables de proteger l'interet public et en meme temps encourager l'initiative privee et l'esprit d'entreprise.
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+2 #23 M S Diallo/Londres 20-05-2014 08:27

Citation en provenance du commentaire précédent de Mamadou S Diallo:
Il n’y pas de couverture médicale gratuite en Europe. C'est une illusion! Il y'a des millions d'individus qui se réveillent chaque matin eu Europe, partent travailler et payer beaucoup de taxes pour qu'un tel système existe. Si seulement nous faisions comme eux, chez nous en Afrique et quand nous sommes chez-eux en occident!
J'ai vécu longtemps en Allemagne, visite beaucoup de pays a forte immigration Africaine, cette mentalité de vouloir trop profiter du système sans jamais contribuer est une attitude prévalente. Un piège qui nous pousse en marge la société.
Quand au dur travail, en tant que étudiant en Afrique du nord, j'ai littéralement vécu l’expérience des défricheurs de champs en Italie (pratiquement l'esclavage moderne) plus dur que l'Afrique; j'ai eu l’opportunité de voir les creseurs de puits (avec pelle et pioches dans le désert); En tant que étudiant, j'ai fait l’expérience du travail a la chaîne dans usines en Allemagne, il n'y a rien de gratuit, dans la vie soit vous travailler pour produire votre confort ou bien vous profiter du travail des autres.

D'accord Mr Diallo.. If you say so :)
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0 #22 Mamadou S Diallo 20-05-2014 06:05

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Bien sûr qu'il existe des couvertures médicales gratuites en Europe. Je ne vais pas les recenser toutes, mais elles existent, parfois financées par l'impôt (donc par tous les contribuables, y compris les immigrés), parfois financées par les cotisations sociales (donc par ceux qui travaillent, y compris des Africains qui travaillent "au noir" ou sous des noms d'emprunt mais n'en bénéficient pas).

Je maintiens l'assertion qu'il n'y pas de couverture médicale gratuite en Europe tout simplement parce qu’il y'a toujours quelqu'un qui paye soit par les impôts, cotisations sociales, etc. Pour maintenir un système aussi 'généreux' il faut qu'a chaque instant que le nombre de ceux qui payent soit largement supérieur a ceux sollicitent les services du système. Ca ne tombe pas du ciel.
Un concept très simple a la base, pratiquement inexistant dans le pays Africains (sud-sahara).
Je pense qu'ils nous sera plus bénéfique de demander des comptes a nos leaders qui se font toujours évacués en Occident pour tous leurs soins et ne font absolument rien pour promouvoir l’accès a des services médicaux de qualité dans leurs propres pays.
Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Il faut réhabiliter le travail et faire comprendre au plus grand nombre, que c'est par ce biais que l'on s'en sortira individuellement et collectivement. A nous voir plus beaux que nous ne sommes en réalité (château de l'Afrique de l'Ouest, 2/3 des réserves mondiales de bauxite, scandale géologique...), certains ont fini par se croire rentiers.

Tout a fait d'accord avec cette conclusion. Dans un discours sur l'importance de l’éducation, le sénateur Américain, John Logan avait fait la même remarque (en 1882!) a propos des Africains. Voici un lien de l'integralite du discours
" http://www2.jalc.edu/loganspeech.php"
et ici le passage auquel je voudrais attirer l'attention des lecteurs:
"What is of so much worth as children, even reckoning, on that very low plane, their simple cash value as prospective laborers? A fine climate gives effect to every interest and industry of a land; a fertile soil attracts population and enterprise to cultivate it; mines afford opportunity for the poor to gather wealth and scatter it abroad throughout the world. But none of these are of any more worth than a desert, without hands to improve them; and what are hands worth, without minds to direct them? A hand, with an educated brain behind it, is worth more than treble an ignorant one. Give the finest climate earth can show, the fattest soil the continents lift out of the sea, the richest mines the mountains contain, the safest harbors that border the sea or indent the land, and let a people be ignorant of their own capabilities, or of the resources of Nature and her mighty agencies, and what are all these worth? Africa today has ten-million square miles of soil as fertile as lies beneath the sun. She has a hundred millions of people. Yet the little island of England, with only about sixty thousand square miles and forty millions of people, produces annually, in a climate almost of the polar circle, more articles of food and clothing raised directly from the earth by agricultural labor alone, than all that continent; and if you "count in" the manufactures which her machinery yields, she does the work of ten times the whole population of Africa. How is she enabled to do this? Simply because the educated mind of England can multiply her hands by a thousand-fold. Nature lends her gravitation-even enslaves her sun, and harnesses her lightening, so that they afford hands and feet to labor and run for those people who have learned how to use such agencies. The same thing is seen in any enlightened country, or at least where education is widely diffused. And yet in England less than half the common people's children are educated in any suitable degree. It is mind which has accomplished all these wonders; and minds are found in almost equal numbers in all ranks of society. The child of the peasant is often as full of genius as the child of the prince, with a stronger body and less tendency to habits of vice or recklessness; and if he can be found and educated, the nation certainly derives the greatest possible benefits; and, if a nation is to be raised to its highest degree of efficiency, every particle of its mind must be utilized."
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+11 #21 madina 19-05-2014 23:47

Le Ghana Refuse l'aide du FMI
Le Ghana a déclaré mardi se concentrer sur «des solutions maisons» et n'envisage pas d'entrer dans un programme du Fonds monétaire international (FMI) pour gérer son économie.
S'exprimant lors du Forum économique national destiné à débattre sur les moyens efficaces de gérer l'économie du Ghana, le président ghanéen John Dramani Mahama a réfuté les rumeurs selon lesquelles son gouvernement était entré ou envisageait d'entrer dans un programme du FMI pour gérer son économie.
«Nous nous concentrons sur des solutions maisons pour résoudre les problèmes économiques actuels que nous rencontrons», a souligné M. Mahama.
L'économie du pays est sous pression, l'inflation et le déficit fiscal atteignant de nouveau un nombre à deux chiffres après quelques années de répit.
Source: Blog de René Kimbassa
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+5 #20 Mamadou 19-05-2014 22:32

L economiste africain me rappelle ces nombreux ingenieurs agronomes africains formes en Occident. Le climat le sol les especes vegetales st si loin de lr realites tropicales qu ils ont du mal a appliquer lr connaissances une fois rentres chez eux. Les economistes occidentx ont la chance d avoir des bases de donnees fiables. Comment peut on estimer la propension marginale a consommer ds un pays comme la Guinee ou on n a meme pas de donnees demographiques fiables? L innovation technologique est un coefficient de la fonction de Cobb-Douglass qui peut etre estime grace au nombre de brevets deposes en une annee. Ou obtenir pareille info en Guinee? Comment appliquer l equilibrium IS-LM ds des pays ou il n y a pas de banque centrale independante? Les economistes de la zone CFA ne peuvent qu utiliser la fiscalite l outil monetaire etant l affaire de la banque europeenne. Le manque a gagner est incroyable quand on evalue les fonds sequestres ds des comptes d operation opaques. Nombre de personnes confondent l economiste le banquier le statiticien l econometre le financier...L economiste est avant tt celui qui met l outil normatif au service des gouvernants. Qd les financiers n arrivent plus a travailler on fait appel a l economiste pr depanner la machine et retablir les grands equilibres. Keynes a sorti les USA de la gde depression meme si certaines de ses certitudes n ont pas resiste au test de la pratique. Il n est pas arrive a expliquer pourquoi les prix ne st pas tjrs figes ds le court terme. Mon probeme avec le liberalisme vendu par le FMI c est de ne pas reconnaitre que tt benefice n est pas forcemt comptable. Comment quantifier la santé l education l hygiene de vie les couts d opportunite les externalites...? Pourquoi les ultra liberaux ns forcent a accepter des solutions qu ils n oseraient pas appliquer chez eux? Ils subventionnent lr education lr santé lr agriculture...D un autre cote la masse salariale anemique de la Guinee peut elle engendrer un effet de multiplication pouvant booster l economie? un autre cote peut on quantifier l utilite des choix economique? Je ne parle meme pas de la dimension psychologique de l economie. Le pessisme peut biaiser un modele mathematiquemt fiable. Comment le quantifier autrmt que de l inclure ds une variable tres residuelle?
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+7 #19 Gandhi 19-05-2014 18:54

Il ne faut pas tout mélanger. Bien sûr qu'il existe des couvertures médicales gratuites en Europe. Je ne vais pas les recenser toutes, mais elles existent, parfois financées par l'impôt (donc par tous les contribuables, y compris les immigrés), parfois financées par les cotisations sociales (donc par ceux qui travaillent, y compris des Africains qui travaillent "au noir" ou sous des noms d'emprunt mais n'en bénéficient pas).
Bien entendu parmi les Africains, il y a de vrais courageux qui s'en sortiront toujours là où ils sont, et puis il y a de vrais assistés qui profitent du système sans jamais y contribuer. Cependant ces catégories de personnes existent dans tous les pays du monde et ne sont pas propres aux Africains, même si on aimerait, vu le travail nécessaire en Afrique, qu'il y en ait le moins possible (d'assistés). Il faut réhabiliter le travail et faire comprendre au plus grand nombre, que c'est par ce biais que l'on s'en sortira individuellement et collectivement. A nous voir plus beaux que nous ne sommes en réalité (château de l'Afrique de l'Ouest, 2/3 des réserves mondiales de bauxite, scandale géologique...), certains ont fini par se croire rentiers.
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+3 #18 KOUYATE 19-05-2014 16:40

Dans toutes les théories économiques développées, il faut à mon avis, le temps nécessaire pour évaluer l'efficacité de telle ou telle politique économique. Nous avons eu un temps d'apprecier l'économie Keynsienne au bout d'un cycle relativement court.
- Avons nous vraiment les moyens de definir objectivement un cycle économique ?
- Un cycle économique, avant de voire les résultats, peut-il prendre 100 ans?
- Je repose le cas du modèle économique chinois qui connais un essor phenominal et fait trembler le monde CAPITALISTE;
- Les finances islamiques sont aussi vieilles pour démontrer leur efficacité dans le temps...
Dans peut être 100 ans, le modèle Keynesien montrera lui aussi ses limites et fait de tout modèle économique cobail de l'expérimentation...
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+2 #17 Mamadou S Diallo 19-05-2014 13:42

Citation en provenance du commentaire précédent de M S Diallo/Londres:
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@ M S Houston, je ne pense qu'il y est du mal de se vanter de l'existence d'une couverture medicale gratuite, des conges payes et une assuarance chomage. The British are proud of it but they equally work WELL. Aussi ce jeune dont vous avez mentione ici n'est pas un echantillon representatif des Guineens vivant en Allemagne ou en Europe. Certes le system social Europeen peut etre un piege pour tous inclus les natifs, mais le systeme Americain aussi pose autant ou plus de problemes aux immigres et natifs. C'est la methode de travail pas le travail (dure avec des longues heures) qui epanouissent l'homme. Vous pouvez demander aux creseurs de puits et defricheurs de champs en Afrique..
Cordialement!

Il n’y pas de couverture médicale gratuite en Europe. C'est une illusion! Il y'a des millions d'individus qui se réveillent chaque matin eu Europe, partent travailler et payer beaucoup de taxes pour qu'un tel système existe. Si seulement nous faisions comme eux, chez nous en Afrique et quand nous sommes chez-eux en occident!
J'ai vécu longtemps en Allemagne, visite beaucoup de pays a forte immigration Africaine, cette mentalité de vouloir trop profiter du système sans jamais contribuer est une attitude prévalente. Un piège qui nous pousse en marge la société.
Quand au dur travail, en tant que étudiant en Afrique du nord, j'ai littéralement vécu l’expérience des défricheurs de champs en Italie (pratiquement l'esclavage moderne) plus dur que l'Afrique; j'ai eu l’opportunité de voir les creseurs de puits (avec pelle et pioches dans le désert); En tant que étudiant, j'ai fait l’expérience du travail a la chaîne dans usines en Allemagne, il n'y a rien de gratuit, dans la vie soit vous travailler pour produire votre confort ou bien vous profiter du travail des autres.
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+2 #16 M S Diallo/Londres 19-05-2014 12:01

@Ghandi, Je partage entierement votre commentaire.
@ M S Houston, je ne pense qu'il y est du mal de se vanter de l'existence d'une couverture medicale gratuite, des conges payes et une assuarance chomage. The British are proud of it but they equally work WELL. Aussi ce jeune dont vous avez mentione ici n'est pas un echantillon representatif des Guineens vivant en Allemagne ou en Europe. Certes le system social Europeen peut etre un piege pour tous inclus les natifs, mais le systeme Americain aussi pose autant ou plus de problemes aux immigres et natifs. C'est la methode de travail pas le travail (dure avec des longues heures) qui epanouissent l'homme. Vous pouvez demander aux creseurs de puits et defricheurs de champs en Afrique..
Cordialement!
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+3 #15 Diallo 19-05-2014 09:36

Citation en provenance du commentaire précédent de Mamadou S Diallo:
Nos conditions économiques serait beaucoup moins catastrophiques, avec un système éducatif, culture du travail qui encourageraient la pratique de l’économie au lieu de la théorie sur l’économie.
Il y'a quelque jours, j'ai lu sur Guinéenews que le bilan intermédiaire du recensement des fonctionnaires contractuels montre que sur environ 100 000 employés, 19 000 étaient fictifs! 19 000 qui usent, abusent le système. C'est a mon avis utopique de faire référence aux conditions économiques dans un tel environnent pour pour porter un jugement sur un tel ou autre modèle ou théorie économique.
Il n'y pas très longtemps, j'ai rencontre un jeune Guinéens vivant en Allemagne (un pays ou j'ai étudie et travaille) en séjour a Houston, qui se vantait devant d'autres d'avoir plus de jours de vacances, d'une assurance maladie, d'un logement sans pratiquement jamais travailler et tout sur le dos du contribuable allemand! Sa seule contribution était de faire périodiquement le "1 euro Job". C'est triste et regrettable comme attitude. Des milliers de nos talents, ayant reçu une très bonne éducation dans les universités en Europe tombent dans ce piège du 'système social' européens qui les rend non-productifs, dependants. Ils ont assimiles que les théories, mais sans aucune expérience pratique (culture de travail). Si de tels "cadres" prennent alors les destines d'un pays, il ne faut s’attendre a un miracle! Ce n'est pas la théorie économique qui fait défaut, c'est la pratique. Demandons a tous nos "Prof." et "Dr." qui veulent diriger, ce qu'ils ont fait dans leurs vies professionnelles avant de leur accorder ce privilège.
Mamadou S. Diallo
Houston, TX

Voici "une vérité vraie", l'africain d'aujourd'hui aime consommer sans produire. Il est devenu un vrai parasite de ce système.
Tout ce qui nous intéressent c'est le vendre et le bas vendre,il n y a qu'a voir le comportement notre élite.
Aucun pays ne peut prospérer sans effort. Nous devons accepter de nous sacrifier un peu pour notre continent.
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+5 #14 Pokpa Holomo Lamah dit Patriote1 19-05-2014 02:25

Alpha Sidoux Barry,
Tout a ete dit ou presque. Il ne reste plus que votre proposition que tout le monde attend.
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+8 #13 Alpha Sidoux Barry 18-05-2014 21:52

Le professeur Ansoumane Doré a pris la précaution de distinguer le libéralisme politique du libéralisme économique. Or, le second est déterminé par le premier. On ne peut les dissocier. C'est pourquoi l'on parle de libéralisme tout court.
Le professeur Doré montre aussi que le libéralisme est complètement déréglé depuis le début du 3ème tiers du 20ème siècle (depuis les années 1970). Il ne se risque pas à tenter d'y apporter des corrections. De fait, il n'y en a pas. Ces dérèglements sont consubstantiels du libéralisme.
Je conteste que la Chine, où le parti unique domine toute la société, soit entrée dans l'ère du libéralisme.
Les nouveaux pays industriels (NPI) d'Asie du Sud-Est connaissent un mode de production nouveau, qui n'est pas du libéralisme.
En particulier, les plus pays pauvres du Tiers monde, en l'occurrence les pays les moins avancés (PMA), doivent emprunter une autre route que celle des économies libérales.
Le professeur Doré reste un économiste libéral que l'on pourrait qualifier de moderne.
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+5 #12 Barros Diallo 18-05-2014 21:41

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Il faut s'inspirer de ce qu'il y a de meilleur dans telle ou telle doctrine, sans en faire de dogme (par définition intangible) et agir pragmatiquement en fonction des seuls intérêts de la Guinée et des Guinéens.

Je suis du même avis : je crois qu'il est là le debat de fond.
Toutes les ideologies ont du bon et moins bon parce que ce sont les hommes qui les mettent en pratique aves leur faiblesses et interprétations.. On ne sortira donc pas aisément d'un debat consistant a faire la comparaison de l'une à l'autre . A chaque epoque et chaque problème, le défi du praticien (decideur) consiste a trouver la réponse adequate (pragmatisme) et non s'enermer- comme pourrait se le permettre le theoricien - dans une logique idéologique (dogmatiser).
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+5 #11 Doya Malal 18-05-2014 13:56

Merci Professeur Dore pour cet article. Souvent certain spécialistes de l’économie résument le libéralisme au FMI, cette machine destructrice qui empêche l’Afrique à sortir du trou. Voilà pourquoi Dr Sidoux nous parle « d’illusion ». Mais pour moi l’ apprenti, quand je pense au libéralisme, je pense à l’éradication de la variole grâce aux compagnies pharmaceutiques privées américaines, je pense à la Révolution verte, une politique de transformation des agricultures des pays en développement par des compagnies privées américaines qui font qu’aujourd’hui aucun chinois, indien et mexicain ne meurt de famine comme il en mourrait au début du siècle dernier, les vaccins et humanisations de l’OMS qui sont gratuits en Afrique et qui sont fait par des laboratoires prives en Amérique et L’Europe, les campagnes contre le Paludisme menés par des anglais et américains au Kenya et autres pays africains qui ont sauvé des milliers d’enfant africains, l’éminente éradication de la polio même dans le fief des talibans entrepris par des citoyens américains, les téléphones cellulaires jusqu’à dans le petit village de robert Sara dans le Koundara profond. Pour le moment seul le libéralisme qui encourage L’entrepreneuriat et le dur travail peut faire de tell miracles.
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+7 #10 Féla Barry 18-05-2014 01:52

Mon posting a certes surpris plus d’un contributeur et illustres commentateurs de Guinéeactu. Je ne suis ni dogmatique, in fine, ni anticapitaliste ni altermondialiste encore moins rattrapé par l’esprit « islamiste » de clôture. Je suis pour que la Guinée benchmark ce qui se fait de mieux au monde, en lieu et place du goulag tropical qui lui sert de modèle de gouvernement, si ce n’est de politique de civilisation. C’est juste une mise au point au regard du respect et de l’admiration que j’ai pour la plupart des intervenants de ce site, auquel cas ils leur viendraient à douter de mes convictions libérales et citoyennes. Faire l’éloge flatteur du libéralisme économique, vous conviendrez avec moi, ne dispense pas d’exercer son esprit critique face aux inégalités montantes que la croissance économique n’arrive plus à résorber. C’est l’incrédulité combiné à la mauvaise volonté de nos politiques seule qui justifient cette longue tirade à boulets rouges sur les travers du capitalisme. Mes convictions et préoccupations demeurent pérennes quant à l’avènement d’une guinée démocratiquement pacifiée, rentrée de plain-pied dans l’économie du savoir, en fin dotée d’un appareil industriel de production d’une plus grande efficacité économique pour tous, entendu qu’on arrive à l’égalité formelle tant célébrée par les constitutions et autres chartes universelles que par la contrainte démocratique au mieux judiciaire !!!
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+13 #9 madina 17-05-2014 22:32

Merci Professeur Ansoumane Doré pour cette contribution qui coule de source.
Je vous suis d'une particulière reconnaissance pour les précieuses informations que vous m' apportez ainsi qu'à tous les députés du parlement de Guinéeactu.
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+2 #8 A.O.T. Diallo 17-05-2014 19:16

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Il faut s'inspirer de ce qu'il y a de meilleur dans telle ou telle doctrine, sans en faire de dogme (par définition intangible) et agir pragmatiquement en fonction des seuls intérêts de la Guinée et des Guinéens.
Pour ma part, je préfère corriger les inégalités que le libéralisme ne manquera pas de susciter dans son fonctionnement, que de couper toutes les têtes qui dépassent au nom d'une égalité formelle, impossible à réaliser sans contrainte.

Je soutiens cette motion devant le parlement de Guineeactu, la seule Assemblée Nationale crédible et diverse aujourd'hui...
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0 #7 Patriote1 17-05-2014 18:39

Je partage entièrement le point de vue de Gandhi.
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+12 #6 Mamadou S Diallo 17-05-2014 17:56

Nos conditions économiques serait beaucoup moins catastrophiques, avec un système éducatif, culture du travail qui encourageraient la pratique de l’économie au lieu de la théorie sur l’économie.
Il y'a quelque jours, j'ai lu sur Guinéenews que le bilan intermédiaire du recensement des fonctionnaires contractuels montre que sur environ 100 000 employés, 19 000 étaient fictifs! 19 000 qui usent, abusent le système. C'est a mon avis utopique de faire référence aux conditions économiques dans un tel environnent pour pour porter un jugement sur un tel ou autre modèle ou théorie économique.
Il n'y pas très longtemps, j'ai rencontre un jeune Guinéens vivant en Allemagne (un pays ou j'ai étudie et travaille) en séjour a Houston, qui se vantait devant d'autres d'avoir plus de jours de vacances, d'une assurance maladie, d'un logement sans pratiquement jamais travailler et tout sur le dos du contribuable allemand! Sa seule contribution était de faire périodiquement le "1 euro Job". C'est triste et regrettable comme attitude. Des milliers de nos talents, ayant reçu une très bonne éducation dans les universités en Europe tombent dans ce piège du 'système social' européens qui les rend non-productifs, dependants. Ils ont assimiles que les théories, mais sans aucune expérience pratique (culture de travail). Si de tels "cadres" prennent alors les destines d'un pays, il ne faut s’attendre a un miracle! Ce n'est pas la théorie économique qui fait défaut, c'est la pratique. Demandons a tous nos "Prof." et "Dr." qui veulent diriger, ce qu'ils ont fait dans leurs vies professionnelles avant de leur accorder ce privilège.
Mamadou S. Diallo
Houston, TX
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+10 #5 Gandhi 17-05-2014 08:10

Il faut s'inspirer de ce qu'il y a de meilleur dans telle ou telle doctrine, sans en faire de dogme (par définition intangible) et agir pragmatiquement en fonction des seuls intérêts de la Guinée et des Guinéens.
Pour ma part, je préfère corriger les inégalités que le libéralisme ne manquera pas de susciter dans son fonctionnement, que de couper toutes les têtes qui dépassent au nom d'une égalité formelle, impossible à réaliser sans contrainte.
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-4 #4 Féla Barry 17-05-2014 05:05

Mr Sylla démocrate, il fallait lire à l’envers c’est un tour d’esprit, ce qui revient au même : l’homme exploite toujours l’homme, malgré les sermons du vendredi, qui commande d’aimer son prochain comme on aime Dieu. Ce n’est pas par hasard que sous des dehors trompeurs de sciences économiques que le capitalisme a voulu se substitué aux doctrines du salut de l’homme dans une parole révélée : à un moment donné les montons ne seront plus comment donner de la laine !!! Libéral je fus et je le reste, il manquerait plus que je devienne socialo-communiste avec ses morts par légions sur nos consciences, l’affreux, pardon l’afro-socialisme ce n’est pas de la tarte. Le génie du capitalisme, c’est l’innovation, son aptitude à se doter en tout lieu et temps, d’un redoutable et prodigieux appareil économique de production a même de satisfaire les besoins vitaux. Pendant que le communisme se pétrifiait dans la police des esprits et l’aveuglement idéologique du surarmement. Je n’ai plus le temps le temps….capacité de production /mécanismes d’échange, vous les marier comment sans sacrifier les facteurs, surtout soyez humain ????
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+1 #3 Sylla democrate 17-05-2014 02:38

Fella ecrit, comme disait le pote Coluche, le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, le communisme c’est l’inverse lol…… je ne sais vraiment ce que cela signifie. Comme on le dit en Afrique "Si tu peux etre plus clair et direct" cela aiderait.
Nous attendons toujours qu'on nous prouve enfin qu'il y a modele connu, existant qui a fait ses preuves pour l'humanite plusque la capitalisme avec tout ce qu'on connait de ces "non exploits". Pour ma part, malgre l'ecart de vie entre les humains, je reste encore convaincu que le capitalisme est le moindre mal. Autrement, le meilleur choix en attendant qu'on nous propose une autre option.
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0 #2 Féla Barry 17-05-2014 01:42

Avec JJ Rousseau nous avons à peine dégusté le fruit défendu de la liberté que Marx nous ôte l’illusion de l’égalité : nous naissons libre certes mais nous ne sommes pas égaux devant le grand capital ! Après la dictature du prolétariat, que restera-il de l’humanité du salariat face à la poussée omnipuissante de la dictature du grand capital, qui démantèle les minima salariaux sans que la rente ne soit rattrapée par une fiscalité maximale, sans parler des trous noirs de ses économies sous-terraines dans les paradis fiscaux. La bêtise humaine, pardon capitaliste est certes de tout temps, mais, de nos jours ses limites sont sans cesse repoussées jusqu’aux confins de la chrémastique, la maladie de l’homme moderne, pour reprendre le mot d’Aristote, si ce n’est le vers dans le fruit du capital !!! Après Stiglitz, Amartya Sen, voilà l’énorme pavé, assourdissant de Thomas Piketty dans la marre aux crocodiles du génie du capitalisme. Le capitalisme est devenu fou, il faudra lui mettre de force une camisole d’humanité. Les vraies lois de l’économie restent à réinventer : comme disait le pote Coluche, le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, le communisme c’est l’inverse lol……
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0 #1 Féla Barry 17-05-2014 01:31

Avec JJ Rousseau nous avons à peine dégusté le fruit défendu de la liberté que Marx nous ôte l’illusion de l’égalité : nous naissons libre certes mais nous ne sommes pas égaux devant le grand capital ! Après la dictature du prolétariat, que restera-il de l’humanité du salariat face à la poussée omnipuissante de la dictature du grand capital, qui démantèle les minima salariaux sans que la rente ne soit rattrapée par une fiscalité maximale. La bêtise humaine, pardon capitaliste est certes de tout temps, mais, de nos jours ses limites sont sans cesse repoussées jusqu’aux confins de la chrémastique, la maladie de l’homme moderne pour reprendre le mot d’Aristote, si ce n’est le vers dans le fruit du capital !!! Après Stiglitz, Amartya Sen, voilà l’énorme pavé, assourdissant de Thomas Piketty dans la marre aux crocodiles du génie du capitalisme. Le capitalisme est devenu fou, il faudra lui mettre de force une camisole d’humanité. Les vraies lois de l’économie restent à réinventer : comme disait le pote Coluche, le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, le communisme c’est l’inverse lol……
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