Laye Kouyaté : «Kaléta n’est pas la solution»

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KOUYATE_Laye_01Laye Kouyaté, le chargé de communication d’Electricité de Guinée (EDG) a averti ce jeudi que « le barrage hydroélectrique de Kaléta en construction n’est pas la solution au problème énergétique de la Guinée Â». Désavouant ainsi Alpha Condé et ses partisans qui disent « qu’avec Kaléta, le déficit énergique que la Guinée connaît depuis son indépendance sera un lointain souvenir Â».

L’ingénieur hydrogéologue se disant spécialiste en aménagement des barrages hydroélectriques a révélé que 30% des 240 mégawatts de Kaléta sont destinés à alimenter les réseaux électriques de certains pays voisins de la Guinée. La Guinée connaissant actuellement la construction de nombreuses unités industrielles, les 70 % restants ne pourront donc pas suffire, selon lui.

Si rien n’est fait, le besoin en courant électrique se fera toujours sentir en Guinée, d’après Monsieur Kouyaté. Pour cause, en plus des usines qui existent, le pays pourrait connaître la construction de nouvelles usines à un rythme accéléré. D’autres secteurs qui ne peuvent marcher que s’il y a de l’électricité pourraient connaître une croissance rapide en Guinée, a-t-il fait savoir aussi.

Pour une résolution complète du problème énergétique de la Guinée, Laye Kouyaté conseille de faire une gestion intelligente du potentiel du fleuve Konkouré sur lequel d’autres barrages sont construits et Kaléta est en train d’être construit. « Il faut chercher à rentabiliser le fleuve Konkouré qui dispose d’un énorme potentiel hydroélectrique Â», a-t-il conseillé.

Laye Kouyaté qui s’exprimait sur les ondes d’une radio de la place a dit par ailleurs que « EDG n’a pas un problème de gestion mais un problème de production et de transport d’énergie Â». Et si ça ne marche pas de ces côtés, pour le chargé de communication d’EDG, « c’est la faute au gouvernement à travers le ministère de tutelle qui ne met pas les moyens à disposition Â».


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
+1 #12 Balde Gando 20-05-2014 00:47

Remarquez, quand on parle de desserte en énergie (ou en eau) chez nous, on pense presqu’uniquement aux populations citadines (surtout celles de Conakry et certaines grandes villes). On ne pense jamais aux populations villageoises. Si comme nos parents au village n’avaient pas le droit à la lumière, à la télé ou à l’eau glacée (réfrigérateur). Pourtant l’approvisionnement en électricité de ces populations permettrait non seulement d’améliorer leurs misérables conditions de vie mais aussi de booster l’économie de ces régions.
S’il faut attendre que tous ces barrages soient construits et que les villes soient d'abord desservies, s’il faut que le vétuste réseau électrique s’étende jusqu’aux villages, nos parents du village n’auront jamais de courant. Alors qu’avec les énergies renouvelables (solaire, éolien, Biomasse..), on peut mettre en place des réseaux « insulaires » ou décentralisés dans ces contrées.
A titre de comparaison, imaginons-nous où nous en seront si l’état guinéen, parce qu’il a des projets dans les tiroirs depuis belle lurette pour la desserte en lignes de téléphones fixes, s’entêtât à refuser les téléphones portables et le numérique. Quel village aurait eu le téléphone? Ou même combien de foyers dans les villes?. Ainsi de la même manière, on a accepté et soutenu ces nouvelles technolgies (avec le concours des entreprises privées), de la même manière on devrait accepter et soutenir les autres énergies renouvelables (avec ou sans les entreprises privées).
De même la France a abandonné le Minitel au profit d’une nouvelle techonologie plus prometteuse et efficace: l’internet !
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+1 #11 Balde Gando 18-05-2014 19:57

Tonton Mamadou Saliou !
Vous avez raison, on trouve du « renouvelable » chez nous. Mais malheureusement à des doses homéopathiques et généralement mal géré (lampadaires solaires). Ou bien ce sont des privés, face à la démission de l’état dans l’approvisionnement en électricité et en eau, qui s’en chargent. Par exemple, dans notre village (de la taille d’un hameau), notre mosquée dispose de panneaux solaires. De même que certaines habitations. C’est la raison pour laquelle nos téléphones portables sont toujours chargés même si on n’a pas de crédits dedans. LOL
Pourtant ce dont on a besoin, c’est un master plan énergétique. Nos potentialités ne sont pas seulement d’ordre hydroélectrique. Aussi ne comprends-je pas pourquoi penser énergie en Guinée, c’est toujours penser surtout barrage.
Les millions de $ dépensés avec Agrecco pour une durée limitée aurait pu servir à utiliser des éoliennes ou du solaire pour une durée illimitée. De même que les sommes faramineuses pour les groupes électrogènes et leur fonctionnement.
Il est pour moi inconcevable que nos hôpitaux ne disposent pas de courant soit parce que ce n’est pas leur tour ou bien par manque de carburant dans le groupe électrogène (qui de surcroit n’alimente qu’une partie de l’hôpital). Pourquoi ne pas alimenter tous les hôpitaux et bâtiments publics avec l’énergie solaire au lieu de dépenser des sommes faramineuses pour le carburant des groupes électrogènes ? On nous a parlé de Kounkouré. On nous disait Garafiri allait résoudre nos problèmes. Tel ne fut pas le cas. Maintenant, on parle de Kaleta. Et après, on nous dira qu’il faut construire encore un autre et ainsi de suite. Ces constructions de barrages mobilisent trop de ressources humaines et financières pendant une longue période. Et pour des résultats insatisfaisants (saison sèche etc). Et on ne parle presque jamais des problèmes écologiques !
La plupart de ces projets de barrage ont été élaborés à une époque où les autres énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse…) relevaient de la pure science-fiction. Il est inconcevable que, malgré le fait que nous savons qu’une autre voie est possible, nous nous entêtions dans ce modèle (que nous avons érigé en dogme religieux) du 19eme et 20eme siècle. Alors que partout dans le monde, on scrute d’autres alternatives. Si on misait sur le solaire et les éoliens et autres, on aura des résultats immédiats et peut être moins onéreux.
On pourrait même penser à un mini DESERTECH en Haute Guinée en collaboration avec le Mali, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Je ne parle même pas du potentiel (incommensurable) le long de la côte atlantique.
Il faut penser à une smart forme décentralisée de production d’énergie. Les ressources humaines sont là (par exemple des personnes comme votre ami de Timbi Toundi). On pourrait par exemple, comme projet pilote, approvisionner les nouveaux quartiers en construction en Haute Banlieue de Conakry et d’autres villes et villages avec du solaire et/ou de l’éolien. Etc…On pourrait, par exemple, se servir des déchets que les Diallo et Camara ne cessent de produire à Conakry, Kindia, Labé, Kankan, N’Nzérékoré et autres pour fournir de l’énergie à toutes ces populations locales. Tout ceci aurait le charme de libérer les capacités énergétiques existantes. Aidant ainsi à fournir de l’énergie à beaucoup plus de foyers.
Ainsi il faudrait que l’état change de paradigme et fasse appel à l’expertise des spécialistes nationaux et étrangers !
Bien à vous Tonton !
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0 #10 amadusdialamba 18-05-2014 01:38

Citation en provenance du commentaire précédent de A.O.T. Diallo:
Drôle d’ingénieur hydrologue qui explique les insuffisances du barrage kaleta par des rêves d'industrialisation miracle et par les risques de partage inter-états de ressources de la CEDEAO !
La vraie raison de cette insuffisance est la période d’étiage (5-6 mois) ou les 2/3 de la production sera a l’arrêt par manque d'eau.
Depuis les études des colons sur le complexe konkoure il était connu que faire les barrages de Garafiri et Kaleta sans ceux de Souapiti et Almaleria serait une solution insuffisante pour profiter de tout son potentiel.
Mais Garafiri et Kaleta ont tous les deux été construit pour des raisons électorales cad pour tromper des populations amnésiques et techniquement ignorantes.
Par ailleurs après mes enquêtes a Conakry auprès de cadres techniques de l'EDG il est ressorti que refaire la totalité du réseau électrique de Conakry couterait moins de 100 millions de USD alors comment expliquer 500 millions de dépenses en 3 ans sans avoir commencé par cel ? C'est facile: uniquement pour voler et tromper les guineens ignorants et qui se complaisent dans cet état.
Je refuse de croire que des africains ne peuvent pas gérer correctement une société d’état mais franchement pour donner de l'eau et de électricité minimale et de qualité aux guineens dans le contexte actuel il faut absolument "out-sourcer" et pas avec des truands sénégalais ou burkinabé. On verra plus tard comment éventuellement nationaliser si nécessaire.
Aéroport, port, téléphonie....sans les toubabs aujourd'hui ils marcheraient comme EDG et SEG - il faut avoir le courage de le reconnaitre pour le bien minimal des pauvres guineens qui vivent le martyr tous les jours au pays...

Ha ! Vous me rappelez de Garafiri encore. Triste souvenir ! Ce gigantesque ouvrage m’a ruiné pendant plusieurs mois pour rien. Je ne savais pas qu’il était inutile. C’est ainsi qu’on défalqua de mon maigre salaire sans que ça ne serve à la cause que j’avais crue. De poteaux géants, des lignes de haute tension qui n’ont jamais court-circuité même un oiseau par défaut de courant. Je me souviens très bien c’est ce Fall Asmaou Françoise Lonsény encore qui pilotait ce recouvrement mafieux. Ces clochards nous ont spoliés des mois durant pour rien. La cause pour laquelle nous avons voulu sacrifier l’insignifiant salaire était loin de préoccuper ces vautours. Nous ne savions pas que ce projet était tout sauf fournir du courant aux pauvres citoyens. Personne n’a su que Conté et son rival n’était pas sur la même longueur d’onde. Ha ! Si les souvenirs n’étaient pas que de courte durée en Guinée !
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0 #9 A.O.T. Diallo 17-05-2014 19:12

Drôle d’ingénieur hydrologue qui explique les insuffisances du barrage kaleta par des rêves d'industrialisation miracle et par les risques de partage inter-états de ressources de la CEDEAO !
La vraie raison de cette insuffisance est la période d’étiage (5-6 mois) ou les 2/3 de la production sera a l’arrêt par manque d'eau.
Depuis les études des colons sur le complexe konkoure il était connu que faire les barrages de Garafiri et Kaleta sans ceux de Souapiti et Almaleria serait une solution insuffisante pour profiter de tout son potentiel.
Mais Garafiri et Kaleta ont tous les deux été construit pour des raisons électorales cad pour tromper des populations amnésiques et techniquement ignorantes.
Par ailleurs après mes enquêtes a Conakry auprès de cadres techniques de l'EDG il est ressorti que refaire la totalité du réseau électrique de Conakry couterait moins de 100 millions de USD alors comment expliquer 500 millions de dépenses en 3 ans sans avoir commencé par cel ? C'est facile: uniquement pour voler et tromper les guineens ignorants et qui se complaisent dans cet état.
Je refuse de croire que des africains ne peuvent pas gérer correctement une société d’état mais franchement pour donner de l'eau et de électricité minimale et de qualité aux guineens dans le contexte actuel il faut absolument "out-sourcer" et pas avec des truands sénégalais ou burkinabé. On verra plus tard comment éventuellement nationaliser si nécessaire.
Aéroport, port, téléphonie....sans les toubabs aujourd'hui ils marcheraient comme EDG et SEG - il faut avoir le courage de le reconnaitre pour le bien minimal des pauvres guineens qui vivent le martyr tous les jours au pays...
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0 #8 Gandhi 17-05-2014 08:03

Citation en provenance du commentaire précédent de Balde Gando:
les barrages hydroélectriques (dont on parle au moins depuis l’indépendance) coûteux sur le plan financier, environnemental et social (déguerpissement, délocalisation de villages vers des lieux peu propices …).

C'est vrai qu'on ne peut installer un barrage hydroélectrique où on veut (contrairement aux centrales thermiques), mais il faut gérer les problèmes que vous évoquez en amont, car l'énergie hydraulique, c'est cher à l'achat, mais quasiment gratuit pour le fonctionnement pour une centaine d'années. Il n'y a donc pas photo. Il faut investir dans l'hydroélectrique et Kaleta est un investissement nécessaire (il n'y a donc pas lieu de s'en glorifier), mais non suffisant.
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+1 #7 Balde Gando 17-05-2014 03:03

Citation en provenance du commentaire précédent de Gandhi:
Tout à fait, mais Kaleta c'est de l'énergie renouvelable.

Oui, vous avez raison ! Je suis désolé, je me suis mal exprimé. Je voulais dire l’alimentation en énergie outre les Tombo 1, 2…10 et les barrages hydroélectriques (dont on parle au moins depuis l’indépendance) coûteux sur le plan financier, environnemental et social (déguerpissement, délocalisation de villages vers des lieux peu propices …).
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+1 #6 mamadou saliou bah 17-05-2014 00:42

Salut Tonton Gando !
Je dois te dire que nous sommes ( en Guinee) , deja " au renouvelable " !
Les rues sont eclairees par des lampes alimentees par des panneaux solaires . Il y en a dans certaines villes et villages .
Dans mon village de Labe , il y en a une juste a l'angle de notre concession . Eh bien , " ILS "ont place les panneaux et la batterie si haut ( pour empecher les vols ,eh oui ! ) qu'ILS n'arrivent pas a les NETTOYER et a RENOUVELLER l'eau ( de la batterie ) .
Quand j'ai demande la RAISON ," ILS " n'ont pas D'ECHELLE ! Non seulement ," ILS " N'ONT PAS DE PETROLE , MAIS PAS D'IDEES NON PLUS !
UNE ECHELLE !
Production , il y en a . Gestion ( previsions ) non ! " Vaches mal gardees " .
Bien a toi !
PS : Un copain de TOUNNI , qui a prefere sa retraite dans notre village , produit son electricite avec une EOLIENNE ! C'est possible !
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+1 #5 Gandhi 16-05-2014 21:47

Citation en provenance du commentaire précédent de Balde Gando:
Pourquoi ne pas changer de paradigme ? Pourquoi ne pas essayer avec les énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse etc) ?

Tout à fait, mais Kaleta c'est de l'énergie renouvelable.
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+2 #4 un jeune guineen 16-05-2014 19:50

Meme si les 240 megawatts etaient entierement consacres a la Guinee, he doute que nous puissions quand meme pallier le problene d electricite en Guinee. Les installations electriques en Guinee sont de tres mauvaise qualitr et sourtout pas adaptees. Il va falloir repenser le tout. Aussi, il ne suffit pas simplement d avoir la quantite necessaire d energie. La gestion de tout ceci est indispensable. Si elle est confiee a des gens qui n ont aucune consideration pour la Guinee, alors nous auront beau avoir toute l energie du monde ou de la galaxie, cela ne servira a rien puisqu a un moment ou a un autre, nous reviendrons a la case de depart avec les memes problemes, sinon pires.
Bref ...................
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+1 #3 Balde Gando 16-05-2014 17:28

Pourquoi ne pas changer de paradigme ? Pourquoi ne pas essayer avec les énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse etc) ? Nous disposons d’atouts naturels incommensurables. Des pays moins nantis que nous s’y mettent déjà au renouvelable. Concernant les coûts et les problèmes techniques, on peut faire appel à des spécialistes guinéens et étrangers pour des études de faisabilité. Il faut seulement avoir la volonté politique. Et arrêtez de courir derrière des modèles du 19eme et du 20eme siècle. Combien nous ont coûté et nous coûteront tous ces barrages sur le plan financier, environnemental et social ? Et avec quel rendement ? Il est temps de chercher d’autres alternatives. Les expertises sont là ! Il faut seulement vouloir !
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+4 #2 Alsény Camara 16-05-2014 13:14

De Kouyaté « EDG n’a pas un problème de gestion mais un problème de production et de transport d’énergie ». Monsieur soyons sérieux, avec plus 18 directions et une pléthore de travailleurs, vous pensez que notre gagne pain n’a pas de problème de gestion. Pouvez-vous présenter les états financiers des trois derniers exercices ? EDG doit être morcelée en trois partie en vue de privatisation en trois entités différentes: la production et les équipements, le transport et l’entretien du réseau et la commercialisation (facturation et recouvrement). Chaque entité devrait être dotée de sa propre structure de gestion et de contrôle, et les états financiers validés par des Cabinets d’expertise de renommée internationale. La répartition des 25 milliards FG payés mensuellement par l’Etat guinéen à EDG sera fonction de la performance des trois entités ci-dessus citées. Monsieur Kouyaté, expliquez nous la situation des cents (100) groupes de 1 MGW chaque achetés par la gestion de Dadis-Sékouba ? Des éléphants blancs ou le recyclage desdits groupes dans le contrat de la société Agrecko sise au carrefour «Tanènè ». Il y a flou artistique qui entoure la gestion d’EDG et du Ministère de l’énergie en Guinée. Privatisons le secteur de l’énergie à l’image de celui de la téléphonie il y a une décennie dans l’intérêt des consommateurs guinéens, y compris l’Etat avec la fin des subventions financières. Vive la République de Guinée.
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+11 #1 Barros Diallo 16-05-2014 03:25

N'est-ce pas un problème de gestion, M Kouyaté, lorsqu'on "achete 100MW" ( pour parler comme AC) à la va-vite pour se rendre compte 4 ans plus tard qu'il y'a problème de transport ?
Bien vrai qu'aucun gestionnaire (digne du titre) ne se lance dans pareille aventure sans en connaitre toute la problématique, d'autant plus que ce problème de transport - cause d'énormes pertes de capacité - est connu de tous vos collègues sérieux .Mais j'imagine que ces derniers sont du nombre de ceux dont l'avis ne compte pas..
Comme je l'ai mentionné sur Facebook il y'a quelques jours: c'est l'histoire du nouveau pêcheur qui s'achete une pirogue, dernier cri, et ignore qu'il a besoin de filets de pêche. Tiens c'est peut-être ça: de l'ignorance !
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