Heinan Goba Vendredi, 09 Mai 2014 18:08
Le 3 mai, en présence de certains membres du gouvernement, des responsables de la division prévention du ministère de la Santé et des partenaires techniques de la Guinée, le vice-président de l’UFDG et député à l’Assemblée nationale, l’honorable Fodé Oussou Fofana a affirmé qu’il est lui aussi concerné par le problème d’Ebola au même titre que tous ses compatriotes en invitant à un renforcement de la communication sur la maladie.
« Le problème d’Ebola en Guinée concerne tout le monde, y compris moi qui vous parle. Ce n’est pas seulement un problème du gouvernement. Ça concerne toute la nation. Il est donc important qu’on arrête de le politiser. Et qu’on se donne les mains pour mieux communiquer là-dessus », a introduit le président du groupe parlementaire, les libéraux démocrates.
De l’avis du vice-président de l’UFDG, le fait que la maladie ait failli avoir raison sur la Guinée, n’eût été l’appui des partenaires techniques, résulte de la façon dont le gouvernement a géré la communication. Le gouvernement, selon Fodé Oussou Fofana, a voulu montrer que la situation n’est pas grave. Pourtant, à son avis, il fallait mettre en avant la gravité du problème.
« Je préfère une mère qui aggrave un cas de fièvre qui touche son enfant à une mère qui se tait pour chercher seule un traitement », a fait savoir le député national.
Pour lutter efficacement contre la fièvre hémorragique virale qui a fait plusieurs dizaines de morts dans le pays, Fodé Oussou Fofana a conseillé le renforcement de la communication. S’agissant d’une maladie comme Ebola qui n’a ni remède ni vaccin spécifique, le mieux serait de donner la parole à des spécialistes afin de communiquer largement sur les méthodes de prévention, selon lui.
Ce que l’honorable Fodé Oussou Fofana a aussi dénoncé est le fait que tout le monde se permet actuellement en Guinée de parler d’Ebola. « Ce n’est pas parce qu’on est membre du gouvernement qu’on va se mettre à parler d’Ebola. Ce n’est pas parce qu’on est journaliste qu’on va se mettre à parler d’Ebola. Il faut donner la parole aux spécialistes », a-t-il conseillé.
Si les ministres du gouvernement parlent d’Ebola pour des raisons politiques et les journalistes pour des raisons professionnelles, ce que le député n’admet pas c’est le fait qu’on en parle même dans des mosquées. Pour lui, un imam dans une mosquée ne sait rien d’Ebola. Il ne peut dire comment elle s’attrape ni comment elle se manifeste. Il doit de ce fait s’abstenir d’en parler.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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