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Comité de riposte contre Ebola : de l’opacité dans la gestion des fonds
Samory Keita Samedi, 03 Mai 2014 23:07
Un flou artistique entoure actuellement la gestion des fonds alloués au comité interministériel de riposte contre l’épidémie d’Ebola en Guinée. Pendant que certains membres dudit comité indiquent qu’un compte bancaire n’est même pas encore ouvert, d’autres, par contre, affirment que 80% des montants alloués sont déjà utilisés.
S’il y a une chose qui préoccupe aujourd’hui les Guinéens, c’est bien le virus Ebola qui sévit dans le pays depuis le mois de mars dernier. Pis, il n’épargne personne, dans la mesure où même le personnel de santé qui prend soin des malades le fait à ses risques et périls. De sa phase mystérieuse à sa découverte, Ebola a endeuillé des dizaines familles.
Entrée par le sud du pays, la maladie a rapidement gagné du terrain. Les villes de Macenta, Guéckédou et Conakry sont les plus touchées. Cette évolution rapide et inquiétante a créé la psychose dans la cité. Les autorités du pays qui avaient tendance à négliger au départ l’épidémie, ont fini par se faire voix pour rassurer les populations par rapport aux dispositions prises tout en les invitant à ne pas céder à la panique.
C’est dans cette optique que le gouvernement a promis de consacrer une enveloppe financière de 10 milliards de francs guinéens à la lutte contre Ebola.
Pour accompagner cette initiative, des partenaires nationaux et internationaux se sont aussi manifestés en mettant la main à la poche. Au niveau national, ce sont la société Guicopres et la NGR qui ont donné respectivement 1 milliard et 200 millions GNF. Quant aux partenaires étrangers, nous avons l’Union européenne (UE) qui a offert 500 mille euros et la CEDEAO qui a débloqué 250 mille dollars, pour ne citer que ceux-ci.
Et comme on pouvait s’y attendre, la mobilisation de ces fonds a aiguisé les appétits par endroits. D’où la mise en place de ce comité « fantôme » techniquement appelé comité interministériel de riposte contre Ebola. Comme son nom l’indique, outre le chef de division et prévention Dr Sakoba Keita, il est principalement composé de ministres dont Alhouseiny Makanera Kaké de la Communication, Remy Lamah de la Santé, Koutoubou Sanoh de la Coopération internationale.
Lors d’une énième conférence animée par le comité, le week-end dernier, il a été question de l’évolution de la maladie dans le pays et DE l’utilisation des fonds jusque-là mobilisés.
Le ministre de la Communication, celui de la Santé, le chef de la division et prévention de la maladie et d’autres partenaires, étaient là ce jour pour éclairer la lanterne des journalistes.
Ainsi, concernant l’évolution du virus, le comité dira qu’à la date du 25 avril, les dernières statistiques font état de 119 cas positifs sur toute l’étendue du territoire national. Qui sont répartis entre Conakry (38 cas) et Guéckédou (66 cas). Et aucun cas signalé dans les préfectures de Macenta, Dinguiraye et Dabola. Aussi, seuls 15 patients seraient actuellement hospitalisés dont 5 à Conakry et 10 à Guéckédou, précise le comité.
Plus loin, le comité ajoutera qu’il y a 879 sujets contacts enregistrés à travers le pays et que 25 d’entre eux ont déjà fini leur phase d’observation. Parmi ces sujets contacts, 96 seraient des agents de santé. « Quand on est sujet contact, ça ne veut pas dire qu’on est malade. Il vous est simplement demandé de faire un suivi régulier et prendre régulièrement votre température », a expliqué le Dr Sakoba Keita qui déplore le fait que ces sujets contacts fassent aujourd’hui l’objet de stigmatisation.
Selon le comité, l’expérience a montré que seuls 10% des personnels de santé sont victimes des épidémies (choléra, méningite etc.) que notre pays a connu ces dernières années.
Parlant des fonds mobilisés, le ministre de la Communication dira qu’ils sont bien gérés. Et sans donner le moindre détail, M. Makanera indiquera que plus de 80% des fonds sont d’ores et déjà utilisés. Comment ? Allez le savoir.
Cette déclaration du ministre de la Communication a laissé plus d’un observateur dans le doute, notamment, quant à la gestion transparente des fonds. Ceci est d’autant plus évident qu’une semaine plus tôt, c’est le directeur de la Télévision (RTG-Koloma), Fodé Tass Sylla, qui affirmait que le comité n’a pas encore son compte bancaire pour loger les ressources mobilisées. A quoi ont servi alors les 80% de fonds utilisés par le comité ? La réponse à cette question pourrait édifier davantage les Guinéens qui en ont le plein droit. Nous y reviendrons.
Samory Keita
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
Commentaires
Eeh Alaa,regardez moi ce ministre de la République ficelé comme un as de pique en tenue couleur de carnaval!
Le type a trois costumes-cravates taillés dans le drapeau national mais il oublie de les mélanger parfois...
1) L'epidemie contrairement a ce que vous ecriver n'a pas commencer au mois de mars mais bien avant.
2) Pourquoi vous attendez vous a une gestion saine des fonds alors que c'est un group de faineant qui pilote le comite mis en place par leur president socio communiste alpha conde qui fait le tour du monde a cout de milliard de franc guineen sans aucun resultat. A moins que Bangoura nostalgique de l'economie communiste vienne me rappeler qu'il vivait mieux au temps de sekou qu'a celui de conte qui aurait fait cours a l'ajustement structurel.
3) Resterons nous eternellemet mediocres?








