Face à l’épouvantail de la grève : le gouvernement panique

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DIALLO_Amadou_CNTG_2_01Le mouvement syndical guinéen entend mettre à profit la célébration des festivités du 1er mai, consacré comme journée internationale du travail, pour déposer un préavis de grève, dont le déclenchement est prévu pour le 13 mai. Pris de panique, face à cette annonce, le gouvernement voudrait prendre le taureau par les cornes, pour empêcher cette grève, qui pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur la paix sociale.

A la veille de la fête internationale du travail, le mouvement syndical guinéen menace d’aller en grève à partir du 13 mai. Les syndicalistes dénoncent le non-respect des engagements pris par l’Etat dans les domaines de la santé et des enseignants. Ils soutiennent que les statuts particuliers des travailleurs de l’éducation et de leurs pairs de la santé ne sont pas respectés par le gouvernement.

Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG), Amadou Diallo, explique les raisons spécifiques de leurs revendications, qui concernent surtout les domaines de la santé et des enseignants. « Si ces premières revendications sont satisfaites, nous pourrions suspendre la grève du 13 mai 2013 Â», promet le syndicaliste.

Après cette menace de grève, le gouvernement a dépêché son porte-parole pour tenter de négocier avec le mouvement syndical. Cette négociation semble pourtant avoir accouché d’une souris. Car les syndicalistes campent sur leur position tant que les promesses ne sont pas visibles. « Malgré les promesses du porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara, à satisfaire nos réclamations, on lui a dit que ce n’est pas rassurant, tant que les actes posés ne sont pas visibles sur le terrain et qu’il n’y a pas vraiment un impact sur les bulletins de paie, nous ne serons pas rassurés Â», précise le secrétaire général de la CNTG.

Le plus urgent était les revendications liées au secteur de l’éducation et de la santé, explique pour sa part le porte-parole du gouvernement au sortir de ce round de négociation.

« Le syndicat et les travailleurs ne doivent pas être victimes d’un certain nombre de contraintes liées au retard ou dysfonctionnement. Je tenais à leur dire cela et à leur présenter nos excuses, mais également voir les solutions que l’on peut envisager ensemble pour régler un certain nombre de problèmes. Je le répète, ce sont essentiellement des problèmes administratifs sur lesquels nous avons un consensus, et il y en a d’autres sur lesquels nous continuons des négociations Â», indique le porte-parole du gouvernement.

Pour M. Camara, le plus important c’est de trouver un climat de conciliation qui a toujours prévalu face à des acteurs responsables. « Il faut faire de telle sorte que les évènements ne nous amènent pas à des situations de blocage Â», souhaite Albert Damantang Camara.

Cette menace de grève du mouvement syndical intervient à un moment où l’économie guinéenne bat de l’aile avec l’épidémie de la fièvre Ebola qui frappe le pays depuis le début de l’année. Les investisseurs pris de peur par cette maladie, font leurs valises pour quitter le pays. Une grève des travailleurs en cette période de vaches maigres ne viendrait sans doute pas arranger les choses.


Boubacar Bagnan Diallo
L’indépendant, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+2 #3 Sylla democrate 05-05-2014 14:03

Boubacar Bagna si ce dernier paragraphe est de toi, alors prouve nous que les investisseurs ont quitte la Guinee pour cause d'Ebola. Avant Ebola, les investisseurs avaient commence a quitter le pays car le go9uverne tergiverse sans cesse. On connait une situation de blocage d'investissment dans le secteur minier depuis que le fils et pere conde se sont mis dans la guerre Beni-Soros en faisant croire au guineen que c'est dans notre interet qu'il retire ce frauduleux contrat de la main de Beni alors qu'il n'en est rien.
Tous les faux deputes sont assis labas revant avoir leur salaire et oublient d'empecher alpha et son clan de nous vendre a vil prix. En ce moement qui ne sait pas que l'unique projet minier qui est en route c'est celui de son fils et de vereux investisseurs conduit par Bouba Sampil, cote guineen (Sable mining).
Je ne crois plus que la Guinee ait du syndicat depuis des annees car a coup de millions de gnf, tout gouvernement peut les tromper a tout moment. J'attends les juger a la tache.
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+5 #2 KOUYATE 02-05-2014 12:13

Votons aussi nos Salaires comme ça se fait à l'AN et, le problème de grêve basta!
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+4 #1 Patriote1 01-05-2014 22:01

Mr Diallo,
Vous dites que le gouvernement panique et dans le sommaire vous souligne que le meme gouvernement voudrait prendre les taureaux par les cornes. Prendre les taureaux par les cornes veut-il dire panique. De grace, apprenez a etre logique.
Pour revenir a l,essentiel, je me demande pourquoi d,ailleurs les travailleurs n,ont pas demande en plus le reajustement de leurs salaires aux quels etaient indexes les salaires des deputes. Les deputes sont-ils des extraterrestres. Pourtant j,en avais discute avec un syndicaliste qui m,avait promis qu,ils feraient quelque chose.
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