Le virus présent en Guinée est une nouvelle souche

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fievre_Ebola_Guinee_mars2014_6_01Le virus Ebola en partie à l'origine d'une épidémie de fièvre hémorragique en Guinée et au Liberia depuis janvier ne provient pas d'autres foyers connus d'infection en Afrique, selon une équipe de virologues.

« Cette analyse suggère que cette souche virale en Guinée, Guinean EBOV, a évolué en parallèle avec des souches en République démocratique du Congo (RDC) et du Gabon à partir d'un ancêtre commun récent et n'a pas été introduite ultérieurement en Guinée », concluent ces scientifiques, dont les travaux sont publiés dans la dernière édition de la revue américaine New England Journal of Medicine.

La Guinée fait face à une épidémie de fièvre hémorragique virale, avec 197 cas dont 122 mortels enregistrés depuis le début de l'année, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) communiqué jeudi.

D'après l'OMS, sur ces 197 cas de fièvre, 101 ont été confirmés en laboratoire comme étant dus à l'Ebola. Ce virus s'est propagé au Liberia voisin où, selon le gouvernement, six cas ont été confirmés en laboratoire. Pour ce pays, le bilan est des 27 cas de fièvre hémorragique dont 13 décès.

Le virus Ebola a été isolé pour la première fois en 1976 dans le nord du Zaïre, ancien nom de l'actuelle République démocratique du Congo (RDC).

Initialement, des responsables de santé publique avaient évoqué la possibilité d'une infection en Guinée par la souche Zaïre, une des cinq espèces de la famille des filovirus jusqu'alors identifiées comme causant la fièvre Ebola et surtout présentes en Afrique centrale. Avec cette découverte, on en compte désormais six.


Moins de cas de fièvre hémorragique

Selon les auteurs de cette étude, les premiers cas d'Ebola en Guinée ont probablement commencé en décembre dernier, peut-être avant, et le virus a pu circuler inaperçu pendant un certain temps. L'enquête se poursuit pour identifier la source animale du virus. Généralement, il s'agit de chauves-souris frugivores, indiquent-ils.

Ce nouveau virus Ebola a provoqué en Guinée moins de cas de fièvre hémorragique que les précédentes épidémies en Afrique centrale.

« Les symptômes cliniques des premiers cas étaient surtout de la fièvre, des vomissements et de très fortes diarrhées. Des hémorragies internes n'ont pas été constatées chez la plupart des patients dont l'infection a été confirmée au moment où l'échantillon de malades pour cette recherche a été établi », précisent les auteurs, qui ont analysé le sang de 20 patients hospitalisés en Guinée.

Le taux de mortalité du virus Ebola en Guinée s'est établi à 86% parmi les premiers cas confirmés et 71% chez des cas suspects, indiquent ces virologues.

Selon la souche du virus, la mortalité de la fièvre Ebola va de 30 à 90% des cas.

Selon ces scientifiques, « l'émergence du virus Ebola en Guinée met en lumière le risque d'autres épidémies dans toute cette partie de l'Afrique de l'ouest ».

Précédemment, les premiers et seuls cas de fièvre Ebola en Afrique de l'ouest s'étaient produits en 1994 en Côte d'Ivoire.

Il n'existe aucun traitement ou vaccin contre cette infection qui nécessite d'isoler les malades pour limiter la propagation du virus. L'Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus des sujets infectés, qu'il s'agisse d'hommes ou d'animaux, vivants ou morts.


20 minutes
Lausanne


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Commentaires  

 
+2 #8 KeitaM 19-04-2014 08:05

Diaby sans les insulter mais il y a eu une vraie maldresse du medecin qui s'est exposé et exposé le personnel et sa famille à Macenta. On dit c'est de là est partie la propagation. Or pour des symptomes comme ceux du virus Ebola, c'etait au medecin d'informer les precautions à prendre. Au fait sans saboter nos medecins surtout les futurs ont vraiment besoin de vraie formation. Malheureusement l'Etat guineen a toujours voulu les gabegies au lieu de faire face aux vraies priorités.
Citation en provenance du commentaire précédent de mohamed diaby:
Ce qui reste clair ,cest que le corps medical guineen est entrain de payer un lourd tribut suite a cette epidemie.
Merci a nos heros de Medecins que nous insultions tous les jours et qui aujourdhui sont a lavant garde du combat contre EBOLA
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+2 #7 amadusdialamba 19-04-2014 01:51

Attendez hein, chers compatriotes ! Nous avons oublié qu’il y a un éminent médecin généraliste, qui séjourne en Guinée depuis la prise du pouvoir par son jumeau, il faut tout faire pour l’envoyer à l’épicentre d’EBOLA pour qu’il nous aide à contenir l’épidémie.
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+4 #6 se 19-04-2014 01:13

Citation en provenance du commentaire précédent de amadusdialamba:
Pas plus qu’avant-hier un membre du gouvernement, champion en fausse communication affirmait sur les ondes d’une station de la place que l’épidémie est sous contrôle. Où est la vérité lorsqu’on parle encore de morts au sein même du corps médical. Il n’est pas plus criminel que de dédramatiser une calamité nationale. Porèès !

Vraiment tout dit! Le gouvernement Guinéen sait bien torturer (et ensuite tuer) cette pauvre population. On dit dans les chaines internationales que c'est la premiere fois que EBOLA atteint une capitale! Dans le passé, les gouvernement Congolais, Ougandais, Soudanais ont tous su limiter le dégat en isolant les malades afin d'éviter toute propagation. En Guinee, il faut 3 mois pour identifier le virus pour ensuite prendre peu de mesures. l'incompétence du gouvernement continue a tuer en Guinee a ciel ouvert.
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+3 #5 A.O.T. Diallo 18-04-2014 18:15

Sacree Ebola quand même : il saute de RDC a la Guinée en sautant tous les autres pays.
Il recherche la mal-gouvernance extrême ou quoi ?
Finalement Kabila et PPAC c'est même dictature - même Ebola, seule le nom de la souche diffère...
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+4 #4 Lézard 18-04-2014 17:51

Connaissant bien le pays et ayant beaucoup d'amis en Guinée, des gens qui sont souvent en brousse, suis les nouvelles concernant Ebola et ne sait que penser. Les responsables assurent que la situation est sous contrôle, les aides arrivent et c'est heureux. Seulement, il y a toujours des décès et de nouvelles personnes infectées, des médecins à présent, du personnel de santé. Comme si ce peuple de Guinée n'avait pas déjà assez souffert. Si une épidémie peut arriver n'importe où dans le monde, il y a sans doute un gros problème en Guinée. Le manque d'électricité catastrophique et souvent d'eau, ce qui rend les conditions de vies très difficiles (l'ai expérimenté à maintes reprises, parce que je ne dors pas dans des hôtels de luxe. Non, c'est en brousse que je réside avec les gens du pays). Cela fait un certain temps que les autorités annonçent que tout va mieux, que "le courant" va arriver pour tout le monde. Un tas de projets sont prévus pour améliorer ceci et cela. Pourtant, la misère au encore augmenté de 2%. Alors, que penser? La première urgence est l'électricité dans ce pays qui vit dans l'obscurité à 90%. L'électricité, l'eau potable, l'eau qui coule dans les robinets, partout, déjà ça pour commencer. Comment soigner des malades si l'eau fait défaut, si l'électricité manque. Comment les populations peuvent-elles avoir de meilleures conditions d'hygiènes si rien n'est entrepris.S'il est vrai que ce pays a été mis à l'écart de tout, enclavé durant des décennies et que le relever n'est pas une mince affaire, il serait temps que cette situation change effectivement. Le peuple de Guinée attend des actes et non des promesses. Ce ne sera qu'en vous unissant tous, tous partis confondus, toutes tendances confondues, en allant dans une même direction, celle du progrès que les choses pourront changer.
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+7 #3 amadusdialamba 18-04-2014 05:02

Pas plus qu’avant-hier un membre du gouvernement, champion en fausse communication affirmait sur les ondes d’une station de la place que l’épidémie est sous contrôle. Où est la vérité lorsqu’on parle encore de morts au sein même du corps médical. Il n’est pas plus criminel que de dédramatiser une calamité nationale. Porèès !
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+6 #2 mohamed diaby 17-04-2014 23:22

Ce qui reste clair ,cest que le corps medical guineen est entrain de payer un lourd tribut suite a cette epidemie.Tous les jours on apprend qu un medecin ou une infirmiere en est mort ou est placer en isolement.Allez a donka pour voir a part les maladies infectieuses aucun service na recu de kit de protection,Ca et la on a balancer des gants jettables,quelques flacons de solutions chlorees.....Le personnel est plus que jamais exposer a linfection car les premiers contacts nont pas ete tous repertoriers et de plus beaucoup de malades passent par des cliniques privees mal preparees de meme chez des charlatans qui peuvent tout guerir et qui essaiment nos radios privees de publicite a vous casser les oreilles. Je pense que pour linstant,il faut vraiment doter le corps medical de materiels de protection:bottes gants,blouses impermeables et lunettes pour se proteger sinon ce sera sous peu lhecatombe.LES ACTIVITES DES CABINETS MEDICAUX PRIVES DOIVENT ETRE INTERDITES ET LES CLINIQUES PRIVEES SOUS SURVEILLANCE.lE MINISTERE DE LA SANTE DOIT DOTER CHAQUE AGENT DE GANT DEXAMEN STERILES ET A USAGE UNIQUE. Comment sont gerees les dechets biomedicaux issus des activites quotidiennes du CHU donka car a ma connaissance leur INCINERATEUR ne marche plus...et la BUANDERIE ??? attention linfection peut etre propagee de partout.Merci a nos heros de Medecins que nous insultions tous les jours et qui aujourdhui sont a lavant garde du combat contre EBOLA
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+4 #1 A.O.T. Diallo 17-04-2014 22:14

" « Cette analyse suggère que cette souche virale en Guinée, Guinean EBOV, a évolué en parallèle avec des souches en République démocratique du Congo (RDC) et du Gabon à partir d'un ancêtre commun récent...».
Quelqu'un l'avait bien dit récemment dans un commentaire : qui est l’ancêtre guinéen qui a récemment visité le Congo et le Gabon ?
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