Laboratoires de contrôle du virus d’Ebola : les médecins guinéens mis à l’écart ?

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fievre_Ebola_Guinee_mars2014_6_01Les dernières statistiques des victimes du virus hémorragique virale font état, depuis mercredi, de 111 morts et plus de 150 cas enregistrés en Guinée. Pour éviter sa propagation, les organisations humanitaires internationales (MSF, OMS) ont mis en place des centres d’isolement et deux laboratoires de contrôle, à Macenta et à Conakry et auxquels seuls les experts internationaux ont accès. Les médecins guinéens quant à eux seraient mis à l’écart.

La Guinée est devenue l’épicentre de l’épidémie hémorragique virale Ebola de la sous-région ouest africaine. Le virus a été officiellement détecté au mois de février dernier, au sud du pays, notamment, à Macenta, Guéckédou et Kissidougou. Depuis, la maladie s’est propagée dans d’autres préfectures (Dabola, Dinguiraye, etc.) et dans la capitale, Conakry.

Les jours suivant cette découverte, il y a eu une ruée vers la Guinée. Les organisations humanitaires internationales (MSF, OMS) se sont précipitées au chevet de la Guinée avec du matériel et des experts pour aider le pays à stopper la propagation de la maladie. Des centres d’isolement ont été construits en Guinée forestière qui constitue la zone la plus touchée et au centre hospitalo-universitaire de Donka, à Conakry.

Ces centres d’isolement, comme leur nom l’indique, permettent d’isoler les cas suspects et d’offrir des traitements symptomatiques aux malades. Car selon les spécialistes, les chances de survie sont très minces. Le virus n’ayant pas de vaccin, seulement un cas sur 10 survit à la maladie.

Pour l’éviter, les populations sont sensibilisées aux mesures d’hygiène qui consistent entre autres, à se laver régulièrement les mains avec du savon, de l’eau de javel, du chlore ou d’autres produits désinfectants qu’on peut trouver dans les officines.

Egalement, pour plus d’efficacité, des laboratoires sont installés dans les centres d’isolement de Macenta et de Donka. Dans ces labos, sont examinés des échantillons de sang pris sur les malades. Mais selon des sources proches de l’hôpital, seuls les experts français et sénégalais ont accès à ces centres de recherche. Les médecins guinéens étant relégués à jouer les seconds rôles. C’est-à-dire, assurer le suivi des malades et enterrer les morts.

Ce que dément le chef de division prévention de la maladie, Dr Sakoba Keita, qui explique que les experts étrangers ne font que « superviser Â» les travaux. Le gros du travail, précise-t-il, revient aux médecins guinéens. « C’est eux qui ont la main dans la pâte Â», insiste le Dr Sakoba. Il indiquera qu’il y a deux laboratoires au niveau national : le laboratoire de Donka qui existe depuis 8 ans qui traite des maladies hémorragiques (méningite) et celui nouvellement installé à Guéckédou. Selon Dr Sakoba Keita, c’est au niveau de ce dernier, qu’il y a quelques difficultés par faute de personnel qualifié.

Mieux, les conventions signées avec les experts, prévoient une formation d’un mois des médecins guinéens qui vont gérer les matériels et laboratoires après le départ des experts.


Samory Keita
L’indépendant, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
0 #5 Thales 13-04-2014 06:14

Verifier vos chiffres avant de publier.Selon l'OMS,en date du 12 avril 2014-il y a 158 cas suspectés et 102 deces. Je viens de lire dans un article a ce sujet .voir
http://intellivoire.net/virus-ebola-en-guinee-37-patients-gueris-oms/
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+5 #4 Gandhi 12-04-2014 13:53

Citation en provenance du commentaire précédent de mohamed Diaby:
je me pose des questions

Drôle de questions pour un secteur sinistré sans moyens matériels et humains. Seul l'enthousiasme des uns et la bonne volonté des autres parviennent parfois à montrer l'arbre qui cache la forêt.
La santé est tellement au point en Guinée que tous nos dirigeants (ceux qui crient que la santé est une priorité) et gradés courent à l'extérieur pour une simple plaie au doigt.
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0 #3 Patriote1 12-04-2014 12:32

De grace veuillez aller au fond des choses avant de dire quoi que ce soit. En tout cas je comprendrais mal qu,on mette les medecins d,un pays frappe par une epidemie de cote pour traiter ses malades. Si tel etait le cas, alors ce serait cynique de la part de ces experts parce qu,ils nous priverait de leur experience et de leur savoir.
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+4 #2 mohamed Diaby 12-04-2014 12:28

je me pose des questions
1-le labo des fievres hemeorragiques existent depuis 8 ans a donka:pourquoi ce sont des etrangers qui diagnostiquent EBOLA chez nous.Naviez vous pas de reactifs pour cela?
2-qui est le chef du labo des fievres de donka
3-quest quil est devenu PASTORIA? Le ministere de la sante ne va til pas le recuperer et en faire un centre de recherche veritable en virologie et en microbiologie??
4-pourquoi laide etrangere est faite a conakry devant nos autorites a lUNICEF,PNUD,OMS ET MSF....pourquoi pas au MSHP directement.
Vous savez lhistoire du cosmonaute EST ALLEMAND a son retour sur terre? il avait le dos de ses mains tout rouge car les RUSSES lui tapait dessus a chaque fois quil voulait appuyer un bouton.....
LA SOUVERAINETE NATIONALE AUX CALENDES GRECQUES...MAIS ATTENDONS QUE EBOLA PARTE,on fera les comptes
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+7 #1 bateka 12-04-2014 07:52

Les guineens ne peuvent s#en prendre qu'a leurautorité qui a fixé les priorités dans le vol et les doutournement et negliger la santé.
Comment expliquer que le budget de la santé est moins de 5% alors que des sommes faramineuses sont confisquées par la presidence pour les deplacement inutile du president decmocratiquement élu?
Pour etre associé faut avoir un minium de nievau et ertre capable manipuler les equipements.
Donc laisser ces gens en paix pour qu'ils sauvent nos malades.
Si vous avez des comptes demandez les au president demoicratiquement élu.
Que Dieu sauve la guinee
Amen
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