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Fermeture des frontières et refus de visa aux Guinéens : Jean Marie Doré apprécie les décisions du Sénégal et de l’Arabie Saoudite

Heinan Goba  Mercredi, 02 Avril 2014 21:11

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DORE_Jean-Marie_10_01L’honorable Jean Marie Doré, député à l’Assemblée nationale a apprécié ce mercredi, « la décision souveraine des autorités sénégalaises et saoudiennes de fermer leur frontière et de suspendre l’octroi de visas aux pèlerins guinéens et libériens en raison de la maladie de fièvre hémorragique Ebola qui sévit dans ces deux pays d’Afrique occidentale ». Rappelant que « le premier devoir de l’Etat reste tout de même, la protection de sa population ».

Pour Jean Marie Doré, les autorités sénégalaises ont tout à fait raison de fermer leur frontière pour éviter la contamination de leur population. « Les contraintes qui peuvent résulter de la limitation des échanges n’est rien par rapport aux morts. Les morts on ne peut pas les faire revivre. Quelqu’un qui n’a pas à manger la quantité suffisante de sa nourriture habituelle, peut s’en passer. Ce qui n’a rien à voir avec le nombre de dégâts que peut faire la maladie », s’est justifié l’ancien Premier ministre.

Rappelant que l’Arabie Saoudite est un pays chaud et qu’un seul cas de fièvre Ebola peut contaminer la population à une grande échelle, Jean Marie Doré a affirmé que ce royaume est tout à fait dans son droit de protéger sa population contre l’épidémie. Il ne voit donc pas en quoi on peut critiquer la décision souveraine de ce pays de prendre des mesures pour éviter la contamination de sa population.

Pour Jean Marie Doré les autorités guinéennes doivent prendre les mesures drastiques afin de limiter la propagation de la maladie. Pour lui, les mesures déjà prises par ces autorités ne sont pas suffisantes pour circonscrire la maladie. Ce qui fait qu’elle continue à se propager dans le pays. A son avis, les mouvements massifs des populations à partir des zones affectées par la maladie devraient être momentanément suspendus.

Il est mieux pour l’Etat guinéens de prendre ces mesures rigoureuses qui seront critiquées pour limiter la propagation de la maladie, selon Jean Marie Doré. Sinon, a-t-il poursuivi, « si la maladie continue dans deux à trois mois, c’est l’économie du pays qui va en pâtir ». Pourtant, croit l’opposant, « deux semaines de limitations des déplacements n’est rien à côté de l’étendue du désastre qui peut être causé la propagation de la maladie aux autres régions du pays ».

A savoir si la Guinée n’est de ce fait pas isolée, Jean Marie Doré a répondu que « c’est la maladie qui a isolé la Guinée. Ce n’est pas la faute de quelqu’un. » Et de poursuivre que ce n’est pas non plus un problème du gouvernement à qui la maladie n’a pas demandé de visa. Mais ce qu’on doit demander à ce gouvernement, c’est de prendre courageusement des mesures qui ne seront pas appréciées par les gens qui vont en souffrir mais qui vont sauver des vies ». Car, a-t-il ajouté, deux régions sur quatre soufrent de la maladie.

Pour le député, « il faut absolument empêcher la propagation de la maladie dont on ne connaît pas le processus de développement, dont on ne connaît pas le soin, contre laquelle il n’y a pas de vaccin, et la seule façon de se protéger est d’isoler la personne atteinte ». La coutume guinéenne s’oppose à l’incinération des corps, il faut demander de prendre des précautions. Sinon, pour lui, « il serait préférable d’incinérer les corps pour éviter que les tombes ne servent de voies de contamination ».

Poursuivant, Jean Marie Doré a dit que cette épidémie n’est pas une affaire d’opposition ni de la mouvance. C’est un mélange des genres que de penser que l’opposition a quelque chose à faire particulièrement. L’opposition ne peut rien faire parce qu’elle n’a pas de budget ni de centre de santé. Il faut donc arrêter cela. Ce qui est là est un problème qui concerne la Guinée toute entière, a conseillé Jean Marie Doré.

Pour venir à bout de cette maladie hautement contagieuse, l’ancien Premier ministre conseille aux Guinéens d’unir leurs forces pour liquider le foyer d’extension de la maladie. « Si le gouvernement prend des mesures correctes, il faut l’appuyer. S’il ne le fait pas, il faut le lui dire aussi. Ce n’est pas une affaire d’opposition. Celui qui parle d’opposition dans cette affaire est stupide à mon avis. Je ne vois pas ce que l’opposition ou encore la majorité va venir faire la danse. C’est une affaire de santé publique », a conclu, Jean Marie Doré.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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