Heinan Goba Jeudi, 27 Mars 2014 22:32
La société civile guinéenne dénonce l'usage de la force à Diécké pour s'opposer à une manifestation pacifique et demande au gouvernement, l'ouverture d'une enquête afin de situer les responsabilités et éventuellement rendre justice aux victimes.
Dans un communiqué lu ce jeudi devant la presse par son président Dansa Kourouma, le Conseil national des organisations de la société civile de Guinée déplore les pertes en vie humaine à Diécké cependant que la fièvre Ebola sévit dans la région.
Bien avant les enquêtes, le CNOSC-Guinée présume que le préfet de Yomou est le commanditaire des violences. Ayant fait appel à l'armée après avoir opposé son arrogance à la demande des communautés riveraines de la SOGUIPAH.
En effet d'après le CNOSC-Guinée, les deux parties en conflit, à savoir la communauté riveraine et la SOGUIPAH accusée de discrimination étaient sur le point de dialoguer grâce à la bonne compréhension du gouverneur de N’Zérékoré.
Malheureusement, et pour des raisons inavouées, rappelle le CNOSC-Guinée, le préfet Jean Smith Sandy est venu tout mettre à l'eau. Pourtant, souligne le CNOSC-Guinée, il n'ignore pas la responsabilité de la société vis-à-vis de la communauté.
Toutefois, le Conseil national des organisations de la société civile de Guinée appelle à la retenue et demande la libération immédiate de toutes les personnes détenues dans le cadre de cette affaire et la cessation des persécutions.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu