Heinan Goba Mercredi, 26 Mars 2014 19:47
L’armée a été déployée à Diécké (Yomou) pour maintenir l’ordre suite à la révolte des femmes de cette localité. Il y a eu, d’après une source locale, deux morts parmi ces manifestantes qui dénonçaient la politique d’embauche de la SOGUIPAH (Société guinéenne des palmiers à huile et hévéas) qu’ils jugent discriminatoire à l’endroit des fils de la localité.
Selon un défenseur des droits de l’homme qui a pu contacter sa base à Yomou, c’est le préfet de Yomou, Jean Smith Sandy, lui-même fils de la localité, qui a fait appel à l’armée. Il en voudrait aussi au maire de la commune rurale de Diécké qu’il accuse d’être l’instigateur de la révolte des femmes contre la société. L’accusé en question, craignant pour sa vie, aurait pris la fuite
Contacté par une radio privée de la place, le préfet a démenti l’information selon laquelle il y a eu morts d’homme suite à l’intervention de l’armée, à sa demande, pour réprimer la manifestation des femmes de Diécké. Tout comme l’information qui dit qu’il cherche à liquider physiquement, à défaut de l’arrêter, le maire de la commune rurale de Diécké.
La communauté forestière à Conakry se mobilise activement pour trouver, urgemment, une solution à cette crise. Maître Aimé Christophe Koné du Conseil supérieur de la diaspora forestière s’est montré navré en ces termes : « Ce n’est pas au moment où une épidémie tue qu’il faut encore envoyer l’armée tirer sur des personnes qui manifestent pacifiquement ».
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu