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Procès pour usurpation de titre ou de fonction : la police cherche-t-elle à se débarrasser de ses volontaires ?

Heinan Goba  Mercredi, 19 Mars 2014 19:54

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Ce mercredi 19 mars devant le tribunal de Dixinn (Conakry 2), s’est ouvert le procès de quinze (15) personnes récemment prises en flagrant délit d’usurpation de titre et de fonction de policier. Elles risquent jusqu’à deux ans de prison ferme et 100.000 francs guinéens d’amende, aux termes de l’article 264 du code pénal.

Trente personnes au total, sont concernées par ce procès emblématique. Ce, après vérification sur la soixantaine de personnes interpellées à l’occasion d’une opération de contrôle d’identité des agents de police à Conakry, Coyah et Dubréka. Les autres prévenus sont en attente de jugement à la maison d’arrêt de Conakry.

Parmi les 15 premiers à comparaître ce mercredi, certains ont reconnu les faits. Les autres, par contre, ont nié les faits en expliquant avoir été affectés, suite à la commune de base, à des commissariats par le centre de formation de la police. Il y en a qui disent avoir été admis au dernier test de recrutement de la police.

Au cours des débats le procureur de la République est convenu avec les prévenus sur le fait qu’ils ont été utilisés par les chefs de la police qui veulent maintenant se débarrasser d’eux. Mais dans le même cadre, il leur a fait savoir qu’ils en sont responsables. Pressés qu’ils étaient pour porter la tenue alors qu’ils n’avaient pas de numéros de matricule.

A noter que ces personnes accusées d’usurpation de titre, étaient connues de tous les commissaires de police. Elles portaient la tenue partout. Et elles faisaient les mêmes boulots que les policiers titulaires. Mais comme c’est devenu un problème, personne n’est intervenu en leur faveur.

Les débats se poursuivent.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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