Heinan Goba Mardi, 18 Mars 2014 23:13
Les femmes des quartiers de Bambéto et d'Hamdalaye n'ont toujours pas d'eau aux robinets. Elles étaient dans la rue hier lundi et ce matin, appuyées par des jeunes hommes pour crier leur colère. Elles ont érigé des barricades sur la principale voie à l'aide de bidons vides. Pourtant, la première fois que ces femmes sont sorties dans la rue, le coordinateur général de la Société d’exploitation des eaux de Guinée (SEG), le docteur Amadou Diouldé Diallo, avait dit que le problème était presque résolu.
Sur les ondes d'une radio de la place, en effet, le docteur Diallo, appelant à la patience des manifestantes, avait expliqué la pénurie d'eau dans les quartiers de Bambéto et d'Hamdalaye par une panne survenue au niveau de la pompe de refoulement d'eau dans le principal conduit qui dessert ces quartiers. Après la réparation de la panne, avait-il ajouté, le béton dans lequel la pièce a été fondue devait sécher avant que le conduit soit remis en service. Précisant que c'était une question de jours.
Venant de l'autorité compétente, cette explication a bien été comprise.
Mais contrairement à cette promesse, le problème semble ne pas être résolu. Plus d'une semaine après, il s'est même aggravé au regard de la situation sur le terrain. Au point qu'il se pose la question de savoir si c'est le béton qui n'a toujours pas séché ou s’il s'est agi pour le coordinateur général, d’une manière de berner la population. Comme le Premier ministre et le gouverneur de Conakry l'avaient fait à Dapompa alors qu'ils s'adressaient aux manifestants qui réclamaient de l'électricité.
Quoi qu'il en soit, ce qui reste évident est que les victimes de ces manifestations de rue restent les usagers de la route. Qui, malheureusement, sont aussi confrontés à ces mêmes problèmes. Dires les choses telles qu'elles sont devrait donc être le maître mot des discours de nos dirigeants. Quelle que soit la situation.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu