IBK chez Alpha : la réactivation de Fomi et du Conakry-Bamako au menu

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KEITA_Ibrahim_Boubacar_CONDE_Alpha_01Le président malien, Ibrahim Boubacar Kéita, a regagné son pays le mercredi dernier après avoir passé trois jours de travail avec son homologue guinéen, Alpha Condé. Les échanges entre les deux hommes d’Etat ont essentiellement porté sur des questions d’intérêt commun relatives à la coopération bilatérale, à l’actualité africaine et internationale. Peu avant son départ, Alpha Condé et IBK ont animé un point de presse au cours duquel, ils ont réaffirmé leur volonté de réactiver rapidement le projet de construction du barrage hydroélectrique de Fomi ainsi que celui relatif à la ligne ferroviaire qui relierait Conakry à Bamako via Kankan.

Parlant des relations entre la Guinée et le Mali, l’on a souvent coutume de rappeler que ces deux pays restent quasiment liés par la nature, par tout, l’histoire, la géographie, la sociologie, la culture… Mais en réalité, les importants projets d’intérêt commun devant donner un sens réel à ce rapprochement naturel entre ces nations, restent peu développés, sous exploités sinon dérisoires. Au regard des énormes potentialités et possibilités dont regorgent ces deux pays et qu’on peut mettre en valeur au bénéfice de leurs populations respectives.

Conscients donc de ce déficit notoire qui caractérise les relations entre la Guinée et le Mali, les présidents Alpha Condé et Ibrahim Boubacar Kéita veulent s’appuyer sur des mégaprojets économiques d’envergure régionale pour donner tout son sens et son ampleur à cette coopération.

En tout cas, le président guinéen Alpha Condé n’a fait l’ombre d’aucun doute quant à sa détermination à réaliser cet objectif. Il a annoncé à la presse qu’il a décidé, avec son homologue malien, de tenir désormais des réunions régulières tantôt à Bamako tantôt à Conakry pour le suivi des différents accords signés à la suite de cette visite d’IBK en Guinée.

Dans le domaine de l’énergie et de l’hydraulique, comme l’indique le communiqué final, les deux parties ont signé un protocole d’accord pour la création d’un comité interministériel de concertation pour la mise en œuvre du projet de barrage à but multiple de Fomi.

Toujours dans le même sillage, Alpha Condé et IBK ont demandé à ce que leurs deux gouvernements accélèrent le processus de ratification de la convention-cadre de coopération entre les huit Etats tributaires des eaux et massifs de Fouta Djallon. Ils encouragent également une étroite coopération entre la Guinée et le Mali pour l’électrification rurale dans les zones frontalières.

Par ailleurs, ils ont rappelé la nécessité d’encourager le développement rapide des barrages de Koukoutamba, Boureya et Bassa, en mode de financement PPP tel qu’envisagé par le Haut-Commissariat de l’Organisation de la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS).

Selon le président Alpha Condé, citant certaines indications de spécialistes, l’aménagement du barrage de Fomi peut permettre à la Guinée de faire une irrigation de plus de 4 mille hectares contre 100 mille hectares pour le Mali avec une facilitation de la navigation sur le fleuve Niger, mais aussi permettra la création d’un grand lac.

Dans le domaine des transports, Alpha Condé et IBK ont réaffirmé leur volonté de poursuivre des actions initiées en vue de favoriser l’intégration de leurs économies, de faciliter la libre circulation des personnes et des biens et d’assurer la fluidité du trafic sur des corridors routiers.

A cet effet, un protocole d’accord relatif au projet d’interconnexion ferroviaire Conakry-Kankan-Bamako a été signé. Il a été aussi mentionné au cours des échanges entre les deux dirigeants, la nécessité de relancer le transport fluvial entre le Mali et la Guinée y compris par le dragage du lit du fleuve Niger.

La création d’une compagnie sous-régionale de transport aérien a été évoquée par les présidents guinéen et malien comme un moyen qui pourrait résorber le déficit de ce secteur au niveau de la sous-région.

Dans le domaine des travaux publics, ils penchent pour une réhabilitation du réseau routier Conakry-Bamako et une relance des projets de construction des transversales Dinguiraye-Mali.

S’il est une évidence que la coopération entre les deux pays est riche de beaucoup d’accords non exécutés, Alpha Condé rassure que cette fois-ci, au-delà de simples actes de signature de protocoles, il s’est agi lors de cette visite d’IBK en Guinée, de prendre les dispositions concrètes.

Parlant des financements de ces projets, il soutient qu’ils mèneront ensemble des actions communes pour mobiliser les ressources nécessaires auprès des bailleurs de fonds bi et multilatéraux.

« Vous savez que les organisations financières sont plus favorables aux projets inter Etat qu’aux projets uniques des Etats. Mon frère et moi, nous allons prendre notre bâton de pèlerin pour trouver rapidement ces financements. En ce qui concerne le barrage de Fomi, il y a déjà trois millions de dollars qui ont été mis à disposition par la Banque mondiale pour les études de faisabilité… Donc, il s’agit pour nous de trouver les financements de ce barrage et de chercher des partenaires pour le financement du chemin de fer. Â»

Dans le secteur de l’énergie et de l’hydraulique, Alpha Condé et IBK misent sur d’autres projets hydro-énergétiques comme celui sur le fleuve Sénégal à travers l’OMVS.

« Nous allons Å“uvrer pour que nos deux Etats, avec les autres frères du Sénégal et de la Mauritanie, accélèrent la construction des trois barrages dont on a parlé et qui sont quand même extrêmement importants. Puisque l’hydraulique coûte moins cher. Si nous voulons que nos populations aient accès au courant à un prix abordable, il faut qu’on favorise l’hydraulique. Donc, les ministres sont appelés à se rencontrer régulièrement et nous-mêmes nous suivrons de très près la réalisation de ces projets. Nous avons toujours lutté pour l’unité africaine depuis que nous étions jeunes. Maintenant que nous sommes aux commandes, il est évident que nous accélérerons les choses pour que les autres pays africains suivent Â», a martelé le numéro un guinéen.

L’accent a été mis sur d’autres facettes de la consolidation de cette coopération guinéo-malienne. C’est le cas par exemple de la sécurité le long des frontières entre les deux pays. A cet effet, ils envisagent de mettre sur pied des patrouilles communes à leurs frontières et dont les modalités seront déterminées par les services compétents malien et guinéen de défense et de sécurité.

« C’est vrai que le problème de la sécurité est très important. Nous avons longuement échangé pour voir comment nous pouvons faire des patrouilles communes à nos frontières. Donc, nous allons donner l’ordre à nos ministres de la Défense et aux forces de sécurité de se concerter pour organiser ces patrouilles communes au niveau de nos frontières. Mais le plus important pour nous pour le moment, c’est d’apporter notre soutien pour que l’autorité du gouvernement malien soit rétablie sur l’ensemble du territoire malien Â», a-t-il souligné.


Amara Moro Camara
L’indépendant, partenaire de GuineeActu


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Commentaires  

 
+6 #6 A.O.T. Diallo 17-03-2014 20:03

Il serait intéressant de faire une analyse comparative des documents sortis de toutes nos réunions de bailleurs de fonds depuis Paris 2011 et des contrats signés avec tous ceux qui foulent du pied le sol guinéen.
Que de répétitions en vue en particulier pour nos barrages, nos routes, notre électricité, notre eau.
Nous avons aujourd'hui un excès de partenaires dans chaque domaine, quelques premières pierres pour bien "geler" les terrains les plus beaux et ensuite nos bienfaiteurs attendent tranquillement que nous redevenions une Nation pour fructifier leurs investissements.
Je soupçonne beaucoup notre ministre de la coopération d'avoir un fichier Word et d'avoir bien maitrisé les fonctions "cut and paste" dont il abuse dès qu'il entend le mot "bailleur"...
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-3 #5 Amadou 17-03-2014 18:00

La "ressuscitation" de l'empire maninka est en marche en afrique de l'ouest. Grâce à la France, les clauses la conférence tenue à Caire en Égypte en 2006par les extrémistes mandingue est en cours de se réaliser . Conférence initiée par le raciste Kououbou sano, kabinet komara, pendant laquelle il a été décidé de tout faire pour ressusciter l'empire imaginaire mandingue. Condé en Guinée, ouatara en côté d'ivoire, Keita au Mali, l'assimilé Compaoré au Burkina et on lorgne Guinée Bissau et la Gambie dirigée par un Man-dingue mais qui n'est pas partisan du pouvoir mandingue. Il faut donc le remplacer ...
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0 #4 amadousdialamba 17-03-2014 01:52

DU N’IMPORTE QUOI ENCORE ET TOUJOURS AVEC CE PROFFFFF !!!!. Quels sont les domaines prioritaires de ce brouillon Président ? Il nous parle de tout et de rien à la fois, sauf l’essentiel. Il parle : d’énergie, de l’hydraulique, de projet de barrage, des eaux et massifs de Fouta Djallon, d’électrification rurale dans les zones frontalières, du développement rapide des barrages de Koukoutamba, Boureya et Bassa, d’irrigation de plus de 4 mille hectares, de navigation sur le fleuve Niger, de création de grand lac, de projet d’interconnexion ferroviaire Conakry-Kankan-Bamako, du dragage du lit du fleuve Niger, de compagnie sous-régionale de transport aérien, de la réhabilitation du réseau routier Conakry-Bamako, des projets de construction des transversales Dinguiraye-Mali et que sais-je encore. Oh mon Dieu ! La Guinée est embourbée dans une interminable confusion. Comment réaliser toutes ces promesses à la fois ? Pour mémoire, c’est au lendemain même de son investiture, si j’ai bon souvenir, que ce faussaire a commencé à poser des premières pierres pour des projets : Voies routières 4 X 4 Conakry Bamako, via Bembeto-Koza, celle ferroviaire Conakry–Burkina-via Kankan-Kourémalé-Bamako ; du courant dans ses six premiers mois d’exercice, etc. Ce courant surtout se fait encore attendre avec ses tas de morts pour la cause. Le revoilà encore avec un autre gros paquet de fausses promesses. Depuis le séjour du marocain en Guinée, d’ailleurs difficilement acquis et cette arrivée de son ‘’frère malien’’, il ne cesse de multiplier davantage des promesses. Chers concitoyens, pour savoir s’il est en mesure de réaliser toutes ces promesses, référons-nous à sa propre affirmation, selon laquelle « il entend, avec son frère malien, prendre leurs bâtons de pèlerin ‘’quémandeur’’ pour trouver ‘’rapidement’’ les ressources nécessaires auprès des bailleurs de fonds bi et multilatéraux pour le financement de ces dits projets ». Quelle ignominie pour un Etat qui se veut souverain, avec toutes les ressources en notre possession, il faut compter sur des dons et legs pour réaliser même des micros projets ? Alors, les yeux des citoyens attendront longtemps encore avant de voir se réaliser ces autres fausses promesses. M. le professeur, de fausses promesses en fausses promesses, nous n’en pouvons plus. De tout ce que vous avez promis à votre électorat, depuis bientôt 4 ans, rien n’a vu jour. Tout est on fera. Jamais même une seule inauguration d’une de vos nombreuses premières pierres posées depuis, n’est visible. Allez-y vous faire croire ailleurs.
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0 #3 tafa 16-03-2014 16:49

non ibk n'est pas ac ni de par l'election; de par le niveau intellectuel; ni de par la vision comparez les actes poses chez l'1 et l'autre successeur de modibo keita intelectuel eclaire successeur de sekou toure despote ignorant et criminel bambana par ci noble et instruit maninka par là ki sest ennobli par le biais du PDG en racontant des histoires mensongeres et en se creant une fausse epopee tuer tous les intellectuels de son pays voilà le plus grand crime contre l'humanite
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+1 #2 Blessing Man 16-03-2014 16:34

Je suis très ravie des vous comme vous le dit ce très important mais depuis que le président alpha condé est venue au pouvoir ça fait 3 ans toute les promise qu'il a dit que lui va nous aide rien ne fait pouvez vous nous redire encord lui peut fait quelque choses pour nous les guinéen?
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+1 #1 JHON DOE 16-03-2014 01:23

Des rencontres régulières pour recréer le grand mandingue? Ou construire une vraie coopération bénéfique aux deux Etats? Dans ce cas alors pourquoi pas aussi avec le Sénégal? Alpha Condé déjà que tu as "malinkanisé" l'administration guinéenne voudrais-tu maintenant, partager les ressources du pays avec tes parents mandingues du Mali?
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