Heinan Goba Jeudi, 13 Mars 2014 20:53
L'APAC (Association des professionnels africains de la communication) a récemment organisé à Kindia, un séminaire sur le renforcement des capacités des femmes dans les domaines de la prévention et de la gestion des conflits. Il s'est agi, au cours de cette rencontre, d'apprendre aux participant ce qu'il faut entendre par le mot conflit, comment le prévenir, comment faut-il le gérer, la situation des conflits dans la région de la Mano, etc.
Au terme de ces journées de réflexions, des recommandations allant dans le sens de l'analyse du conflit, inhérent toutefois à la vie des hommes, ont été faites. Mais au nombre de ces recommandations, il n'y a rien eu sur les causes des conflits sociaux qui marquent le quotidien des Guinéens. Pourtant une profonde analyse de ces causes permettrait de prévenir facilement les conflits sociaux qui connaissent de nouveaux acteurs (les femmes).
A la faveur d'un atelier de restitution du séminaire de Kindia organisé à l'attention d'une vingtaine de journalistes ce jeudi 13 mars, Hawa Camille Camara, présidente de l'APAC, a reconnu qu'il leur a vraiment manqué de mettre au nombre de leur recommandation, la sensibilisation des forces de l'ordre et l'appel aux gouvernants à un discours basé sur la vérité. Reconnaissant que le comportement des forces de l'ordre et des gouvernants est à l'origine de la plupart des conflits.
Hawa Camille Camara a promis que son association va développer une stratégie de communication pour atteindre l'objectif visé. A savoir prévenir les conflits. Cela pour sauver la Guinée qui a pour l'instant, la chance de ne pas connaître une crise majeure qui constitue la dernière étape du conflit. Indiquant que les campagnes de sensibilisation des militants des partis politiques, des femmes et des jeunes, des services de sécurité font partie de cette stratégie de communication.
En faisant la restitution de l'atelier de Kindia, Oumou K. Chérif, membre de l'APAC, a souligné le fait que les femmes sont fortes en alerte précoce, premier moyen de prévention des conflits, mais ne sont généralement pas écoutées. Elles ne sont pas prises en compte lors des accords. Quoique cet état de fait rende le plaidoyer difficile aux femmes, Oumou K. Chérif a demandé à ses sœurs de redoubler d'effort.
La rencontre a pris fin sur l'espoir de mettre en place un réseau de journalistes pour l'alerte précoce afin de prévenir les conflits qui sont latents en Guinée. Car, ont estimé nombre de participants : « il ne s'agit pas de savoir gérer les conflits. Il faut aller à la cause pour pouvoir le circonscrire ». Ce qui échappe malheureusement à ceux qui pensent résoudre les conflits en République de Guinée.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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