Imprimer

Cheick Sacko répond à Ousmane Gaoual Diallo

Heinan Goba  Mardi, 11 Mars 2014 17:30

Facebook

 

SACKO_Cheick_01Le ministre de la Justice, Cheick Sacko, a profité d'une rencontre avec la presse en marge de l'élection du Conseil supérieur de la magistrature pour répondre au député UFDG de la circonscription électorale de Gaoual. Ousmane Gaoual Diallo a écrit récemment au nouveau ministre de la Justice garde des sceaux pour lui demander ce qu'il comptait faire pour que justice soit rendue aux victimes de l'histoire récente du pays, particulièrement celles du massacre du 28 septembre 2009.

Tout en s'offusquant du fait qu'en lui écrivant, le député de l'opposition balançait en même temps son texte à des sites internet, Cheick Sacko a dit que « toutes les personnes impliquées dans le massacre du 28 septembre seront auditionnées par les magistrats instructeurs ». Victimes présumées, témoins, présumés auteurs, tout le monde sera entendu en sa version des faits, a promis le ministre.

« On a des magistrats très courageux dans notre pays », a indiqué Cheick Sacko. Avant de faire remarquer que beaucoup de choses ont été faites. Des inculpations ont été posées. Contrairement à ce que pense Ousmane Gaoual Diallo, le ministre a juré que « toutes les plaintes seront instruites ». En précisant au passage qu'il y a des plaignants qui refusent de comparaître pour plus de précisions lorsque le juge en a besoin.

« On va aller avec les moyens de bord », a espéré le ministre, visiblement confiant.

Dans les jours à venir, le statut particulier des magistrats sera en application, a annoncé par ailleurs le ministre Cheick Sacko.  Ce statut, avec le Conseil supérieur de la magistrature, va  ouvrir une vanne aux travailleurs de la justice, a ajouté le ministre. En rappelant que naîtront aussi de nouvelles obligations aux mêmes travailleurs.

En effet, d'après le ministre, le garde des sceaux qu'il est peut saisir ipso facto le Conseil supérieur de la magistrature quand un magistrat commet une faute dans l'exercice de son métier. Des citoyens organisés peuvent aussi saisir cet organe disciplinaire des magistrats, a précisé le ministre de la Justice. Avant de prévenir qu'il n'y aura pas de place pour les saisines intempestives, non motivées voir fantaisistes.

En outre le chef du département de la Justice a rassuré que sa présence dans le Conseil supérieur de la magistrature ainsi que celle du chef de l'Etat n'empiéteront pas sur les attributions de cet organe. Il ne s'agit que de places honorifiques. Le poste le plus important, à savoir le président du Conseil disciplinaire revient au premier président de la Cour suprême. Toutefois, a dit le ministre : « Avec le Conseil supérieur de la magistrature, la justice guinéenne sort des ténèbres ».


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


AAA_logo_guineeactu_article
Facebook