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Mise en place du Conseil supérieur de la magistrature : Cheick Sacko promet de « s’occuper des brebis galeuses »

Heinan Goba  Lundi, 10 Mars 2014 19:21

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SACKO_Cheick_01L’élection des six magistrats qui restaient pour la mise en place du Conseil supérieur de la magistrature s’est déroulée au cours d’une assemblée générale qui a réuni ce lundi, la presque totalité des magistrats de Guinée dans la salle des audiences de la Cour d’appel de Conakry. Dix-neuf candidats étaient en lice rien que pour pourvoir ces six places.

Juste après cette élection, le ministre de la Justice, Cheick Sacko, a dévoilé la composition de ce conseil de discipline des magistrats qui compte au total 17 membres parmi lesquels le ministre lui-même, le président de la République. Mais ces deux ne siègent pas. C’est le premier président de la Cour suprême, un des membres d’office qui qui sera le président de la formation disciplinaire.

Avant de dévoiler la composition du dit conseil, le ministre a tenu à donner quelques précisions. Selon Cheick Sacko, « le conseil supérieur est un organe bicéphale ». C’est-à-dire qu’il sécurise le magistrat mais le sanctionne en cas de violation des règles qui régissent son métier. Bref, c’est la moralisation du secteur de la justice.

Avec le Conseil supérieur de la magistrature, a indiqué plus loin, le ministre de la Justice, « plus question de dire aux magistrats ce qu’ils doivent faire ». Rappelant qu’avec l’inexistence de cet organe qui existe sur les papiers depuis 1991, il se passait des choses qui sont totalement contraire à l’administration d’une bonne justice.

Le ministre a émis l’espoir que les magistrats guinéens sauront profiter des avantages de la mise en place du Conseil supérieur de la magistrature. Il s’est dit confiant qu’il y a en Guinée de très bons magistrats qui ont fait leur preuve. Avant de menacer « de s’occuper des brebis galeuses ». Pour parler des magistrats qui violent délibérément la loi.

Après la mise en place du Conseil supérieur de la magistrature, il reste la signature du décret d’application du statut particulier des magistrats. Cheick Sacko a promis que ce sera très bientôt. Car, révèle-t-il, « pour que j’accepte d’être ministre de la Justice, la mise en place du Conseil supérieur de la magistrature et l’application du statut particulier des magistrats ont été mes conditions ».


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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