Samory Keita Jeudi, 06 Mars 2014 20:00
Le rapport, qui ne fut en réalité jamais au beau fixe, entre le régime d’Alpha Condé et l’opposition républicaine se détériore davantage. Le pont qui ne tiendrait plus qu’à un fil serait sur le point de céder. Ce qui laisse présager un vide qui pourrait déboucher sur une nouvelle escalade de manifestations politiques.
Aboubacar Sylla, porte-parole de cette opposition a tenu à le souligner. Interrogé par des journalistes nationaux, il prévient que le pays s’achemine tout droit vers un « nouveau contentieux » politique. Le manque de dialogue aidant, les jours, semaines et mois à venir risquent d’être secoués par des mouvements politiques. Comme ce fut le cas l’année dernière.
Au fait, tout partirait du retard accusé pour l’organisation des communales et communautaires prévues, selon l’accord du 3 juillet, dans le premier trimestre de 2014. Et qui, sauf miracle, ne peuvent plus se tenir dans la période indiquée.
Selon Aboubacar Sylla, l’accord du 3 juillet prévoyait un agenda dans ce sens. Malheureusement, à cause du déficit de dialogue, cette date n’est pas « tenable » a déploré M. Sylla. « Le comité civil, le comité de veille ne fonctionnent plus. Aujourd’hui, il n’y a aucune passerelle entre le pouvoir et l’opposition », fera remarquer l’opposant guinéen. Et de prévenir que « cette année risque de connaître le même sort que 2013 ».
Vu donc la situation qui prévaut, il a interpellé le pouvoir à prendre ses responsabilités pour le respect des accords du 3 juillet 2013. Pour montrer la bonne foi de l’opposition, M. Sylla, rassurera que cette question fera l’objet de discussion, à la prochaine session de l’Assemblée nationale. Cependant, il préviendra que si les choses ne bougent pas de ce côté, l’opposition fera recours à son droit de manifester que lui consacre la constitution, pour se faire entendre. A bon entendeur salut.
Samory Keita
L’indépendant, partenaire de GuineeActu