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Alpha Abdoulaye Diallo : « moins de 10% des organisations de la société civile guinéenne sont fiables »
Heinan Goba Lundi, 03 Mars 2014 17:27
Plus de huit mille organisations de la société civile sont enregistrées au SACCO (Service d'appui, de coordination et de contrôle des organisations non gouvernementales) du ministère de l'Administration du territoire et de la Décentralisation, selon les chiffres fournis par le docteur Alpha Abdoulaye Diallo, président de RAJGUI (Réseau Afrique jeunesse de Guinée) et vice-président du Conseil national des organisations de la société civile de Guinée (CNOSC-Guinée).
Cependant, souligne le docteur Diallo, « moins de 10% de ces organisations sont fiables ». C'est-à -dire, des organisations qui disposent d'une administration respectueuse des règles de la gouvernance interne. D'où la nécessité, d'après le vice-président du CNOSC-Guinée, de procéder au renforcement de la capacité des hommes et femmes qui animent ces organisations.
En effet, a soutenu le docteur Diallo, vendredi 28 février au cours d'une rencontre avec la presse, « le renforcement de la capacité des acteurs de la société civile a une importance capitale pour la réduction du taux de chômage des jeune ». Car, précise-t-il, « en plus de leur mission de contrôle de la gestion des agents des services publics, les organisations non gouvernementales offrent une alternative d'emploi à la jeunesse touchée dans sa majorité par le chômage ».
Conscient de l'importance qu'il y a d'avoir une société civile forte, selon docteur Diallo, le RAJGUI a entrepris avec WASCI basé au Ghana, grâce au financement d'OSIWA, un programme de renforcement des capacités des organisations non gouvernementales. Monsieur Nikema, consultant de WASCI, en Guinée pour le suivi et de l'évaluation des recommandations des travaux réalisés, a tout de même précisé qu'il s'agit « d'un échange d'expériences entre les acteurs de la société civile guinéenne et leurs homologues de la sous-région ouest africaine ».
Mais avant de finir son intervention, le président du RAJGUI a précisé par ailleurs « qu'il ne faut pas jeter l'anathème sur toutes les organisations ». D'après lui, « il y a dans certaines des organisations, des hommes et des femmes qui ont la volonté de respecter les règles qui régissent le fonctionnement normal de leurs institutions ». Des hommes qui méritent d'être encouragés et accompagnés par les partenaires au développement, selon lui.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu








