Aissatou Diallo et Elisa Camara Dimanche, 02 Mars 2014 21:00
Le ministre des Droits de l’homme et des Libertés publiques, Khalifa G. Diaby, a récemment tenu une conférence de presse pour présenter son plan d’action pour l’année 2014.
A sa prise de parole, le ministre Khalifa Gassama Diaby a tout d’abord rappelé les défis qui l’attendent au sein de ce département avant d’établir son plan d’action de 2014 : « Le combat pour les droits de l’homme est difficile, complexe et long. Il est difficile, car il suppose le rejet de toutes formes de partialités, la dépolitisation des valeurs inhérentes aux droits de l’homme et la lutte contre nos travers culturels et sociaux. Il est complexe parce qu’il exige préalablement l’existence de la protection, de la promotion des droits de l’homme et la consolidation d’un véritable Etat capable d’assumer de façon neutre, impartiale et égale, toutes ses missions parmi lesquelles le respect, la garantie et la concrétisation des droits humains. » Il a aussi signalé que ces défis ont pour perspectives la construction d’une société démocratique respectueuse de l’être humain, de sa dignité et tous ses droits quelles que soient ses singularités sociales, politiques, culturelles. « Après une année d’existence essentiellement consacrée à l’apaisement politique, à la méditation, à la pédagogie à la sensibilisation et aux campagnes contre toutes les formes de violence, l’heure est désormais aux projets concrets, aussi bien dans le domaine structurel que conjoncturel », a-t-il souligné, avant d’énumérer ses 12 projets pour l’année en cours qui sont entre autres, l’organisation des Etats généreux des droits de l’homme ; l’introduction des cours de droits de l’homme dans les écoles ; la redynamisation du processus de réconciliation nationale ; l’organisation de la semaine de citoyenneté ; le projet de Monitoring du milieu carcéral afin d’améliorer les conditions de vie des prisonniers, mais tout en accompagnant l’Etat dans son programme de lutte contre la criminalité ; l’assistance aux femmes et aux mineurs en conflit avec la loi ; l’adaptation d’une loi contre la torture ; la mise en place de trois observatoires à savoir les détentions arbitraires, les violences faites aux femmes et les violences dans les espaces publics ; la vulgarisation des textes juridiques dans nos langues locales afin de permettre à tout le monde de comprendre la loi ; la création d’une radio qui ne parle que des droits de l’homme ; l’établissement de trois projets de renforcement des capacités notamment les administrateurs territoriaux, les FDS et les ONG.
« Depuis le 05 octobre 2012, un ministère des Droits de l’homme et des Libertés publiques a été créé. Ce fait est l’expression d’une réelle prise de conscience de la problématique préoccupante des droits humains dans notre pays qui est engagé dans un processus de transition démocratique.
La Guinée se doit d’inscrire les enjeux des droits de l’homme au cœur de ses priorités sociopolitiques. Cela implique que tout parte, que tout aboutisse aux soucis impératifs de faire des principes et règles relatifs aux droits humains, une réalité vivante », a conclu Khalifa Gassama Djaby.
Aissatou Diallo et Elisa Camara
L’indépendant, partenaire de GuineeActu
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