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Faya Millimono : « Resco est un analphabète qui a grandi dans la violence, le banditisme »

Samory Keita  Dimanche, 02 Mars 2014 00:11

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MILLIMOUNO_Faya_L_2_01Dans la matinée du vendredi 21 février, la coordination de l’opposition extraparlementaire (COEP) était face à la presse. Lors de cette rencontre qui consistait à éclairer la lanterne du public sur les objectifs de l’opposition extraparlementaire, les conférenciers ont profité de fustiger le régime actuel et tirer à boulets rouges sur le gouverneur de la ville de Conakry, le commandant Sékou Resco Camara.

Ce dernier est sous le feu des projecteurs depuis quelques jours pour ses récentes déclarations tendancieuses par rapport aux récentes émeutes du courant à Conakry. Il fait l’objet de toutes les critiques pour avoir menacé publiquement les populations qui manifestent contre le manque d’électricité en ces termes : « Tout fauteur de trouble qui se fera prendre n’a qu’à dire adieu à sa famille ».

Cette déclaration du premier responsable de la ville de Conakry, a provoqué un tollé dans la cité et de vives réactions au sein de l’opinion nationale. Depuis, il fait l’objet de critiques de la part des Guinéens de toutes tendances sociales.

C’est le cas de la coordination de l’opposition extraparlementaire qui a fustigé « l’irresponsabilité » du commandant Sékou Resco Camara. En tirant à boulets rouges sur le gouverneur de la ville de Conakry, président du conseil de ville.

« Le comportement de Resco n’est pas responsable. Lorsqu’un discours politique devient une menace, ce n’est pas responsable », a martelé Lamine Kaba, président du FIDEL. Il en appellera à la responsabilité d’Alpha Condé, à qui il demande de penser au mandat que le peuple lui a confié. Il fera remarquer qu’en Guinée, pour être dans les bonnes grâces du pouvoir, il faut « drainer des casseroles ».

Pour Faya Millimouno, « Resco n’a de place que dans une prison ». Le président du BL, membre de l’opposition extraparlementaire, rappellera qu’« en 2011, il (Resco, ndlr) disait que quiconque sort sera matée. Nous avons un analphabète qui a grandi dans la violence, dans le banditisme qui est à la tête du gouvernorat ». Et d’ajouter que « Resco doit savoir qu’il y a des crimes imprescriptibles, impardonnables, même à 80 ans, il peut être poursuivi. Il fera tôt ou tard face à la justice guinéenne ». Sur la même lancée, Boubacar Barry, alias Big-up dira que s’il y avait des critères sérieux de choix pour nommer les cadres guinéens, Resco n’aurait aucune chance de gérer un poste administratif, à plus forte raison celui du gouvernorat. « Si nous avions des critères de choix vigoureux pour caser les cadres, Resco ne serait jamais devenu gouverneur », déclare-t-il avant d’enfoncer le clou : « les propos de Resco sont extrêmement graves. Tenir de tels propos dans certains pays vous conduit directement à la justice ».


Samory Keita
L’indépendant, partenaire de GuineeActu


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