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Pillages des boutiques et magasins : les victimes font appel à l’Assemblée nationale
Oumou Hawa Diallo Mercredi, 26 Février 2014 19:45
Les marches organisées par l’opposition ont fait beaucoup de dégâts matériels et pertes en vies humaines. De nombreux citoyens se disent victimes en pertes des biens matériels (boutiques calcinées, maisons brûlées...) par des marches les politiques ou des mouvements sociaux. Les victimes de ces marches se sont fédérées au sein du GOHA (Groupe organisé des hommes d’affaires). Ce dernier lutte pour un climat des affaires saines et pour la défense des hommes d’affaires.
Le lundi 17 février, les victimes des événements de 2007 et 2013 ont animé un point de presse au siège du GOHA sis à Cosa, avec pour seul point du jour, demander au Chef du gouvernement et au Président de l’Assemblée nationale de leur venir en aide. Car ils disent avoir tout perdu lors de ces événements. « Que le Gouvernement et l’Assemblée nationale nous aident à reprendre nos activités, nous les victimes de janvier-février 2007, de 2013 », a invité Mory Camara, commerçant victime des événements de 2007.
Prenant la parole à son tour, Fatamata Sangaré, commerçante au marché de Taouyah, victime lors de la journée du 27 février de 2013, a expliqué : « Quand je suis venue, j’ai trouvé que toute ma marchandise est partie en feu. Même une aiguille je n’ai pas pu sortir de ma boutique. »
Poursuivant, Fatoumata Sangaré, demande au gouvernement et au président de l’Assemblée nationale de les aider : « Moi, par exemple, mes enfants ne vont plus à l’école, parce que je n’ai pas quelque chose pour payer leur scolarité et mon mari n’a rien. C’est moi seule qui sais comment je mène ma vie. Nous supplions le président de l’Assemblée nationale et le chef du Gouvernement de regarder les victimes de 2007, 2008 et de 2013. »
De son côté le vice-président du GOHA, Nkama Soramou, répondant à la question d’un confrère sur les menaces de certains députés de redescendre dans les rues, déclare qu’ils demandent à tous les leaders d’opinion de sursoir à toute marche ou manifestation à caractère politique ou d’ordre social. « Et s’ils le font, alors qu’ils prennent les précautions pour ne pas qu’il y ait de débordements », a-t-il ajouté.
A en croire les chiffres du GOHA et selon les dossiers de chaque victime, commerçant ou homme d’affaires, en 2007 et 2013, les dégâts 2007 s’élèveraient à 24.625.992.587 GNF. Et pour les victimes de 2013 le montant perdu serait de 46.740.156.460 GNF.
Oumou Hawa Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
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