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Dossier du 28 septembre : une délégation de la CPI à Conakry
Heinan Goba Samedi, 22 Février 2014 01:32
Une délégation de la Cour pénale internationale (CPI) a séjourné en début de semaine à Conakry. Cette délégation conduite par le chargé de la coopération au bureau du procureur de la CPI, le Sénégalais Amady Ba, est venue s’enquérir du niveau d’avancement du dossier du massacre du 28 septembre 2009 dans le stade du même nom à Conakry.
Durant son séjour à Conakry, la mission a rencontré le pool des juges chargé d’instruire ce dossier, le ministre de la Justice, Cheick Sakho et les victimes présumées. Elle a également été reçue par le président de la République qui, comme son ministre, a réaffirmé la volonté de la Guinée de faire la lumière sur cette affaire.
Le chef de la mission a pris bonne note de l’engagement des autorités guinéennes mais il leur a demandé de redoubler d’efforts. Le dossier du 28 septembre, il faut le préciser, avance mais lentement. Trois ans après la mise en place du pool des juges d’instruction, il n’y a eu que huit inculpations dont celles de Claude Pivi et de Tiégboro Camara.
Jointe par nos confrères de Nostalgie Guinée, Hasmaou Diallo, présidente d’une des associations des victimes de la tuerie du 28 septembre, a dénoncé la lenteur de l’instruction caractéristique du manque de volonté politique des autorités guinéennes à rendre justice aux victimes. Des victimes qui meurent jour après jour à cause des sévices qui leur ont été infligés.
A souligner que le massacre du 28 septembre a fait, selon le rapport d’enquête des Nations Unies, 157 morts, plusieurs blessés et de nombreuses femmes violées.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
Commentaires
Ce que les Guinéens doivent comprendre, c'est que personne ne fera les choses à leur place, et faire des choses signifie au minimum le dépôt d'une plainte. Toute déclaration médiatique s'évanouira aussi vite qu'elle est venue.
Septembre 2009, bientôt septembre 2014 (6 ans), rien n’est encore fait, sauf des missions interminables d’émissaires de la fameuse CPI. Cette énième mission aussi vient de faire une avancée non significative sur ce dossier, oh, combien de fois soufrant d’inertie. Car dire simplement « QU’ELLE A ETE REÇUE PAR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE QUI, COMME SON MINISTRE, A REAFFIRME LA VOLONTE DE LA GUINEE DE FAIRE LA LUMIERE SUR CETTE AFFAIRE. LE CHEF DE LA MISSION A PRIS BONNE NOTE DE L’ENGAGEMENT DES AUTORITES GUINEENNES MAIS IL LEUR A DEMANDE DE REDOUBLER D’EFFORTS » ne veut rien dire. Le dossier continuera de rester dans une obscurité totale, si c’est ce gouvernement qui promet d’y faire la lumière. D’ailleurs, plus diplomatique que ce langage on meurt nette. Ce dossier guinéen ne sera traité, peut-être, qu'après la disparition de toutes les victimes. C’est vraiment dommage pour les familles de ces victimes qui continuent de voir leurs bourreaux se pavaner dans les grandes villes sans aucune crainte. Cette CPI est très lente dans ses actions, surtout si le dossier en question ne comporte pas d’intérêts particuliers de ceux qu’on aime appeler Communauté internationale. Les émissaires dépêchés par la CPI reçoivent des instructions comme pour dire allez-y remuer un peu pour ne pas qu’on nous accuse de négligence. Puis profitez-en pour vous entretenir avec les autorités en place et faite des promesses aux victimes…. Humm !
Pour une fois amadou-masque je ne suis pas d'accord avec toi : tu sais la justice internationale ne travaille jamais "a chaud". Nous souhaitons ce procès demain mais elle cela ne la gène pas que ce soit dans 10 ans. Si elle s'en foutait vraiment elle ne dirait rien et laisserait mourir le dossier dans un tirroir.
Agir comme elle le fait avec la Guinée et toutes les autres dictatures tropicales est tout a fait pédagogique : c'est un message clair que justement non seulement vous serez toujours sous microscope mais en plus soit vous jugerez soit vous serez jugé par d'autres. Et ceci est une arme redoutable contre l’impunité avec des résultats a moyen et court termes, plus importants que des actions bruyantes de court terme. Remarque par exemple comment El Bechir et les milices Janjaouites du Soudan ont vite rangé leurs sabres dans leurs bournous et ne les sortiront plus que dans leur chambre a coucher...
Maintenant si nous voulons des actions vite fait-bien fait on prend exemple sur les jeunes de kankan ou sur ceux d'Ukraine depuis 3 mois. La aussi l’impunité disparait mais rapidement car les chasseurs deviennent les "braisés". Mais ça c'est le travail des guineens, pas celui des étrangers en notre nom !








