Violences du mardi 18 février : « inutile de déposer plainte devant une justice inactive » selon Nouhan Traoré

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TRAORE_Nouhan_01Mouctar Diallo, député UFDG à l’Assemblée nationale et président de NFD (Nouvelles forces démocratiques) a annoncé son intention de déposer une plainte devant la justice contre les auteurs présumés des violences du mardi 18 février qui ont fait deux morts. Il dit avoir constitué l’ONG les Mêmes droits pour tous (MDT) à ce propos.

Parlant de ces violences, le jeudi 20 février, devant la presse, Nouhan Traoré, président du Mouvement africain pour la défense des droits de l’homme et la gouvernance (AFRDHO), a de son côté jugé inutile le dépôt d’une plainte devant une justice qui s’est avérée inactive. Si la justice guinéenne faisait son travail, d’après lui, elle aurait ouvert une information judiciaire de sa propre initiative en pareille situation.

Ce qu’il faut pour faire la lumière sur les crimes commis le mardi 18 février et les autres crimes que l’histoire récente de la Guinée a retenus, selon le président d’AFRIDHO, « c’est l’institution d’une commission d’enquête parlementaire Â». Annonçant dans la foulée, les contacts déjà pris dans le sens de la création de cette commission.

Le président de la République a demandé un rapport d’enquête sur les circonstances de la mort des deux personnes, à savoir le jeune maçon et le gendarme. Mais comme la saisine de la justice guinéenne, selon le président, il est également illusoire de croire que cette demande va aboutir. Le gouvernement ayant par le passé annoncé des enquêtes qui n’ont jamais vu le jour.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
+11 #5 Balde Gando 22-02-2014 03:46

@amadousdialamba, vous avez raison. C'est terrible le déni de justice chez nous!
On ne peut rien attendre de la justice guinéenne. Raison pour laquelle, il faut saisir au moins la cour de justice de la CEDEAO. Pour cela, il faudrait en principe documenter ce deni de justice (depot de plainte resté sans suite ou refusé....)...
C'est vraiment revoltant!
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+5 #4 Abraham 22-02-2014 02:47

Alpha Condé fait de la manipulation et du marketing politique: ces malheureux événements sont arrivés pendant que la mission de la CPI était a Conakry. Donc, il fait semblant de se soucier de faire la lumière sur ces violations. En plus, cette fois il y a un gendarme comme victime.
Alpha Condé est une malédiction pour la Guinée, c'est tout!
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+1 #3 JHON DOE 21-02-2014 22:36

Quel est le lien avec l'écrit monsieur Saada?
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+1 #2 amadousdialamba 21-02-2014 22:30

Didon ! Chaque jour qui se lève en Guinée on découvre des bizarreries inexplicables. Ce genre d’aveux d’impuissance est une grande source d’inquiétudes pour les faibles, surtout quand il émane du président même de l’AFRDHO. Un organisme dont la mission principale est de défendre les droits de l’homme. Le président de l’AFRDHO admet sans aucune ambigüité et publiquement le manque ou l’inexistence de la justice en Guinée. Alors, que faire maintenant ? Car un pays sans justice est un endroit où règne la loi du plus fort. Pourquoi acceptons-nous de continuer à payer des agents publics qui refusent de faire leur boulot ? SVP, Parcourons un peu les premiers passages de la Charte universelle des droits de l’homme dont la Guinée est partie (extrait). Puis questionnons-nous si ces hommes aux robes n’ont pas obligation de rendre des comptes au peuple de Guinée. Car pour moi, leur démission collective représente aujourd’hui le plus grand danger pour le pays. Les guinéens ne doivent pas passée sous silence cette arrogante attitude. Voici donc l’extrait de ladite Charte : « Article premier : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. Article 2 : 1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. 2. De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté. Article 3 : Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sureté de sa personne. Article 4 : Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes. Article 5 : Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Article 6 : Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique. Article 7 : Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination. Article 8 : Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi. Article 9 : Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé… » Nous sommes dirigé par des hors la loi. Des gens qui refusent délibérément de rendre justice aux ayants droit. Après la lecture de cet extrait, n’Y A-T-IL PAS DE TAS DE QUESTIONS A SE POSER AUJOURD’HUI EN MATIERE DE SECURITE ET DE JUSTICE ? Avec l’absence de tous recours légaux, qu’est qu’il faut faire ? Se défendre soi-même ? Si oui, par quels moyens ? Reste-t-il une instance fiable sur laquelle les citoyens peuvent encore compter pour se faire entendre ? Je crois que non pour le moment. Etc… Vu la dégradation de la situation sociale, aucun expert ne peut prédire ce qui attend la Guinée.
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+4 #1 Saada 21-02-2014 21:40

Macky Sall rentre avec un jackpot de plus de 4,5 milliards de dollars, soit 2 200 milliards de francs Cfa. Bien plus que les 1 864 milliards de francs Cfa fixés comme objectif au Groupe consultatif de Paris.
Le Président Macky Sall se frotte les mains. Il vient de décrocher, en Chine, les financements de ses plus grands projets d’infrastructures. Il a conclu au premier jour de sa visite d’Etat à Beijing d’importants accords avec des firmes chinoises, pour un montant global d’investissements estimé à plus de 4,5 milliards de dollars soit environ 2 200 milliards de francs Cfa que la China Eximbank, par la voix de son Pdg, Ruogo Li, assure être disposée à financer totalement, à la fin des études complémentaires qui restent à être exécutées pour certaines d’entre elles.
Huit projets prioritaires
Les projets qui trouvent ainsi des financements sont au nombre de huit, déclarés prioritaires par le Sénégal et relatifs principalement à des infrastructures ferroviaires et routières. La réhabilitation du chemin de fer Dakar-Bamako sera donc effective et les travaux seront conduits par la société China railways construction corporation (Crcc). Cette même société avait déjà signé un accord avec le gouvernement du Mali pour le tronçon ferroviaire Kidira-Bamako. Le Sénégal tardait à concrétiser ses discussions avec les partenaires techniques et financiers pour le tronçon Dakar-Tambacounda- Kidira. L’ac­cord enchante le ministre sénégalais des Infrastructures Thierno Alassane Sall, qui souligne que «la réhabilitation du chemin de fer va faire renaître la ville de Thiès», dont il est originaire.
La firme chinoise se chargera aussi de la réalisation d’un nouveau tronçon ferroviaire Tambacounda-Kédou­gou, afin de desservir cette région minière. Les études techniques vont commencer dès la fin de ce mois de février 2014. Le patron de la Crcc assure que ses techniciens arriveront à Dakar la semaine prochaine. Amadou Hott, directeur général du Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis), explique que «pour que le projet soit conforme aux choix du Mali et en vue de réduire les coûts de réalisation, les autorités sénégalaises opteraient pour un type de chemin de fer à écartement métrique. De toute façon, la firme chinoise assure de ses capacités techniques et rassure le Président Macky Sall quant au souci d’utiliser l’énergie électrique pour l’alimentation des trains». Le projet intégré Mines-Rail-Port minéralier de Bargny est provisoirement estimé à 2,6 milliards de dollars. Dans ce projet, le Sénégal va travailler avec un conglomérat d’entreprises chinoises, à savoir China railways, China steel et Sino hydro.
Les Français écartés du rail de Diass
Il faut noter que les Chinois se montrent décidés à ne laisser aucune place à leurs concurrents dans la réalisation de chemins de fer. Ainsi, ont-ils signé un autre accord avec le gouvernement du Sénégal pour la réalisation d’un chemin de fer avec des trains d’une vitesse de 120 km/h, pour relier Dakar au nouvel aéroport Blaise Diagne de Diass. Ce chemin de fer qui nécessitera un investissement de l’ordre de 200 millions de dollars desservira aussi la banlieue dakaroise. Le Quotidien, dans son n°3272 du lundi 23 décembre de l’année dernière, assurait que l’Agence française de développement (Afd) était disposée à financer l’ouvrage que la compagnie française Alsthom était disposée à réaliser. Mais il faut croire que les partenaires chinois ont dû faire à Macky Sall une proposition que le Président ne pouvait refuser.
Les autoroutes Diamniadio-Thiès-Touba et Thiès-Tivaouane ont également trouvé une belle opportunité de financement avec la société China road and bridge corporation pour un investissement de 700 millions de dollars.
Neuf ponts de désenclavement, pour un investissement de 200 millions de dollars, devront aussi être réalisés par la China great wall à Foundiougne, Ziguinchor, Mar­sas­soum, Baïla, Diouloulou, Niamba­lang, Diakène, Katakalouss et Tobor. Pour sa part, China first highway engineering pourra réhabiliter les aéroports régionaux de Ziguinchor, Saint-Louis, Tamba­counda, Kédou­gou, Ourossogui et Kaolack. La China machinery import & export se positionne pour un projet de renouvellement du parc des camions. Huawei, ce géant chinois de la téléphonie, offre de réaliser la plateforme de passage au numérique.
Xi Jimping : «Nous entendons travailler avec le Sénégal»
Sur le registre diplomatique, les deux Etats chantent une symphonie. Macky Sall et Xi Jimping se montrent avenants l’un à l’endroit de l’autre. Le président de la République populaire de Chine accorde une grande importance à la visite de son homologue sénégalais, qui se trouve être le premier chef d’Etat africain que Xi Jimping a officiellement invité en Chine depuis son accession au pouvoir le 14 mars 2013. Aucune marque d’attention n’a semblé être de trop. Les lieux publics comme la place Tienanmen, le Mausolée de Mao, le Palais présidentiel et l’Avenue Tienanmen, la plus grande avenue du monde, ont été décorés aux couleurs du Sénégal. Tous les corps de l’Armée chinoise ont rendu les honneurs au Président sénégalais.
Macky Sall, visiblement ému par tant de gestes d’amitié, a exprimé à l’endroit de son hôte ce mot : «Je suis ému par votre accueil. Je tiens à féliciter votre fanfare, car jamais l’hymne national du Sénégal n’a été aussi bien joué à l’étranger.» Xi Jimping acquiesce de la tête avec un léger sourire et insiste de son côté : «Nous entendons travailler avec le Sénégal.» Le meilleur restait alors à venir et l’affaire semblait prendre des allures de «en veux-tu en voilà».
La Chine a pris son carnet de chèques pour donner une subvention budgétaire de 100 millions de yuans, soit environ 20 milliards de francs Cfa, ainsi qu’un prêt sans intérêts de 200 millions de yuans, soit environ 40 milliards de francs Cfa. Un accord de subvention a également été paraphé portant financement par la Chine des travaux de construction de l’arène nationale de lutte à Dakar.
De plus, les deux pays ont convenu d’un accord qui exonère du visa les titulaires de passeport diplomatique ou de service. La Chine a décidé d’inscrire le Sénégal sur la liste des pays touristiques pour encourager ses ressortissants à s’y rendre. Des discussions vont se poursuivre ce vendredi entre les délégations des deux pays pour finaliser le projet de réalisation d’une ligne d’extension du réseau électrique de Kaolack-Tamba-Kolda et Ziguin­chor sur une longueur de 1 140 kilomètres. De même, les hommes d’affaires sénégalais et chinois vont échanger à l’occasion d’un forum économique, en vue de ficeler des partenariats commerciaux. Quant aux deux dirigeants, ils ont échangé pendant plus d’une heure, au cours d’un tête-à-tête, avant de se retrouver avec leurs délégations respectives au cours d’un grand banquet.
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