Heinan Goba Vendredi, 21 Février 2014 17:12
Mouctar Diallo, député UFDG à l’Assemblée nationale et président de NFD (Nouvelles forces démocratiques) a annoncé son intention de déposer une plainte devant la justice contre les auteurs présumés des violences du mardi 18 février qui ont fait deux morts. Il dit avoir constitué l’ONG les Mêmes droits pour tous (MDT) à ce propos.
Parlant de ces violences, le jeudi 20 février, devant la presse, Nouhan Traoré, président du Mouvement africain pour la défense des droits de l’homme et la gouvernance (AFRDHO), a de son côté jugé inutile le dépôt d’une plainte devant une justice qui s’est avérée inactive. Si la justice guinéenne faisait son travail, d’après lui, elle aurait ouvert une information judiciaire de sa propre initiative en pareille situation.
Ce qu’il faut pour faire la lumière sur les crimes commis le mardi 18 février et les autres crimes que l’histoire récente de la Guinée a retenus, selon le président d’AFRIDHO, « c’est l’institution d’une commission d’enquête parlementaire ». Annonçant dans la foulée, les contacts déjà pris dans le sens de la création de cette commission.
Le président de la République a demandé un rapport d’enquête sur les circonstances de la mort des deux personnes, à savoir le jeune maçon et le gendarme. Mais comme la saisine de la justice guinéenne, selon le président, il est également illusoire de croire que cette demande va aboutir. Le gouvernement ayant par le passé annoncé des enquêtes qui n’ont jamais vu le jour.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu