Atteinte à la liberté de la presse : une marche de journalistes interdite par la police guinéenne

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Maison_presse_Conakry_01La police guinéenne a interdit, jeudi 20 février 2014, une marche de journalistes guinéens dont le but était de demander la libération de trois de leurs confrères de la chaine qatarienne Al Jazzera arrêtés dans un hôtel du Caire et détenus en Égypte, il y a plus d'un mois, sans jugement.

Le colonel Sékou Mara, directeur général adjoint de la police, est venu en personne annoncer l'interdiction de la manifestation pour cause de manque d'information de l'autorité compétente, aux organisateurs à quelques minutes du démarrage de la marche.

La manifestation devait partir de la Maison de la presse de Guinée pour se rendre à l'ambassade d'Égypte, toutes deux situées dans le quartier de Coléyah dans la commune de Matam (Conakry). L'initiative est venue de certaines associations de presse guinéennes et du correspondant d'Al Jazzera en Guinée.

A la place de la marche interdite, les organisateurs ont organisé un point de presse.

Profitant de l'occasion, Youssouf Bah, le correspondant d’Al Jazeera en Guinée a demandé au président Alpha Condé, président démocratiquement élu de Guinée et respectueux de la liberté de la presse, d'intervenir auprès de son homologue égyptien, le maréchal Al Sissi.

Daouda Taban Sylla de l'association Le club des amis de la Maison de la presse de Guinée, a indiqué pour sa part qu'à quelque chose malheur est bon. L'interdiction de cette marche est le signe que les autorités ont mesuré l'importance de ce qui devrait être fait aujourd'hui.

D'après nos informations, en revanche, c'est l'ambassade de l'Egypte en Guinée qui serait derrière la décision des autorités guinéennes de ne pas laisser les journalistes marcher. Elle aurait cherché à rencontrer les organisateurs afin qu'ils sursoient à cette marche.

Samory Kéita a exprimé son regret de voir cette manifestation interdite. Après avoir précisé, une fois de plus, que la marche avait pour but de rendre hommage à tous les journalistes tués ou malmenés dans l'exercice de leur fonction, d'une part. Et de l'autre, de plaider pour la mise en liberté des trois journalistes.

A noter que la comparution des trois journalistes devant un tribunal du Caire (capitale égyptienne) est prévue ce jeudi. Ils sont accusés d'avoir collaboré avec les frères musulmans jugés par les nouvelles autorités égyptiennes comme une organisation terroriste.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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Commentaires  

 
-1 #2 amadousdialamba 21-02-2014 03:36

La détention de ces confrères journalistes de la chaine d’Al Jazzera est manifestement antidémocratique. Car ces hommes de média n’ont fait que jouer leur rôle professionnel d’informateurs. A mon avis, couvrir des évènements qui se déroulent sur un terrain donné, en tant que tel, ne devrait pas constituer un délit à plus forte raison un crime. Mais l’allure de cette nouvelle junte militaire aussi est très inquiétante pour le pays des Pharaons. En tout cas, selon l’esprit logé dans ma petite tête, les actes posés jusque-là par ces puissants maitres du pays des pyramides, ne rassurent pas tous les observateurs de la scène internationale. Ce qu’on y observe annonce un début d’une dictature plus féroce que l’ancienne. En ce qui concerne l’interdiction de cette marche de protestation pacifique en Guinée, elle ne se justifie point. Elle est même inacceptable dans un pays où le droit de manifester est reconnu par la législation. Normalement le devoir de ces dits policiers est d’encadrer simplement la marche pour éviter d’éventuels débordements jusqu’à son point de ralliement, point final. Mais comme toutes les dictatures se ressemblent et se côtoient, nous ne serons traité que pareillement. Malheureusement pour ceux qui croient encore pouvoir bâillonner la presse, comme pendant les mauvais vieux temps, avec le développement de la nouvelle technologie de l’information, tout le monde est informé aujourd’hui de cette bonne intention. Après la disparition des premiers dictateurs africains, la dictature revient de féroce dans ce vieux continent. Répertoriez les pays africains, vous trouverez que la plus part est dirigé par des anciens ou des dictateurs en gestation. En Afrique de l’Ouest par exemple, sur les 15 Etats que comptent la sous-région, plus de dix sont sous, soit : une vraie dictature ou une semi-dictature à peine voilée par un simulacre de démocratie préfabriquée dans la douleur par les parrains de la France-Afrique. Comment voulez-vous donc se croire être dans des pays démocratiques ?
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0 #1 mohamed diaby 20-02-2014 23:29

Cest bien quon soit compatissant aux malheurs des autres.Si on ne vous permet pas de marcher alors expliquer.Ca peut ne peut pas etre lambassade degypte derriere cela mais notre gouvernement meme car amis parcours si on se souvient de nos problemes on risque de scander courant courant de leau de leau des salaires et des salaires,de la securite et de la securite
En fait dans tout ca ou est DAME FATOU BENSOUDA. IANOUKOVITCH EST ENTRAIN DE CANARDER SON PEUPLE ,SON EQUIPE SE DIRIGE SUR CONAKRY POUR 2009.MON DIEU,LA JUSTICE DES GRANDS.ON SEN FOUT DES PEUPLES QUI MEURENT.CES CHEFS UKRAINIENS DOIVENT ETRE A LA HAYE.ILS SONT PIRE QUE MBEMBA,GBAGBO OU.....
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