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Atteinte à la liberté de la presse : une marche de journalistes interdite par la police guinéenne
Heinan Goba Jeudi, 20 Février 2014 19:42
La police guinéenne a interdit, jeudi 20 février 2014, une marche de journalistes guinéens dont le but était de demander la libération de trois de leurs confrères de la chaine qatarienne Al Jazzera arrêtés dans un hôtel du Caire et détenus en Égypte, il y a plus d'un mois, sans jugement.
Le colonel Sékou Mara, directeur général adjoint de la police, est venu en personne annoncer l'interdiction de la manifestation pour cause de manque d'information de l'autorité compétente, aux organisateurs à quelques minutes du démarrage de la marche.
La manifestation devait partir de la Maison de la presse de Guinée pour se rendre à l'ambassade d'Égypte, toutes deux situées dans le quartier de Coléyah dans la commune de Matam (Conakry). L'initiative est venue de certaines associations de presse guinéennes et du correspondant d'Al Jazzera en Guinée.
A la place de la marche interdite, les organisateurs ont organisé un point de presse.
Profitant de l'occasion, Youssouf Bah, le correspondant d’Al Jazeera en Guinée a demandé au président Alpha Condé, président démocratiquement élu de Guinée et respectueux de la liberté de la presse, d'intervenir auprès de son homologue égyptien, le maréchal Al Sissi.
Daouda Taban Sylla de l'association Le club des amis de la Maison de la presse de Guinée, a indiqué pour sa part qu'à quelque chose malheur est bon. L'interdiction de cette marche est le signe que les autorités ont mesuré l'importance de ce qui devrait être fait aujourd'hui.
D'après nos informations, en revanche, c'est l'ambassade de l'Egypte en Guinée qui serait derrière la décision des autorités guinéennes de ne pas laisser les journalistes marcher. Elle aurait cherché à rencontrer les organisateurs afin qu'ils sursoient à cette marche.
Samory Kéita a exprimé son regret de voir cette manifestation interdite. Après avoir précisé, une fois de plus, que la marche avait pour but de rendre hommage à tous les journalistes tués ou malmenés dans l'exercice de leur fonction, d'une part. Et de l'autre, de plaider pour la mise en liberté des trois journalistes.
A noter que la comparution des trois journalistes devant un tribunal du Caire (capitale égyptienne) est prévue ce jeudi. Ils sont accusés d'avoir collaboré avec les frères musulmans jugés par les nouvelles autorités égyptiennes comme une organisation terroriste.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
Commentaires
En fait dans tout ca ou est DAME FATOU BENSOUDA. IANOUKOVITCH EST ENTRAIN DE CANARDER SON PEUPLE ,SON EQUIPE SE DIRIGE SUR CONAKRY POUR 2009.MON DIEU,LA JUSTICE DES GRANDS.ON SEN FOUT DES PEUPLES QUI MEURENT.CES CHEFS UKRAINIENS DOIVENT ETRE A LA HAYE.ILS SONT PIRE QUE MBEMBA,GBAGBO OU.....








