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A propos du congrès du CNOSC à Kindia : Salmana Diallo et son équipe sortent de leurs gonds
Alpha Camara Mercredi, 19 Février 2014 23:01
Le Conseil régional des organisations de la société civile, version Salamana Diallo, a animé, le samedi 8 février, une conférence à la Maison de la presse. Cette rencontre qui avait pour thème « Quel type de société civile pour la Guinée pour amorcer son processus démocratique et de développement » a connu la présence de certains réseaux affiliés au CROSC de Conakry. Au cours de cette rencontre, les conférenciers ont réclamé l’organisation des audits avant de renouveler l’ancien bureau.
Après des mois de remous en son sein, le Conseil des organisations de la société civile guinéenne est dans la ferveur de la redynamisation de ses instances et la refondation d’une nouvelle vision pour redorer son image d’antan en répondant au défi de la participation des citoyens au processus du développement national. Une préoccupation qui a fait l’objet d’un congrès de rénovation de son ancien bureau, le samedi 9 février 2014 à Kindia.
Pour rappel, il y a des années que la société civile guinéenne est confrontée à une crise de croissance, de positionnement stratégique, de manque de confiance à l’interne. Conséquence : aucune instance n’assumait son rôle ou sa mission pour la satisfaction des citoyens.
S’agissant des malversations, le secrétaire général de ladite institution, Aziz Diop, avait été suspendu, de son poste pour détournement et jusqu’à présent l’audit n’aurait pas identifié les personnes qui sont impliquées exactement dans cette malversation financière. Selon le camp de Salamana, et ses structures affiliées, c’est pour éviter cet audit que les membres du bureau national ont anticipé pour renouveler l’ancien bureau. Au moment où ce congrès se tenait à Kindia, situé à 135 km de la capitale, le Conseil régional de la société civile, version Salamana, a aussi rendu publique une déclaration dans laquelle il dénonce la corruption au sein de cette institution, la violation des textes légaux, et insiste sur la tenue rapide d’un audit pour punir ceux qui ont pillé la fortune collégiale.
«Vous savez, il y a un fameux congrès qui se tient à Kindia, organisé par les anciens membres du CNT et des anciens ministres. Donc moi personnellement et d’autres réseaux, nous refusons de participer à cette rencontre. Parce que c’est une manière de se salir. Et d’abord, nous condamnons l’organisation ou la programmation d’un congrès sans qu’il n’y ait des audits à l’interne. Je veux vous rappeler qu’il y a eu des projets non justifiés qui ont permis à certains de s’enrichir dans cette structure », a déclaré Salamana Diallo. Parmi ces projets dans lesquels il y a eu des malversations financières, il a cité le cas du projet local financé par le comité français pour la solidarité internationale, le projet monitoring pour l’observation des élections législatives de 2013, ainsi que d’autres financements non justifiés. « Donc nous réclamons les audits financiers et institutionnels avant de renouveler le bureau pour identifier les coupables afin de les punir. Ceci permettra d’avoir une vraie société civile », a-t-il souligné. Selon lui, il faut déterminer la liste des électeurs. Car, dit-il, le congrès ne doit pas avoir des personnes cooptées.
Dans sa déclaration, Djénabou Accar Sylla, vice-présidente du Conseil communal de la société civile de Matam, a, pour sa part, précisé que « l’image de la société civile guinéenne est aujourd’hui ternie par le mauvais comportement de certains membres au sommet qui ont mis de côté les textes pour coopter des personnes sur des bases illégales et exclure des élus gênants afin d’assouvir des intérêts personnels et politiques. » Face à ce quiproquo, il reste à savoir si le nouveau bureau qui est installé sera en mesure d’organiser les audits à l’interne afin de situer les responsabilités de cette malversation financière.
Alpha Camara
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
Commentaires
Par ailleurs, inutile de parler de vraie société civile. La société civile ce sont les Guinéens et pas quelques associations soi-disant représentatives, et qui ne représentent qu'elles-mêmes.








