Heinan Goba Mercredi, 19 Février 2014 19:25
Selon un bilan officiel rendu public ce mercredi, les manifestations de rue pour cause de manque d’électricité dans certains quartiers de Conakry, Coyah et Dubréka, mardi 18 février, ont fait deux morts. Il y a eu également des blessés mais le nombre exact n’est pas connu. D’importants dégâts matériels ont été aussi enregistrés : un véhicule de la gendarmerie incendié par des manifestants à Tombolia (Matoto), un taxi à la Cimenterie (Dubréka) et la base logistique d’une société de construction à Kountia (Coyah).
Dans un communiqué, le premier ministre a lancé un appel au calme et dit que les techniciens de l’EDG ont été sommés de résoudre le problème afin de donner très rapidement le courant à la population. Mais dans le même communiqué, il a prévenu que des instructions ont été données aux services de maintien de l’ordre en vue d’empêcher toute manifestation sur la voie publique. Tous ceux qui seront pris en train de « semer du trouble dans la rue » seront traduits en justice et sanctionnés conformément à la loi, a-t-il averti.
En effet d’après le gouvernement, à travers son communiqué lu par le premier ministre, « les manifestations de ce mardi 18 février 2014 n’ont rien à voir avec la crise d’électricité ». Il s’agit d’après lui, de l’œuvre de « fauteurs de troubles qui ont reçu de l’argent à cet effet ». «Nous sommes informés que des sommes d’argent ont été distribuées hier à des gens pour sortir ce mardi, semer des troubles », a affirmé le chef du gouvernement.
Qui s’est demandé comment on peut se retrouver à piller la base logistique d’une société de construction de route à l’occasion d’une manifestation qui a pour but de réclamer de l’électricité. D’après Mohamed Saïd Fofana, « l’attaque de la base logistique de la société brésilienne OAS qui s’occupe actuellement de la construction de la route Dabompa-Km36 vise à anéantir les efforts du gouvernement ».
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu