Heinan Goba Lundi, 10 Février 2014 19:03
En dépit des critiques, les plus acerbes dont ils font l’objet de la part de leurs propres mandants (les conseils communaux et préfectoraux), les dirigeants du Conseil national de la société civile de Guinée (CNOSC-Guinée) ont organisé un congrès cette fin de semaine à Kindia, ville située à 135 kilomètres de la capitale de Conakry.
Sans surprise, le congrès s’est soldé par l’élection du Docteur Dansa Kourouma, un ancien membre du Conseil national de la transition (CNT) qui signe ainsi son retour aux activités de la société civile guinéenne. Il a largement battu Thierno Aliou Diaouné, un ancien ministre de la Jeunesse, mais son élection est très critiquée.
Dans tous les cas, ce qu’il faut retenir est que la tâche qui attend le nouveau président du CNOSC-Guinée est immense et surtout compliquée. Son élection intervient au moment où l’institution est minée par une crise de confiance entre les acteurs d’une part et d’autre part entre ces acteurs et la base.
Depuis plusieurs mois en effet, une partie de cette structure dirigée par Salama Diallo de la société civile de Conakry, conteste la légitimité de ceux qui formaient le bureau sortant. Aziz Diop et le Dr. Ibrahima Sory Cissoko, respectivement secrétaire exécutif et président par intérim du bureau sortant, sont accusés de détournements de fonds.
Jusqu’à présent, les enquêtes ouvertes pour faire la lumière sur ces allégations de détournement n’ont pas produit leur conclusion. L’arrivée de Dansa Kourouma pourra-t-elle changer la donne ? L’avenir nous édifiera.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu