Heinan Goba Vendredi, 07 Février 2014 17:06
La constitution guinéenne fait obligation à tous les hauts cadres de l’État, à commencer par le chef de l’État jusqu'aux ministres en passant par les membres des institutions républicaines, de faire une déclaration sur l'honneur de leurs biens avant leur prise de fonction et après celle-ci, à l'adresse de la Cour suprême. Mais sauf erreur de la part de l'opinion nationale, aucun de ces cadres n'a accompli cet acte citoyen.
Face à cette violation flagrante de la constitution, l'organisation de défense des droits de l'homme, Avocats sans frontière Guinée vient de monter au créneau. Dans une requête à la Cour suprême, elle lui demande d'exiger des cadres concernés, le respect de cette disposition légale. Car selon elle, le non-respect de ce principe républicain est dû au fait que cette juridiction, la plus haute du pays, a laissé faire.
Maître Labila Miche Sonomou, avocat au barreau de Guinée et président d’Avocats sans frontière Guinée, a fait savoir dans un entretien avec nos confrères de Tamata FM que la non déclaration des biens des hauts cadres de l’État peut occasionner une fraude fiscale. « Il peut arriver que parmi ces biens, il y en ait qui soient imposables, comme les immeubles. S'ils ne sont pas déclarés, ils échappent au fisc".
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu