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Kerfalla Yansané aux compagnies minières : « le temps des hésitations et des petits calculs est terminé… »
Boubacar Bagnan Diallo Mercredi, 05 Février 2014 17:59
Le jeudi 30 janvier, l’ancien ministre de l’Economie et des Finances a pris les commandes du névralgique département des Mines. A sa prise de fonction, Kerfalla Yansané a annoncé la couleur, en sifflant la fin de la récréation dans le secteur. Il a été clair avec les compagnies minières en leur disant que « le temps des hésitations et des petits calculs est terminé ».
Dans son discours de prise de fonction le jeudi dernier, l’ancien ministre de l’Economie et des Finances a donc appelé les compagnies minières à se mettre au travail.
« J’en appelle donc à l’ensemble des compagnies minières de se remettre au travail pour investir, créer de l’emploi, créer de la richesse et donner ainsi espoir à nos populations, plus particulièrement celles qui vivent autour de l’exploitation minière. Le développement local et bien entendu le respect de l’environnement doivent figurer en bonne place des valeurs véhiculées par les compagnies minières », a indiqué M. Yansané.
Sur la même lancée, il a dit avec fermeté que le temps des hésitations et des petits calculs est terminé : « Je voudrais dire aux compagnies minières très amicalement mais aussi très fermement que le temps des hésitations et des petits calculs est terminé », a-t-il martelé. Car, dit-il, les compagnies minières doivent savoir qu’elles opèrent désormais dans un environnement sécurisé. En effet, soutient le ministre Yansané, elles ont à faire à un gouvernement légitime où toutes les actions sont contrôlées par un parlement régulièrement mandaté par le peuple de Guinée. Deuxièmement, poursuit-il, le cadre juridique du secteur est renforcé non seulement avec l’ancien et nouveau code mais également avec la promulgation des principaux textes d’application de ce code. Troisièmement, les négociations ne sont pas laissées au hasard, elles ne sont plus faites sous un coin de table, a-t-il expliqué.
Pour le nouvel homme fort du département des Mines, après des décennies de frustration, les mines doivent cesser d’être une malédiction et devenir une bénédiction pour aider à « diversifier notre économie, à transformer notre pays et à terme, en faire un pays émergent. C’est-à -dire que notre nomination se passe devant des défis énormes compte tenu de la complexité de l’histoire tumultueuse des relations entre les compagnies minières et la Guinée tant au niveau de l’administration centrale qu’au sein de la population locale ».
Pour relever ces différents défis, a-t-il indiqué, les principes de base de son action doivent être à son avis transparence et rigueur, dialogue et confiance mutuelle entre toutes les parties. « Il nous faut rétablir la confiance avec l’ensemble des investisseurs présents et potentiels. Les règles de jeu doivent être connues de tous et être appliquées avec équité. Les difficultés éventuelles d’application doivent être résolues à travers un dialogue constructif. Les compagnies minières ne sont pas des ennemis mais des partenaires. Je le répète encore, les compagnies minières ne sont pas des ennemis mais des partenaires », a laissé entendre Kerfalla Yansané.
Avant de terminer son intervention, il a donné l’assurance aux compagnies minières que « tout sera mis en œuvre par l’administration guinéenne pour accélérer les procédures de négociation. Les demandes d’autorisation sont en cours en espérant que toutes les parties seront animées par la même volonté d’aboutir. Pour gagner ce pari, l’administration minière doit faire preuve de haut niveau de professionnalisme, c’est-à -dire de rigueur, de compétence et de transparence », a-t-il conclu.
Boubacar Bagnan Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
Commentaires
Le contrat c'est entre l'Etat Guinéen, partie A et les compagnie minières, partie B. Chacune des parties a sa part d'obligations à remplir. Si l'Etat de ne forme pas (une de ses obligations fondamentales) les fils et les filles du pays pour qu'ils accèdent aux emplois qui seront créés après investissement par la partie B, il faudra pas s'étonner que le partenaire soit obligé de recruter les compétences étrangères. Les populations qui vivent autour de l'exploitation minière n'y pourront rien et si elles haussent le ton, c'est, comme d'habitude, l'Etat qui va mobiliser des hommes en arme pour aller les mâter. Attend toun!
Un specialiste des affaires louches, Il est la depuis les periodes les plus sombres de l'economie guieenne. D'ailleurs la sitautaion est elle differente heute?
Les deux hommes estiment beaucoup la question est pourquoi?
Surtout que Alpha Conde affirme etre partisant de la transparence.
Si le ridicule pouvait tuer?
Que Doieu sauve la guinee
Je croyais que les exhortations du ministres étaient obligatoires pour les sociétés minières dans la mesure où les termes des contrats le signifiaient, et que nos responsables avaient songé aux intérêts de la collectivité.
En s'exprimant comme il le fait on a quasiment l'impression que M. Yansané demande aux organisations à but lucratif de bien vouloir faire de l'humanitaire: «Ca suffit!..pardon s'il vous plaît».
Quelqu'un veut bien m'expliquer pourquoi les société minières refuseraient faire leur part du deal surtout si l'exploitation est conditionnée par ces investissements notamment?








