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Des doutes sur la capacité de la nouvelle Assemblée à répondre aux attentes des Guinéens

Heinan Goba  Lundi, 03 Février 2014 18:00

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SOW_Mamadou_Pr._01Le professeur Mamadou Sow, président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD) a soutenu lundi 3 février 2014, au cours d’une rencontre avec la presse, qu’il a des signaux alarmants qui indiquent que la nouvelle Assemblée nationale dont le pays a accouché dans la douleur ne puisse pas répondre aux aspirations des Guinéens. Citant comme exemple la demande des députés de cette Assemblée d’être rémunérés à au moins 25 millions de francs guinéens par mois. Pourtant indique-t-il, « il y a parmi eux des gens qui disaient se battre contre le gaspillage des ressources et lutter contre la vie chère ».

Selon le professeur Sow, « même dans les pays à revenu supérieur à celui de la Guinée, les parlementaires n’ont pas ce salaire ». Le salaire d’un député ailleurs, d’après lui, est l’équivalent de celui d’un professeur d’université ou d’un général d’armée. Or en Guinée, souligne le président du RFD, « aucun universitaire n’a un salaire qui puisse atteindre le niveau de celui que nos députés veulent s’attribuer ». De ce fait, Mamadou Sow a demandé aux députés de revoir leur proposition. Avant de prévenir que « ce genre de chose peut révolter la jeunesse qui vit dans la misère totale ».

Le président du RFD a tenté aussi de justifier au cours de cette conférence de presse, la nécessité de la création d’une opposition extra parlementaire en Guinée. Un projet qu’il compte mettre en œuvre avec d’autres compatriotes qui selon lui, « ont attendu l’appel du peuple de Guinée ». Certes, il y a une opposition au parlement. Mais pour le professeur Mamadou Sow, cette opposition n’est pas constante dans ses prises de position (Ndlr : p. ex. l’acceptation du couple Waymark-Sabari en dépit des mois de lutte marquée par des morts). Elle n’inspire plus la confiance des militants, selon lui. Ce qui laisse croire d’après ses analyses, que cette opposition « est en fin de parcourt ».

Au nom de la future opposition extra parlementaire, Mamadou Sow se disant chirurgien-urologue à l’hôpital de Yaoundé et chargé de cours à l’Université de Yaoundé 1, a surtout appelé tous les Guinéens à prendre leur responsabilité face à l’histoire. Pour le conférencier, « il est temps pour les leaders politiques de réfléchir à quelle Guinée ils vont laisser aux futures générations ». Car, fera-t-il savoir, « le tissu social est en lambeaux du fait du mauvais partage du pouvoir de la communautarisation du débat politique ». Avant de conseiller que c’est au chef de l’Etat et non aux imams et prêtres, de se charger de la consolidation de l’unité nationale ».


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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