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L’AGUB dans le CNOSC-Guinée en dépit de la crise qui secoue cette dernière

Heinan Goba  Jeudi, 30 Janvier 2014 17:59

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DIAWARA_Lansana_01« Pour remplir sa noble et exaltante mission en faveur des usagers des banques », l’AGUB (Association guinéenne des usagers de banque) a décidé d’adhérer au Conseil national des organisations de la société civile de Guinée (CNOSC-Guinée). L’annonce a été faite ce jeudi 30 janvier 2014 par son vice-président Moustapha Dabo à travers une déclaration.

Un paradoxe, comme dirait l’autre.

En effet, l’AGUB se fixe comme objectifs, entre autres, « la création d’un climat de confiance entre les usagers des banques et les institutions financières ». Pourtant, la société civile guinéenne, particulièrement le CNOSC-Guinée, est frappé, depuis des années, par une crise de leadership.

A côté de cette crise de leadership, l’institution fait face depuis un certain temps, à une allégation de détournement de fonds. L’argent mis à sa disposition par l’Union européenne aurait été détourné par certains de ses dirigeants. Les enquêtes ouvertes afin de savoir s’il y a vraiment eu détournement et qui en sont les responsables, avancent à pas de caméléon.

Conséquence, il y a deux conseils nationaux des organisations de la société civile dont l’un est dirigé par le bouillant Salamana Diallo, et l’autre de manière intérimaire par le Docteur Sissoko Ibrahima Sory. Le premier accuse le second d’être « un clan d’opportunistes illégitime et illégal » pendant que le second nie carrément l’existence du premier.

Au lieu de résoudre ces problèmes, depuis la fin de leur mission au CNT (Conseil national de la transition), les anciens cadres de notre CNOSC-Guinée multiplient les sorties médiatiques. Ce qui du coup, amène leurs adversaires à les accuser d’être en train de mener une lutte de positionnement en prélude au renouvellement des instances de l’organisation.

En dépit de cette confusion au sein de l’organisation, Lansana Diawara, président de l’AGUB, pense qu’elle est à même de combler les attentes de son institution. « Toutes les structures connaissent dans leur existence des périodes de turbulences. Ce qui est fondamental est de pouvoir conjuguer les efforts pour aller de l’avant », a déclaré Monsieur Diawara.

Et mieux ajoutera le président de l’AGUB, « il n’y a rien qui prouve qu’il y a eu détournement. Nous attendons tous le rapport d’audit ». Et Dansa Kourouma, président du forum des jeunes du CNOSC-Guinée, d’affirmer : « Même s’il est prouvé qu’il y eu détournement et les auteurs soient sanctionnés, ce n’est pas la fin du monde ».

« Il y a eu combien de cas de détournement au sommet de l’Etat ? Cela a-t-il freiné la marche de l’Etat ? », s’est interrogé Dansa Kourouma, une manière de minimiser ce qui s’est passé au sein du CNOSC-Guinée. En tous les cas, conclura Dansa Kourouma, « il est à retenir qu’il n’existe d’ailleurs pas deux CNOSC-Guinée ».


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu


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